Lettre de juillet 2010

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Editorial


       Vingt cinquième année !

        Notre association a atteint sa 25° année. C’est pour moi l’occasion de rappeler notre objectif, d’exprimer des remerciements et, faute de pouvoir établir de bilan dans ce domaine immatériel, d’annoncer que nous gardons notre cap, avec un léger allègement de notre diffusion.
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        Pour les nouveaux venus, je me permets de rappeler ma démarche initiale.
Après avoir assumé d’importantes responsabilités au sein de notre Défense, j’étais arrivé, en écrivant "La Foudre et le Cancer" en 1985, à une conclusion qui me semble rester d’actualité :
le cancer moral qui nous ronge de l’intérieur est plus grave que le péril extérieur : atome hier (la Foudre) et terrorisme aujourd’hui. Il n’est donc pas suffisant d’entretenir des forces armées dans notre pays, si l’on ne se préoccupe pas aussi et d’abord d’y développer les forces morales.

       C’est pour y contribuer que j’ai fondé France-Valeurs. Je souhaitais en effet travailler à réensemencer dans notre pays cet ensemble de Valeurs humaines qui permettent aux hommes et aux sociétés de tenir debout.
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       Je vous remercie, vous qui nous avez rejoints et qui nous sont fidèles, certains depuis la première heure. Votre soutien a été pour moi et reste un précieux encouragement. Vous m’aidez à tenir la barre de notre esquif. Avec vous, j’ai l’impression de continuer à servir encore un peu.
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       Même si le résultat de notre action, impalpable, est infime par rapport aux besoins de notre société, notre Site Internet est devenu notre principal moyen de diffusion. Merci à notre dévoué maître de site d’en avoir fait une mine de références utiles.
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       Tant que j’en aurai la force, je continuerai donc à ramer avec vous, souvent à contre courant, en exprimant des idées simples comme : affirmons nos raisons de vivre, faisons appel au bon sens ; gardons notre indépendance d’esprit face au ‘’terrorisme intellectuel’’, osons exercer notre autorité fondée sur la compétence, l’exigence, l’amour et l’exemple…
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        Dans cet esprit, je m’attacherai au cours des prochains mois à actualiser notre message comme annoncé lors de la dernière Assemblée Générale. Je consacrerai nos prochaines lettres à ce que je considère comme l’essentiel de tout ce que nous avons fait paraitre :
Le combat des idées
Les rapports humains
L’éducation
L’amour
La vie.
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        Cette remise à jour commence aujourd’hui par un dossier sur le combat des idées.

       En effet, à travers la crise financière et économique que nous traversons, le déferlement médiatique et le déchaînement de violence aveugle généré , par la haine et l’ignorance, je crois que, quoi qu’on en dise, ce n’est pas l’argent, ce sont toujours les idées qui mènent le monde.

       Essayons donc d’y voir plus clair à cet égard pour pouvoir être, chacun dans notre milieu, sinon sonneurs de tocsin, au moins éveilleurs des consciences et semeurs d’espérance.
Jean Delaunay              


NB. Pour alléger la tâche de notre petite équipe, nous allons diminuer un peu la fréquence de nos envois et ferions volontiers appel à des rédacteurs extérieurs que vous nous aiderez à trouver.
En échange, vous le savez, tous nos textes peuvent être reproduits et adressés à vos amis.

Actualité du combat des idées

       On vante partout la tolérance mais c’est bien le terrorisme intellectuel qui règne.
       Trois faits récents, parmi bien d’autres, en sont la preuve

