Lettre de mars 2008

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Editorial

Des apprentis sorciers en tous genres…et nous !

      La récente crise de la Société Générale nous confirme dans une double et pénible impression : l’argent ne représente plus la valeur-travail qu’il est pourtant censé incarner et la finance est déconnectée de l’économie parce que la spéculation y est reine… Bref, dans ce domaine déjà, le sort des hommes d’aujourd’hui et de demain nous semble à la merci d’apprentis-sorciers aveuglés par leur exorbitant pouvoir technique et leur orgueil, fascinés par la performance… et sans doute par l’argent.
      Mais cette impression, nous l’éprouvons aussi dans bien d’autres domaines...

       Ne se comportent-ils pas en apprentis-sorciers ces biologistes qui manipulent le vivant, clonent des êtres pourtant nés uniques, injectent des gènes étrangers dans des organismes humains ?… Ne rêvent-ils pas de faire naître, en bocal, à la Huxley, des hommes et des femmes tous beaux, intelligents… et vaccinés d’avance contre le SIDA et Alzheimer…

       N’en sont-ils pas aussi, ces idéologues de la liberté tous azimuts qui font de la publicité pour l’avortement dans le Métro, qui dévoient le cerveau et le cœur des jeunes, entre autres, en les laissant accéder sans contrôle aux poubelles d’internet… quand ils ne les emmènent pas en visite pédagogique (sic !) au musée du zizi à la Villette ?…

      Et cet auteur d’un plan de relance de la croissance ? Ignorant sans doute qu’il n’est de richesses que d’hommes, il ne prévoit aucune mesure pour rajeunir notre société en encourageant la natalité mais propose en revanche de faire largement appel à de nouveaux immigrés… alors que nous avons tant de mal à assimiler les anciens…

      Que dire enfin de nos utopistes occidentaux qui s’entêtent à vouloir exporter dans le Tiers Monde la démocratie et la rationalité ? Ces mythes ne prennent pas auprès de populations dominées à la fois par le culte millénaire du chef-tyran et de la tribu, mues surtout par les émotions et la croyance aux grigris…Aggravées par la propagande islamiste diffusée via d’innombrables antennes paraboliques, ces illusions post-coloniales contribuent à tisser ces imbroglios sanglants où nous sommes empêtrés, de l’Irak à l’Afrique …
***
      Et l’on pourrait continuer longtemps sur le même thème… Face à ces apprentis-sorciers qui tiennent le haut du pavé et dont l’attitude nous paraît souvent suicidaire, beaucoup de nos amis se disent exaspérés : Marie-Joëlle Guillaume parle d’insurrection des consciences et Ichtus évoque la possibilité ou le devoir d’entrer en dissidence dans notre propre pays...
       Les choses étant ce qu’elles sont, je crois que la vocation de France-Valeurs reste la même : crier quelquefois casse-cou, ramer souvent à contre courant, proposer inlassablement le recours ou le retour au bon sens et aux valeurs fondamentales…
      C’est ce cap que j’afficherai, une fois de plus, lors de la prochaine Assemblée générale.
Jean Delaunay

***
L’Assemblée Générale statutaire de l’Association France-Valeurs aura lieu le 11 Mars 2008 à 15 H au siège. Il est demandé aux adhérents qui ne pourraient pas se déplacer d’adresser à l’avance par écrit leurs réactions aux vues exprimées par l’Association, par Internet ou par la poste, en utilisant le bulletin réponse joint.
Pour rouler droit sur les chemins de la vie
(Lire les chapitres précédents sur le site.)

Le Rayon travail


Axel : « Au fond, France-Valeurs serait assez : "Travail, Famille, Patrie "…»

Olympe : « Tu préférerais sans doute:« Chômage. Union libre. Anarchie ! »

Benoît : « Tout ce que sous-tendait la devise de Vichy a été balayé en 1944 comme synonyme de défaite et de "Collaboration". Il reste que ce sont là trois Valeurs de base, indissociables des autres, par exemple, du courage et de la responsabilité...»
Olympe : « Pendant que nous y sommes, si nous discutions un moment du travail ?... »

Axel : « Au secours, on est en vacances ! … »

Benoît: « Tais-toi, feignant ! Le travail est la loi de la vie. C'est un devoir naturel pour l'homme. C'est une nécessité vitale. Il permet aux humains d'assurer leur subsistance en vertu de la loi divine ancestrale: "Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front".»
Caroline : « C’est aussi un besoin psychologique. Nous avons des forces à dépenser. Nous aimons créer et nous retrouver dans notre œuvre. C'est ce besoin d'action plus que la soif du gain qui pousse beaucoup d'hommes à s'investir dans leur travail. D’ailleurs, on vérifie, dans les Cités (et ailleurs …), que l'oisiveté est mère de tous les vices… »

Olympe : « Travailler, c'est participer à la transformation, à la création continue du monde.»

