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« Pour rouler droit sur les chemins de la vie! »

Le rayon "Générosité"

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Matthieu : « On a parlé beaucoup parlé courage et responsabilité mais, devant l’égoïsme ambiant, j’aimerais bien qu’on s’occupe un peu de tout ce qui concerne le coeur.

Moi : « Un rappel, pour commencer. Je cherche surtout à remettre le bon sens à sa place et à réhabiliter des notions perdues de vue, comme le sens de la responsabilité et celui de l’honneur. A une époque qui vénère l’intelligence et l’émotion, je veux aussi souligner l'importance du caractère, colonne vertébrale de la personnalité...»

Capucine : « …Mais, vous l’avez dit vous-même, l'homme est indivisible et les Valeurs sont inséparables les unes des autres. Pour être un homme ou une femme digne de ce nom, Il faut aussi avoir du coeur et le montrer. D’où l’importance de la générosité... »

Axel : « Pour moi, c'est le contraire de l'égoïsme, du calcul et de l'avarice… «

Olympe : « Oui, ça commence par le porte–monnaie. Si fauché que l'on soit, on trouve toujours un plus pauvre à qui donner un peu de son superflu. C'est pourquoi musulmans, juifs et chrétiens se retrouvent dans l'aumône, une obligation pour le croyant.

Arthur : « Mais il y a tant de gens qui font la manche aujourd’hui et ma pièce les dissuade plutôt de chercher du travail...

Capucine : « C’est vrai, nous sommes sollicités de toutes parts, d'où la nécessité de faire un choix en fonction de ce que nous estimons prioritaires: les réfugiés ou notre vieille cousine ?

Benoît : « D’ailleurs, sortir un Euro de sa poche, n'est-ce pas une façon simple de nous débarrasser d'un casse-pieds en faisant taire notre mauvaise conscience ?

Matthieu : « La façon de donner vaut mieux que ce que l'on donne. Une pièce accompagnée d'un sourire ou d’un mot gentil a plus de valeur humaine qu'un billet déposé ostensiblement lors d'une quête. Ce dont les pauvres ont surtout besoin, c'est de notre considération.

Moi : « Mais il ne s'agit pas seulement d'argent ... Etre généreux, c’est aussi accueillir des amis en difficulté, prêter sa voiture, partager son repas avec les voisins qui déménagent...

Olympe : « Alors que tout le monde court contre la montre, la générosité consiste aussi à donner gratuitement de son temps aux autres. L'Etat ne peut pas tout faire.

Benoît : « Moi, je fais une petite visite chaque semaine à ma vieille voisine, je change ses ampoules HS, je l’aide à remplir sa feuille de Sécu, je lui fais ses courses urgentes...

Capucine : «Moi, je préfère militer au sein d’une d'association caritative.

Axel : « De toute façon, les occasions de donner son argent et son temps ne manquent pas… »

Matthieu : « Parmi les vieux amis de mes grands parents, je ne connais pas de retraités inactifs mais je vois beaucoup de surmenés, et d'autres qui se dispersent entre de multiples organisations... Donner son temps, ce n'est pas assez. Il faut fournir aussi sa compétence et son dynamisme.

Dans le milieu associatif, le bénévolat ne garantit pas l'efficacité. Sachons pousser les anciens à exercer des responsabilités en fonction de leur expérience et de leur disponibilité : une secrétaire dévouée et assidue est plus utile qu'un président qui papillonne.

Moi : « Donner de son temps, c'est aussi se donner du mal. Mais j'atteste, comme visiteur de prison, que notre tâche éprouvante est aussi enrichissante et valorisante. »

Olympe : « On ne peut pas se dévouer à quelque chose ou à quelqu'un sans y mettre de l'amour. On épuise vite son argent et on est toujours limité en temps, tandis que les réserves du coeur sont inépuisables. Chacun a sa façon d'agir et d'aimer mais la lassitude et l'égoïsme (parfois à deux) mènent souvent à l'endurcissement du coeur.

Capucine : « Etre généreux, c’est encore reconnaître ses torts…. »
Benoît : « …et savoir pardonner… ».

Caroline : « Un aspect moderne de la générosité, c’est la transmission de la vie. Or, je m’aperçois que le rapport entre sexualité et transmission de la vie est terriblement complexe.
La plupart font un enfant, sans y penser, parce qu'ils s'aiment et qu'ils ont fait les gestes de l'amour. D’autres font un enfant surtout pour se faire plaisir ; c'est par exemple le cas de certaines femmes modernes qui se font faire un enfant qu'elles élèveront sans père.