       1/ L’essai de sabotage de la tournée bioéthique nationale de nos amis de l'Alliance pour les droits de la vie (ADV), qui s'est déroulée du 17 mai au 2 juin sur le thème «Naître ou ne pas naître, de l'avortement au bébé à tout prix».
       Cette tournée a apparemment exaspéré certains de nos adversaires idéologiques qui se sont arrangés pour empêcher les réunions prévues à Reims et à Rouen.
       Sans doute menacés par un collectif favorable à l’avortement, les directions des Ecoles de Commerce qui avaient accepté de louer, chacune, une salle de conférence à l’ADV ont annulé au dernier moment leur engagement. Heureusement, dans ces deux cas, les organisateurs ont pu trouver in extremis un local de remplacement.
       Au total, la tournée de l’ADV a été un succès mais cette affaire, survenant après d’autres, démontre l’acharnement de ceux qui veulent mettre à bas nos valeurs les plus sacrées.
       Ils sont prêts, pour ce faire, à employer les pires méthodes, notamment l’intimidation.
        C’est pourquoi, à Bordeaux, le 26 mai, il a fallu faire appel à la police pour assurer la sécurité des fidèles lors d’une veillée de prière pour la vie, présidée par l’Archevêque...
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       2/ L’insulte au Drapeau. Une photo-choc a été publiée montrant un homme, de dos, le pantalon baissé, devant un drapeau tricolore avec lequel il faisait semblant de se torcher !
       Cette image a été primée par la FNAC de Nice dans son concours de photos supposé dénoncer le politiquement correct. Devant le tollé, la FNAC a retiré la photo et désavoué l'initiateur du scandale. Plainte a été déposée mais le Procureur de la République a conclu à un non-lieu car : "les oeuvres de l'esprit ne sont pas censurables ". Les associations patriotiques ont marqué leur indignation ( voir notre billet “Au Drapeau” ) mais les réactions officielles n’ont guère suivi - pas plus que la condamnation des médias qui s’enflamment pourtant vite pour d’autres causes...
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       3/ Le traitement médiatique de l’Eglise et des Catholiques.
        La dernière cabale contre Christine Boutin prolonge l’orchestration des jugements accablants concernant les déplorables fautes de certains clercs. Cette attitude contraste étrangement avec l’occultation de scandales qu’on relève aussi ailleurs. Ce fracas détone aussi et surtout avec le silence entretenu autour des persécutions dont les Catholiques sont l’objet : assassinat de prêtres à l’étranger et profanations de lieux de culte en France même.
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        Dans ces attristantes conditions, nous n’avons pas la prétention de chercher à convaincre nos adversaires ni même à convertir ceux de nos contemporains qui sont indifférents à ces questions.
        Nous cherchons au moins à conforter ceux qui ressentent la situation comme nous, et peut-être à réveiller une frange de la ‘’majorité silencieuse’’ trop résignée.

       Nous croyons regarder les réalités en face, sans excès de pessimisme, et en nous rappelant que ce sont 5 % des hommes qui mènent le monde, soit directement, soit par influence.

       Nous essayons d’être de ceux qui contribuent, chacun dans sa sphère, à tirer vers le haut les hommes de bonne foi et de bonne volonté.
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La réalité du combat des idées

Le contexte mondial

       - La poussée démographique du Tiers monde misérable et anarchique, conjuguée au militantisme islamique et au narco terrorisme, me semble encore plus inquiétante que la crise et la pollution.
       - Le stupéfiant réveil de la Chine et de l’Inde entraîne celui d’autres nations émergentes.
       Le centre de gravité du monde n’est donc plus en Europe vieillissante ni aux USA affaiblis par leurs illusions, leurs erreurs politiques et leurs contradictions, y compris boursières.
       - Trente ans après l'implosion de l'URSS, la vision marxiste continue à imprégner beaucoup de régimes politiques sur la planète et, chez nous, beaucoup d’esprits.

Le contexte Français
        Depuis 25 ans, sur le plan des Valeurs, la situation s’est encore détériorée: la famille se délite, d’où divorces, dénatalité, avortements… Les relations sexuelles commencent très tôt, la délinquance aussi. La crise a aggravé le chômage, d’où stress et suicides… La violence remplit les journaux. Les beuveries et le recours à la drogue masquent le manque de foi et d'espérance de beaucoup de jeunes qui n’ont plus "d'étoile où accrocher leur charrue !"

Les causes de ce "Cancer"
       Elles sont multiples. Les optimistes ne veulent y voir qu'une irréversible évolution des mentalités amorcée au "siècle des lumières" et développée progressivement depuis dans tous les pays riches. D’autres pensent qu'il s'agit d'une véritable crise de civilisation liée à notre phénoménal progrès matériel. Beaucoup d'hommes ont les moyens de vivre mieux mais, foot et loto obligent, ils oublient de se préoccuper de leurs raisons de vivre.
       Il s'ensuit que notre société est vulnérable à la manipulation des esprits
       – et nos divisions représentent à cet égard un facteur aggravant.