Matthieu : « Le boulanger travaille pour le garagiste - et inversement. Le travail nous apprend la solidarité en actes …»

Capucine : « Sa raison d'être est de produire des biens et services pour une vie meilleure mais il est aussi une occasion d'échanger des idées et des sentiments avec les autres. »

Benoît : « Après des siècles de troc, le salariat est le mode de rémunération du travail le plus juste car il implique l'existence et le respect d'un contrat entre employeur et employé…»

Axel : « En fait de justice… la femme du Mali ou du Bengladesh bine son champ à la houe avec son bébé sur le dos, après avoir été chercher l'eau au puits… alors que le trader brasse des milliards sur Internet sans se fatiguer … Quant au développement industriel, il a transformé les ouvriers en simples instruments de production, en véritables esclaves … »

Benoît : « C’était déjà vrai des petits paysans… Leur vie était dure mais uniformément subie et déjà ignorée des grands. Avec l’ouverture des usines, beaucoup de campagnards sont venus en ville sans qu’on pense même à les loger. Du coup, leur misère est devenue visible, ce qui a donné à leurs défenseurs l'idée et l’occasion de protester… »

Axel : « Je sais bien que les améliorations des conditions de vie des ouvriers ont été souvent imaginées et mises en œuvre par des patrons chrétiens d'avant garde. Mais reconnaissez que beaucoup d'autres ont dû être arrachées par les luttes sociales !….»

Caroline : « Du coup, nos syndicalistes, très marxisés, ont souvent pratiqué la surenchère et contribué à détruire l'outil de travail. De Dunkerque à Marseille, c’est ainsi l'action néfaste des syndicats de dockers qui a compromis, sinon ruiné, l'activité de nos ports…

Matthieu : « Il y a travail et travail. Aujourd’hui, le col blanc est majoritaire, notamment dans les services. Par ailleurs, être prof ou chercheur est a priori plus épanouissant que balayeur ou caissière de super marché… Cela dit, on a eu bien tort de dévaluer le travail manuel. Résultat : on manque partout de main d'oeuvre qualifiée, y compris dans les BTP et chez les artisans. Quant aux métiers pénibles, il n’y a plus que les immigrés pour en vouloir… »

Olympe : « Pour moi, c’est le travail en général qui est dévalué en tant que Valeur. La machine a heureusement allégé la peine des hommes mais les a éloignés de la nature et leur a fait perdre de vue les aspects positifs du travail … tout en surchargeant leur système nerveux. Depuis 1970, le nombre de dépressifs a ainsi été multiplié par 6. De plus, les marxistes soutiennent que le travail est l'exploitation de l'homme par l'homme et qu'il s'agit d'un mal qu'il faut réduire, d'où la retraite à 60 ans et la semaine de 35 heures… »

Axel : « Admettez que les entreprises ne font rien pour anoblir le travail. Par exemple, les chefs du personnel sont maintenant appelés directeurs des ressources humaines. Or, l'expression "ressources humaines " est très choquante !… »
Capucine : « Et puis, les loisirs semblent devenir un but de vie pour certains. Les gens paraissent vouloir travailler de moins en moins. Des mesures qui partaient initialement d'une idée généreuse sont dévoyées dans les faits. Née d'une utopie socialiste, le partage du travail, la réduction du temps de travail (RTT) a ainsi eu des effets pervers, non seulement en désorganisant certains organismes, dont les hôpitaux, mais surtout en démobilisant les gens… »

Caroline : « Et l'Education Nationale elle-même donne de mauvaises habitudes aux jeunes avec des vacances trop longues. Les étudiants restent plus de 4 mois par an sans cours… »

Benoît :« Encore plus grave, beaucoup des filières de l'Enseignement ne permettent pas aux diplômés de trouver un emploi professionnel ! »

Axel : « Et les arrêts de travail de complaisance constituent l'une des plaies de la Sécu !… »

Matthieu : « Les subventions, du genre RMI, sont trop souvent des repoussoirs au travail et les allocations de chômage ne font pas la différence entre le chômeur qui cherche vraiment un emploi et qui accepte de gagner initialement moins pour se remettre dans le coup, et celui pour qui l'allocation n'est qu'un complément de ressources s'ajoutant à son travail au noir…»

Caroline : « C’est surtout le travail au black et les trafics en tous genres qui contribuent à dévaloriser le travail honnête ! »