Arthur : « Et il faut reconnaître que certains parents manquent de sagesse humaine et font trop d'enfants par rapport à leurs capacités de les élever convenablement…

Olympe : « Heureusement beaucoup de couples choisissent d'avoir plusieurs enfants parce qu'ils considèrent que la vie est un bien précieux et qu'il est bon d'appeler des enfants à la vie et de leur donner des chances d'être heureux. Ces gens là renoncent à leur tranquillité car un enfant apporte de la joie mais aussi des soucis, du travail et des privations…

Moi : « Ce sont : Les aventuriers du monde moderne ! disait Péguy... »

Caroline : « Sur les champs de bataille d'autrefois, le chevalier généreux laissait la vie à son ennemi vaincu et blessé. Aujourd'hui, les vrais héros sont ceux qui travaillent pour la vie, soit en militant contre l'avortement, soit, mieux, en aidant des femmes en difficulté à mettre au monde et à élever leur enfant, malgré la pression sociale en faveur de l'IVG. »

Benoît : « Finalement, le top de la générosité, c’est de risquer sa vie au service des autres, comme pompier, policier, sauveteur ou soldat… »

Capucine : « Et donner de son sang, alors, c’est pas de la générosité ? »

Arthur : « Bien sûr que oui ! C’est de la générosité élémentaire mais trop méconnue ! »

Olympe : « Moi, je suis bénévole au GENEPI, comme prof de prisonniers. De même qu’ AUXILIA pour les handicapés, nous rendons service aux élèves en les sortant de leur quotidien misérable et nous travaillons dans l’intérêt général. « Une civilisation meurt lorsque les connaissances ne sont plus transmises», a écrit Pierre Chaunu. Or, c’est ce qui risque de se passer avec la crise actuelle de l’enseignement : les profs sont dégoûtés car certains élèves refusent d’apprendre. Quelle patience il faut aux enseignants !

Matthieu : « Il y a quand même une crise généralisée de la générosité : elle commence par le refus de la maternité chez beaucoup femmes. Double salaire, pas de gosse ! C’est typique de la mentalité de ceux qui cherchent à écarter un possible élément de gêne de leur vie égoïste à deux.

Olympe : « La crise des vocations est un autre aspect de cette mentalité. Je ne parle pas seulement des vocations religieuses mais aussi de la répugnance de beaucoup de gens de notre génération à s'engager dans quelque chose d'exigeant et de définitif : choix d'une carrière, entrée dans la vie active ou mariage…»

Caroline : « Mais cette crise concerne aussi les adultes qui relèguent leurs vieux parents dans les maisons de retraite (quand ils ne les abandonnent pas chaque été dans des hôpitaux).

Capucine : « Je reviens au don du sang. Les mêmes qui considèrent comme normal de recevoir du sang quand ils sont blessés ne se bousculent pas les jours de collecte…

Benoît : « Moi, je voudrais souligner l'ambiguïté de la générosité médiatique, genre téléthon. D’abord, il y a des causes populaires, comme le SIDA, et d’autres qui le sont moins, comme les alternatives à l’avortement… Ensuite, il s’agit d’une générosité éphémère. Les "pros" de la TV savent émouvoir le bon peuple au point d'amener chacun à signer un chèque. En revanche, il est difficile de fidéliser des gens. Et bien des dirigeants d'associations se plaignent d'avoir du mal à recruter des bénévoles pour les aider, les relayer et les relever. »

Caroline : « N’exagérez pas, on voit aujourd’hui de merveilleux exemples de générosité moderne, chez les jeunes notamment.
- Des garçons et des filles sont moniteurs de colonies de vacances, éducateurs de rues, chefs scouts ou décident de consacrer aux autres un an de leur vie, souvent au loin...
- Des couples qui ont déjà des enfants, adoptent, en plus, un petit handicapé. A mes yeux, ceux là représentent le plus haut niveau de la générosité.
Dans le contexte actuel, tous ces exemples sont très réconfortants.
Mais comment éduquer les enfants ?
Benoît : Il me semble que ça repose, comme les autres domaines de l'éducation, sur quelques principes simples :
- L'éducation du coeur est aussi importante que la réussite au bac et que la formation du caractère ...
- l'exemple vaut mieux que tous les discours et, à l'inverse, le contre témoignage est une catastrophe ...
- Les jeunes ont besoin de modèles et de héros: il faut leur en proposer…
Arthur : « Chaque cas est particulier: dès les jeunes années, certains enfants apparaissent particulièrement généreux parmi des frères et soeurs plus intéressés.
Il faut donc nuancer selon les cas : l'éducation, c'est du « sur mesures» ...

Matthieu : « J’ai trouvé ce tour de table passionnant. Il me semble cependant qu’on a oublié de dire deux choses ! D’abord, pas d’imprudences ! Sachons semer la graine de générosité progressivement, opiniâtrement mais de façon réaliste, par exemple en évitant d’envoyer trop tôt des garçons et des filles dans des endroits dangereux!

Ensuite, que nos jeunes ne se montrent ni égoïstes, ni poires, et qu'ils ne s'imaginent surtout pas que le bien qu'ils font leur vaudra la reconnaissance de ceux qu'ils aident.

Moi : « Je me permets d’ajouter, moi aussi, 2 idées :

- Si on a de la chance dans la vie, « renvoyer l'ascenseur » aux autres, d'une façon ou de l'autre, c'est un devoir élémentaire de solidarité humaine.

- C'est aussi l'une des clefs du bonheur. »
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