On nous opposera
       -que le discours "décliniste" ne contribue pas à ranimer le moral des jeunes !
       -que, de tous temps, il y a eu des drames. Les rapports humains ont toujours été des rapports de force. De tout temps, on a volé, tué et violé...
       -que nous devons admettre, contents ou non, que le monde change ! ... "

       Nous en prenons acte mais savons discerner dans la situation actuelle un certain nombre de signes positifs. Au sein de l'Europe, la France essaye de conserver une place importante. Notre culture et notre équilibre font envie au reste du monde. On perçoit, dans tous les milieux, un ras le bol de la chienlit. La crise a provoqué un certain retour au bon sens, notamment envers l’environnement. On observe dans une partie de notre jeunesse un grand idéal de générosité. Ce sont des signes encourageants.

       Il n’empêche que la réalité est là. Autrefois, des bandits essayaient d’ôter aux voyageurs leur argent et souvent leur vie. Aujourd'hui, on vise d'avantage nos cerveaux et nos cœurs.
L’affrontement est à dominante psychologique.

       Sun-Tsu disait déjà, 6 siècles avant Jésus Christ: "L'art suprême de la guerre, c'est de vaincre l'ennemi sans combat et, pour cela, de désorganiser l'autorité, de ridiculiser les traditions, de semer la discorde entre les citoyens, de dresser les jeunes contre les vieux, de perturber l'économie, de répandre l'immoralité et la débauche ... "
        Nous y sommes !
Nos vulnérabilités
        Nos aïeux, paysans chrétiens, avaient des repères simples comme leur vie.
Aujourd'hui, devenus multiculturels, nous vivons dans le béton, l'œil sur les écrans et le portable à la main. Nous sommes dépendants non seulement des grandes surfaces où nous faisons notre marché mais surtout de ce que dit la TV.
        Notre confort nous a rendus à la fois matérialistes, hyper-assistés et souvent indifférents à autrui, au point que nous n'osons même plus porter secours à la femme qu'on agresse.
       A l'école, on néglige autant l'instruction civique que l’orthographe…
       Plus grave encore, on agite journellement nos droits mais jamais à nos devoirs...
       Par dessus tout, le poids de l'opinion publique rend nos gouvernants prisonniers de la "com", donc des sondages.
       Les progrès faits par la psychologie sociale, appliqués à la pub, contribuent en effet à accentuer la domination des médias sur l'opinion et de celle-ci sur les pouvoirs.
       L’impact de la TV et de la radio est donc formidable, au plein sens du terme (qui fait peur), d'autant plus que, liberté oblige, ils ne font l'objet d'aucun contrôle sérieux.
       Le droit Romain considérait la Loi comme un "butoir" pour empêcher la société de dériver vers l'anarchie. A ce titre, elle s'appuyait sur des principes moraux considérés comme supérieurs aux libertés individuelles. A l’inverse, nos lois ont tendance à s'aligner sur les mœurs et leur caractère libéral nous empêche de réagir contre ceux qui agressent notre société. Cette conception de la liberté est carrément suicidaire !

Ces Français veulent changer la France

       Certes, nos conditions de vie nouvelles (comme la pilule et Internet) ont conduit à une réelle transformation des esprits. Mais la crise est amplifiée, aggravée et exploitée par des hommes qui cherchent à accélérer la décomposition de notre tissu social. Ils prennent, pour ce faire, différentes voies qui se complètent pour nuire.
       Certains utilisent la violence verbale et quelquefois physique (séquestrations, passages à tabac) comme moyen majeur d'intimidation et de propagande. On les voit sévir tous les jours. Les trotskistes ont conservé leur prédilection pour la lutte des classes et l'agit prop.
Ils savent exacerber les conflits sociaux qu’amplifient la crise et la mondialisation. La grève et les manifs sont leurs armes principales et les immigrés leur servent de masse de manœuvre.
       Mais d’autres utilisent une stratégie plus subtile et plus sournoise.