Olympe : « Et pendant ce temps là, les cadres sont pressurés au maximum ; beaucoup sont surmenés et, croyez-moi, le dévouement des infirmières est abusivement exploité … »

Axel : « Et le chômage alors ! C’est une vraie atteinte à la dignité des personnes ! »

Benoît : « En plus, le droit de grève est souvent utilisé pour des motifs politiques, ce qui aboutit à perturber gravement la vie de la société... »

Un ange passe … Tout le monde se tait…

Olympe : « Qu’est ce qu’on va bien pouvoir tirer de positif de ce remue-méninges ? »

Caroline : « D’abord, qu’il faut en finir avec le laxisme, retrouver dans la famille et à l’école une certaine rigueur éducative…n'excluant pas la tendresse. Commencer notamment par la discipline de vie à la maison : coucher, lever, repas etc… »

Capucine : « Inculquer aux enfants le respect du travail d'autrui (ne pas salir ce qui a été nettoyé, ne pas casser par plaisir…) et sanctionner en conséquence les « tagueurs » et autres saboteurs… »

Olympe : « Leur enseigner en revanche le culte du service gratuit et, plus largement, le goût de l'effort, y compris par le sport…»

Benoît : « Leur montrer que le travail scolaire est une école de vie, par la rigueur qu’il impose. Certains trouveront même qu'il n'y a guère que ça d’amusant dans la vie !... »

Caroline : « Informer les jeunes, y compris les littéraires et les scientifiques, sur les réalités économiques : l'argent a de la valeur, à travers le mal qu'on a à le gagner…»

Axel : « Rendre obligatoire pour tous les étudiants, surtout les énarques, X, HEC et futurs enseignants… une expérience de vrai travail en entreprise, y compris de travail manuel. Faire la chasse en revanche aux stages ouvriers - bidon…»

Matthieu: « Réhabiliter le travail manuel. Montrer par exemple aux ados qu'un plombier a une activité plus intéressante et gagne mieux sa vie qu'un gratte-papier subalterne …»

Olympe : « Enfin et surtout enseigner une vraie philosophie du travail. faire comprendre aux jeunes (et aux adultes) qu'il faut travailler pour gagner sa vie, que le travail est noble et ennoblit celui qui l'accomplit, que le travail difficile fait en commun crée des liens : la camaraderie de la mine et de l'atelier sont proverbiaux… ».

Caroline : « Préciser que la pénibilité est une notion relative car, de deux ouvriers travaillant côte à côte, l'un dit: "Je casse des pierres" et l'autre : « Je construis une cathédrale »…

Axel : « On pourrait ajouter que le travail en Europe est un paradis par rapport aux ateliers de tapis du Tiers Monde et aux bagnes de production chinois où les ouvriers importés du bled sont quasi militarisés, logés à l'usine avec des horaires bien supérieurs à 35 H… »

Olympe : « Et dire aussi que, même quand on fait un travail inintéressant, on peut s’épanouir ailleurs, dans sa famille, dans sa chorale ou dans son jardin … ou les 3 à la fois… »

Capucine : « Cela dit, une vraie philosophie du temps libre s'impose aussi. L'allongement de la durée de vie et la longueur de la retraite impliquent que les gens se préparent à une deuxième vie qu'ils se doivent de rendre féconde pour qu'elle soit heureuse.

Matthieu: « Concluons donc. Il faut à la fois apprendre aux jeunes à travailler et à faire de leurs loisirs quelque chose de valorisant et d'équilibrant …Là-dessus, buvons… à notre boulot ! »
***

Bulletin à renvoyer SVP avant le 10 Mars 2008


Soit par Internet à contact@francevaleurs.org
Soit par la poste à France-Valeurs 32 rue de l’Orangerie 78000 Versailles.

M………………………………………………………………………….
Adresse postale…………………………………………………………………
Adresse électronique……………………………………………………
Viendra à l’Assemblée Générale (barrer la mention inutile)
Ne pouvant se rendre à l’Assemblée Générale de France-Valeurs
donne pouvoir à……………………………………………………………………
pour le représenter………………………………………………………………….
Bon pour pouvoir                             Date et signature

Toute notre gratitude aux personnes qui nous ont déjà adressé leur cotisation 2008. Les autres pourraient profiter de cet envoi pour joindre leur chèque à l’ordre de France-Valeurs (20 € minimum). Merci d’avance.
Que les personnes qui ne sont plus intéressées par notre Lettre veuillent bien nous le signaler en toute simplicité pour nous éviter des envois, donc des dépenses, inutiles. Merci aussi à elles. JD
Correspondance avec France-Valeurs

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Lettre de France-Valeurs bimestrielle ISSN 1260 643 X
directeur de la publication: Jean Delaunay

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