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Le billet du 18 octobre 2017
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Et la Famille dans tout celà ?
Et la Famille dans tout celà ?
Par Jean Delaunay

Nous revenons ravis de notre séjour savoyard. Un peu attristés cependant d’avoir subi l’occupation temporaire d’un chalet voisin du nôtre par une bande de jeunes typiques de notre société en crise. Leurs journées commençaient en effet à grand bruit quand les nôtres finissaient et ne se terminaient que quand l'alcool et le reste avaient fait leur œuvre. Notre fils venu gentiment leur réclamer, tard dans la nuit, un peu de retenue n’a été accueilli que par des voix avinées sur le thème : « Toi, le vieux, tu ne vas quand même pas nous empêcher de faire la fête ! » Nous savons que de tels comportements sont courants, y compris dans les meilleures universités du monde, mais nous avons regretté d’en être quasi témoins, déplorant notamment que la parité hommes /femmes soit maintenant réalisée aussi au fond des bouteilles et autres euphorisants…
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Par opposition, j'ai particulièrement mesuré notre immense chance d’accueillir, comme chaque année, la plus grande partie de nos descendants. (Très différents des précédents et soucieux, eux, entre autres, d’initier leurs enfants à la montagne) … Quel bonheur de voir vivre sous nos yeux ces familles nombreuses pleines d’entrain et d’amour ! De constater les progrès faits par chaque enfant en dépit des lourdes misères endurées par certains. De nous reconnaitre en eux pour l’essentiel malgré la différence des générations ! De les voir mettre au quotidien nos Valeurs à l’honneur en toute simplicité, à commencer par l’équilibre et la joie de vivre… et le souci d’essayer de vivre leur vie familiale le plus souvent comme une fête

Oui, nous sommes des arrière-grands-parents comblés !
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Mon expérience des prisons m’a appris que la majorité des délinquants ont été des jeunes qui n’ont pas connu de vraie famille. Et celle des mouvements familiaux m’a fait découvrir que l’exemple des parents et leurs qualités d’éducateurs sont des éléments nécessaires mais pas suffisants pour mettre les enfants sur une bonne orbite. Il y a faut aussi de la chance, notamment celle de bonnes rencontres au bon moment.

Ceci étant, pour beaucoup de gens et pour moi, la Famille reste fondement et pilier de la société. Je souhaiterais que nos responsables politiques s’en convainquent.

En effet, à force de proclamer officiellement, à la suite de Monsieur Mitterrand : « Il n’y a pas de modèle familial, chacun invente le sien. », à force de médiatiser, sous forme de fictions ou de réalités vécues, des situations sociales que je considère personnellement comme attristantes, l’on en est arrivé à affaiblir et à assombrir le principe et l’image de la famille (classique).

D’où déclin du mariage, baisse des naissances et vieillissement de la population, multiplication du nombre des gens déboussolés, , avec montée des dépressions, des divorces, des avortements, de la délinquance, des suicides et des addictions à de multiples drogues. (de jeunes notamment, comme c’est le cas de nos voisins de cet été.)

Déjà, l’on avait attenté au mariage civil avec le PACS, l’on occultait les conséquences dramatiques de certains divorces et l’on masquait le calvaire de beaucoup de femmes seules élevant des enfants.
Le mariage pour tous a été un nouveau coup porté à la « vraie » famille. C’était une atteinte de plus à notre société déjà en manque de repères. Et voilà maintenant qu’on voudrait instaurer la PMA pour toutes, en attendant la gestation pour autrui, ouvrant ainsi la porte à de nouvelles souffrances.
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Certes, chacun vit comme il veut, mais les désordres individuels donnent souvent lieu à des souffrances morales nées des ruptures de couples non souhaitée (chez l’un au moins des partenaires) et des abandons d’enfants, d’où ces dépressions amenant parfois au suicide, ces vies gâchées dès l’adolescence, sans parler des viols, des avortements, du SIDA et des maladies mentales. Finalement, c’est toute la société qui en paie collectivement le prix.

Cela dit, je reste persuadé que, dans la majorité des cas et dans tous les milieux, la famille continue à constituer le pilier de la société. Je souhaiterais donc que la TV et les autres médias fasse davantage passer cette idée et cette évidence et influencent en conséquence le discours politiques.

Car, sous prétexte d’aider en priorité ceux qui vont mal, une véritable politique familiale me semble avoir été écartée de l’ambitieux projet de rénovation nationale officiellement évoqué. Je le déplore pour deux raisons au moins :
1/ Alors que les seniors représentent 30 % de notre population, il faudrait continuer à encourager la natalité. Car « il n’est de richesses que d ’hommes » et la fameuse reprise économique devrait commencer par une reprise de la natalité.

(J’ose ajouter qu’il me paraitrait simultanément juste et nécessaire d’ajouter une part de prudence dans cet encouragement. Qu’on module les indemnités familiales en fonction des ressources des parents (mesure envisagée, hélas, et volontairement non discutée ici) peut se comprendre.

Un critère complémentaire me semble manquer: la garantie de loyauté des parents à la France. Car l’Etat verse généreusement des allocations à beaucoup de familles d’origine étrangère à dominante musulmane. Or, c’est un fait que trop de leurs enfants détestent notre école et s’y conduisent mal, apprenant ailleurs la haine de la France. Au moment où l’on juge les complices de Merah, ne devrait donc pas veiller à éviter de favoriser l’éclosion de ses futurs émules ? Ne faut-il pas utiliser les allocations familiales comme moyen d’agir sur le comportement des bénéficiaires ?)

2/ Pour sa modeste part, France-Valeurs essaye de faire du bon sens et de la loi de nature ses références principales. Nous sommes convaincus que la famille -composée d’un père et d’une mère tenant à rester liés l’un à l’autre pour la vie - constitue le meilleur cadre et le meilleur moyen qui soient pour élever au mieux les enfants et les amener à l’état adultes d’équilibrés et disposant d’un certain capital bonheur, complémentaire de leur capital génétique. C’est dans ces conditions qu’ils auront les meilleures chances de devenir les bons citoyens dont la France a besoin

A nos yeux, une politique familiale réaliste devrait viser en priorité à encourager et à multiplier ceux-là.