La révolution masquée

       Sans assassinat, ni déploiement de foules, ils cherchent à prendre, progressivement et de façon indolore, le contrôle du cœur et du cerveau des hommes. Ils ont compris avec Gramsci que "la prise du pouvoir politique exige au préalable la conquête du pouvoir idéologique et culturel" et en ont tiré les conclusions. C’est ainsi que le communiste Italien incarcéré par Mussolini continue à faire école.
       Pour prendre le pouvoir, disait-il, il est possible de faire l'économie de la violence à condition de prendre son temps et de procéder avec méthode. Il est vain d'aller attaquer les préfectures et les commissariats de police ; ceux-là ont la capacité de se défendre. C'est indirectement qu'il faut les investir en agissant de l'intérieur sur la mentalité des hommes en cherchant à modifier leur façon de penser et de vivre et en transformant leurs repères culturels. "Si on y arrive, affirmait-il, le pouvoir politique s'effondrera de lui-même car il ne sera plus en prise avec la société civile qu'il est chargé d'encadrerr".
       Cette conception nous prend à contrepied, autruches ensablées que nous sommes, obnubilés par nos I phones et autres merveilles technologiques…
       C’est ainsi que les intellectuels de gauche, ses acteurs principaux, travaillent à renverser nos valeurs traditionnelles, à en lancer de nouvelles, à créer de nouveaux héros, à promouvoir un nouveau type d'art, de musique, d'architecture, de mode vestimentaire ...

       Il est impossible de trier ce qui, dans la situation actuelle, résulte de l'évolution naturelle des idées, de ce qui est imputable à notre crise de civilisation et ce qui relève de la volonté de certains de casser la baraque. Mais le fait est là.

Le traitement du passé
       « Du passé faisons table rase », chante-t-on dans l’Internationale !
Nos démolisseurs en ont fait leur devise. On avait appris que c’était l'effort opiniâtre de nos Rois et de leurs sujets qui avait réalisé progressivement l'unité nationale. Eux soutiennent que la France est née à Valmy ...
       Ils s’acharnent à dénigrer et déformer notre œuvre colonisatrice dans des films, des émissions TV et les livres scolaires.
       Ils veulent nous couper de nos racines, nous donner honte de notre passé, synonyme de mal, la modernité étant a priori, selon eux, synonyme de bien.

Le renversement des valeurs traditionnelles
       Sous prétexte que la "Collaboration" pratiquée par une minorité a compromis la devise "Travail-Famille-Patrie", et pour empêcher le retour d'un soi-disant ordre moral, ils dénigrent ou raillent, comme obscurantistes et réactionnaires, des notions simples et éprouvées comme la famille fondée sur le mariage, le mariage fondé sur un engagement définitif, le devoir par rapport au droit, la responsabilité par rapport à la liberté, le sens de l'honneur, l'autorité, la politesse… en même temps que la cravate et le rasoir, tous accessoires dépassés…

Ensemencement de nouvelles valeurs
       Le travail de sape précédent a abouti à une véritable déprogrammation des cerveaux. Elle est encore facilitée par l'effondrement de la pratique religieuse, ce qui fait que beaucoup de jeunes d’aujourd’hui n'ont plus aucune idée de ce qui sépare le Bien du Mal ...
       De nouvelles valeurs sont promues à travers les émissions branchées, les BD, les magazines, les films et romans à la mode. La musique et la chanson créent de nouvelles idoles dont le comportement a valeur d'exemple.
       Tout cela est encouragé par une large partie du personnel politique qui craint par dessus tout de passer pour "ringard".
       C'est ainsi qu'on essaye d’enseigner aux jeunes, en même temps que le nouveau type d'art, des valeurs sympa, soft et cool telles que :
  1. la tolérance (tout est semblablement beau et bon, du moment qu'on est sincère: la vérité n'existe plus...), les droits de l'homme considérés comme un absolu (y compris les droits des enfants d'échapper à l'autorité des parents et le droit pour ceux-ci de se désintéresser, le cas échéant, de leurs enfants pour pouvoir mieux s'éclater),
  2. l'égalitarisme forcené qui tue l'émulation,
  3. la liberté de tout dire, de tout faire et de tout montrer, au risque d'empoisonner les yeux et les cœurs des jeunes et des moins jeunes et de provoquer beaucoup de dégâts ...

Sémantique
       La sémantique, c'est l'art d'utiliser les mots. Elle joue un rôle important dans la guerre des cerveaux. Si les jeunes des banlieues pratiquent le verlan, c'est pour faire un pied de nez à notre langue française et à notre pays dont ils ne veulent pas faire réellement partie.
nb :
       Dans le langage courant, le mot raciste est utilisé comme une véritable "arme à tuer".

       D'autres termes sont simplement destinés à faire rire et à abaisser car la dérision est une arme terrible.
       Il n'est pas innocent, par exemple, d'appeler un patriote franchouillard, sous entendu ringard présumé fasciste, et un catho obscurantiste attardé.

        A l'inverse, les nouveaux vocables, volontairement déchargés de tout contenu affectif, visent à déculpabiliser ceux qui pourraient se sentir coupables: l'avortement devient ainsi IVG, l'assassinat se traduit par exécution, le vol s'appelle récupération et l'euthanasie droit de mourir dans la dignité...

Trois thèmes d'actualité
Trois domaines sont largement exploités dans une volonté de marquer les esprits:
  1. La non-discrimination. Au nom d’un principe excellent en soi, on peut aboutir à des effets pervers. Ainsi la création de la HALDE, justifiée en ce qui concerne la défense des femmes et des handicapés, risque d’aboutir à des recours abusifs, représentant une occasion de plus de nous diviser et d’exacerber nos oppositions.

  2. L'antiracisme. De même, sous prétexte que tous les hommes sont égaux en droit (ce qui est incontestable), deviennent taboues toutes les questions relatives à l'immigration.

           En parler, c'est encourir le risque d'être traité d'extrémiste. A fortiori, exprimer des opinions comme: l'immigration non contrôlée est une menace pour l'identité française ou la concentration des immigrés dans les banlieues représente un fléau social à cause du fort taux d'illettrisme, de chômage et de délinquance qu'elle entraîne (je parle, moi, de cela d'autant plus librement que j’ai consacré, en prison, une partie notable de mon temps à des noirs et maghrébins)...
           C’est ainsi qu’à longueur de journée, on nous donne mauvaise conscience et nous sommes souvent assez stupides pour donner dans le panneau (les politiques y compris).

  3. La libération sexuelle est également utilisée pour déstabiliser la société traditionnelle.
            Les femmes sont principalement visées car, dans toutes les civilisations, elles sont les gardiennes des Valeurs. Elles sont donc l'objectif N° 1 de la subversion des idées à travers des mots d'ordre comme la femme est maîtresse de son corps; l'avortement est un acquis social; la femme au foyer n'est qu'un légume... et autres slogans féministes et libertaires. Les séries télévisées et les magazines féminins diffusent le même genre de message!
            Les jeunes sont la 2° cible de cette offensive, notamment à travers les campagnes "d'éducation sexuelle". Ce qu'on leur diffuse, c'est une vision vétérinaire des rapports sexuels et de l'amour humain d'où tout sentiment et toute poésie sont exclus.

           Dans ce cadre, sous prétexte de santé publique, on distribue dans les écoles des documents qui banalisent non seulement les relations sexuelles mais aussi leurs déviances, et auraient de ce fait été considérés jadis comme des incitations à la débauche.
           Le "lobby" homosexuel exerce dans ce domaine une grande influence. Bien en cours dans les milieux de l'art, des médias et de la politique, ses associations ont appuyé la campagne d'information sexuelle à l'école et mènent le jeu en ce qui concerne la prévention du SIDA.
           Aussi a-t-on pu lire dans le Nouvel Obs : "On ne va pas contre le sens de l'histoire! Les réacs ont perdu! Mille indices montrent que l'homosexualité est en voie d'acquérir droit de cité!..."
           Parmi bien d'autres, la création du PACS et la proposition de dépénaliser le cannabis sont d’autres façons de contribuer à changer la société.

           Tout cela est grave, d'autant plus que la désinformation achève le travail...

    La désinformation

           L’origine du mot est soviétique et le procédé aussi: c'est tout un programme.
           C'est une véritable arme de guerre. W. Volkoff la définit comme: "un arsenal de moyens avoués ou occultes utilisés pour influencer un gouvernement étranger, discréditer ou tromper les opposants politiques, miner la confiance entre alliés hostiles à l'URSS et fausser chez l'adversaire l'appréciation de la vérité."
           C'est sous ce dernier angle que, chez nous, la désinformation contribue journellement à troubler nos jugements et à fausser nos esprits.
           Il y a bien des façons de procéder :

    1. La plus simple, c'est d'occulter partiellement ou complètement la vérité.
              Par exemple, un présentateur de TV ne parle pas d'une manif organisée par un mouvement qui n'a pas sa sympathie.

    2. Il peut aussi, c'est l'enfance de l'art, présenter les faits de façon orientée pour les besoins de sa cause.
      - soit en les sortant de leur contexte,
      - soit en les commentant de façon partiale.

    3. La TV faisant surtout appel à l'émotion, une photo-choc ou un coup de zoom sur un cadavre vaut tous les commentaires.

    4. Dans certains cas, on nous assène quantité d'informations pour saturer nos cerveaux et détourner notre attention de l'essentiel qu'on veut, soit nous cacher, soit minimiser.

    5. Il arrive aussi qu'on nous diffuse une information carrément fausse mais vraisemblable. Cela prend souvent car la majorité des gens gobent n'importe quoi ! (Rappelons-nous Katyn !)

    6. Depuis Beaumarchais, la calomnie reste l'arme de base des manipulateurs avec comme devise : "Mentez, mentez … même après démenti, il en reste toujours quelque chose !"…

    7. La répétition est à la base de toute pédagogie. C'est pourquoi nous sommes souvent l'objet d'un véritable matraquage médiatique. On nous envoie plusieurs fois le message, de façon qu'il finisse par rentrer.

    8. Enfin, les gens n'ayant pas tous les mêmes goûts et la même perception des choses, des campagnes sont orchestrées sur les mêmes thèmes avec des supports variés.


           Je passe sur d'autres procédés classiques de manipulation de nos cerveaux: l'allusion, le soupçon, l'amalgame mais j’insiste sur le danger majeur que constitue la dérision.
           C’est par exemple un fait que l’émission «les Guignols de l’Info» a contribué à dévaloriser la politique aux yeux des Français.

    Terrorisme intellectuel et "politiquement correct"

            Huxley nous prévenait dès 1932 dans "Le meilleur des mondes". Pendant que le terrorisme violent cherche à nous intimider par des attentats, le terrorisme intellectuel nous empêche d'exprimer nos opinions en nous faisant passer pour fascistes, racistes ou réactionnaires.
           Du coup, la langue de bois est passée dans nos mœurs, bien qu'elle soit une invention du stalinisme, champion du mensonge toutes catégories.
           Exemple quotidien : chacun sait que ce sont en majorité des jeunes immigrés qui se battent entre eux, brûlent les autos, agressent les policiers et pillent les magasins.
           Mais on ne les désigne que sous le nom de jeunes...

           On est loin de la parole de Jean Paul II: "La vérité vous rendra libre ! "

    COMMENT NOUS DEFENDRE ?

           En nous informant, nous formant, se rassemblant et en osant.

    1/S’informer

           Attention à ne pas voir partout de la désinformation et de la subversion.
           Soyons vigilants mais gardons la tête froide et le sens de l'humour.

           Evitons aussi de partir en croisade: tout ce qui est excessif ne compte pas.
           Notre force à nous, c’est surtout l'appel au bon sens.

           En revanche, sachons reconnaître aussi les faiblesses de l'adversaire et nos propres atouts lesquels restent nombreux.
           On constate souvent la volte-face de médias qui excellent à prendre le train en marche!
           La loi du pendule régit l'univers et les excès finissent par entraîner le rejet des idées fausses et des comportements aberrants.
           Ce qui est vrai de la tyrannie dans les régimes totalitaires, l'est aussi dans nos sociétés permissives.
           On peut se réjouir que le renouveau du spirituel accompagne et éclaire le retour des valeurs traditionnelles car les gens ont besoin de donner un sens à leur vie.

    2/Se former

           Ayant pris conscience du danger, essayons de renforcer nos "défenses immunitaires". Pour cela, aiguisons notre esprit critique, vérifions ce qu'on nous raconte, trions et comparons les points de vue. Cela implique de travailler et surtout d’avoir l’œil et l'oreille pointus...
           Cultivons notre indépendance d'esprit, antidote de la pensée unique.
           Saisissons toute occasion d’apprendre très tôt aux jeunes que tout n'est pas vrai dans ce qu'on leur montre à la télé et que tout n'est pas bien même quand tout le monde le fait...

    3/Se rassembler

           A la guerre, malheur à l'homme seul… Cherchons donc des alliés, des gens qui pensent comme nous et avec lesquels nous puissions échanger des informations en nous confortant mutuellement et en essayant de monter des actions coordonnées.
           Les minorités actives mènent le monde – mais il leur faut savoir s’associer.

    4/Oser

           Cela dit, plus important encore, c'est d'avoir du courage.
           Ce sera donc l’objet de notre prochaine lettre.
    Jean Delaunay               

    L’article ci-dessous nous paraît rejoindre notre point de vue JD


    Résister aujourd’hui
    Garder en éveil notre esprit critique


           «L'esprit de résistance» : cette expression est le titre d'un livre publié par Serge Ravanel, grande figure de la Résistance, où il fut l'un des responsables des Corps francs. Disparu en 2009, Ravanel estimait que chaque époque, chaque période de notre histoire nous invite à renouer avec cet «esprit», c'est-à-dire avec le refus des capitulations et du conformisme ambiant. Dans le monde communiste, souvenons-nous, un autre mot était employé : celui de «dissident». Il exprimait la même volonté - têtue - de ne pas se soumettre à une opinion majoritaire. En l'occurrence, c'est contre une «pensée» totalitaire que se dressaient les dissidents.
    Ces deux formes de courage - résistance et dissidence - n'ont rien perdu leur sens. À chaque époque ses conformismes, ses ralliements et ses lâchetés.
           Georges Bernanos en faisait l'amer constat au lendemain de la Libération. «Le mensonge a changé de répertoire», écrivait alors l'écrivain catholique, gaulliste de la première heure mais désabusé par les reniements de 1947-1948. Aujourd'hui, les divers conformismes n'ont plus le même objet mais ils sont toujours là.
    Ils reflètent ce que les Grecs appelaient la doxa, c'est-à-dire la pesanteur des opinions les plus communément admises. Cette pesanteur est parfois implicite, invisible, silencieuse. Elle n'en est pas moins forte. À chaque instant, nous sommes tentés d'y céder. Ce n'est pas toujours pour de mauvaises raisons.
           Ce ralliement nous donne l'impression de mieux nous intégrer au groupe, à la collectivité, à la société.
    L'esprit de résistance, tel que le définissait Ravanel, à partir de sa propre expérience, c'est la capacité - parfois - de penser à contre-courant, d'être minoritaire, voire moqué par les «gens raisonnables». Il nous commande, non point de nous opposer par principe mais de garder sans cesse en éveil notre esprit critique, notre liberté, plutôt que de nous conformer à la doxa du moment. Aujourd'hui, cette dernière prend divers visages: scientisme docile, consumérisme sans état d'âme, individualisme claquemuré, matérialisme militant, propension au cynisme, le discours dominant nous invite le plus souvent a nous adapter» au monde tel qu'il est. Il nous suggère de renoncer à un idéalisme qualifié de ringard. Quant à la foi et à l'exigence spirituelle, elles suscitent de plus en plus souvent la raillerie ou a la dérision.
           Mine de rien, l'air du temps nous convie ainsi à adhérer à un monde sans illusion ni compassion, sans vrais desseins collectifs, sans convictions, sans loyauté. Un sociologue, Christophe Dejours, nous mettait en garde par exemple, voici une dizaine d'années* contre ce qu'il appelait «la banalisation de l'injustice sociale».
    Il évoquait notamment notre accoutumance progressive aux inégalités (qui explosent) et aux exclusions (qui perdurent), aux solitudes qui prolifèrent.
           Or, cette «banalisation» s'est aggravée depuis dix ans. Elle devient vertigineuse. Elle met à l'épreuve, jour après jour, notre esprit de résistance.
           C'est à tout cela qu'il s'agit aujourd'hui de dire non.

           Faire cela et s'y tenir - ce que font quotidiennement des milliers d'hommes et de femmes engagés dans la cité - implique qu'on accepte d'être minoritaires. Les premiers chrétiens le furent, parfois au risque de leur vie. Les résistants et les dissidents le sont toujours. La voie qu'ils nous ouvrent ne ressemble jamais à un long fleuve tranquille...
    Jean Claude Guillebaud
    Écrivain
    Paru dans la Croix du 18 juin 2010

    ***
    Jean-Claude_Guillebaud
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Lettre de France-Valeurs   bimestrielle ISSN 1260 643 X    Directeur de la publication: Jean Delaunay    France-Valeurs 32 rue de l’Orangerie 78000 Versailles    CCP 704724 K Paris    24° année    Lettre juillet 2010    Diffusée par SPEED 23 rue Dulong 75017 Paris    Déposée le 27 juin 2010

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