Lettre de mars 2007


Texte à télécharger pour l'imprimer

Retour

PV succinct de l’Assemblée Générale 2007
      Elle s’est tenue le 23 Janvier 2007 au siège.

Rapport du Président
     Notre Association continue à publier la Lettre tous les 2 mois et à animer le Site Internet. Elle fonctionne sans secrétariat au prix d’une activité accrue du responsable du Site et du trésorier que je remercie de leur dévouement inlassable.
      La Lettre papier est désormais densifiée pour peser moins de 20 gr, (économie de timbre).
      La révision de notre argumentaire constituera notre objectif majeur 2007.

Comptes 2006 ( simplifiés)
     Les recettes de l’année ne se montent qu’à environ 4.000 €, du fait de beaucoup d’oublis de cotisations…, contre 12.000 € de dépenses, dont près de 10.000 € pour la seule Lettre.
     Notre patrimoine est donc descendu de 27.767 € au 31/12/05 à 19.400 € au 31/12/06.
Les comptes détaillés présentés par le Trésorier sont approuvés à l’unanimité.
Ils pourront être adressés sur demande. Pour alléger encore nos tâches matérielles telles que cotisations et envois divers, adresser SVP au siège une enveloppe timbrée au bon tarif pour toute demande de réponse ou de document.

Site Internet
Nous continuons à faire des efforts pour améliorer notre Site Internet. Le billet de la semaine y contribue. Il change chaque mercredi. Nous voulons aussi élargir et diversifier nos liens, tout en gardant notre spécificité. Les encouragements venant de l’extérieur nous font plaisir mais nous souhaitons recevoir surtout vos réactions à vous, sur notre Forum ou par courrier. Nous vous demandons donc instamment de nous apporter régulièrement votre point de vue sur des sujets en rapport avec nos objectifs.

Principes guidant la révision de notre Argumentaire
      L’argumentaire constitue le fruit essentiel du travail de France-Valeurs depuis 20 ans. Quatre fois revu sur des points de détail, il a encore besoin d’être actualisé et raccourci. Sa rédaction actuelle, un peu trop intellectuelle, n’est pas assez attirante et manque d’unité.
      Il s’agit, comme le nom l’indique, de rassembler des arguments, donc des idées avec quelques exemples. Le bon sens restera notre maître - mot.
     A partir du document actuel, nous voudrions faire un livre pour toucher un public plus large et non convaincu d’avance. Il nous faut donc faire un effort de présentation.
     La question d’un titre accrocheur se pose, alors que plusieurs ont déjà été essayés: « Argumentaire » a été jugé trop sec, « Des munitions pour le combat des idées » trop agressif. Le titre actuel « Les 12 piliers du renouveau » fait un peu statique alors que la vie des hommes est mouvement perpétuel.
     En attendant mieux, nous proposons (fusion de titres suggérés par nos amis):
« Pour rouler droit sur les chemins de la vie! »
« Quelques vérités bonnes à dire. »

La question des illustrations se pose aussi. Un catalogue provisoire de quelques images possibles figure sur le site.(Cliquer ici)
      Merci de nous adresser vos remarques et propositions.
Jean Delaunay
***


Dossier
L’engagement

De quoi s’agit-il ?
La crise de l’engagement
Que faire ? L’éducation à l’engagement


1/ De quoi-s’agit-il ?

      Nous ne parlons pas ici de l’acte matériel comme celui de s’inscrire à un tournoi de tennis ou de mettre ses bijoux au Mont de Piété…
      L’engagement au sens moral nous intéresse seul, à travers le fait de signer un contrat administratif ou commercial, de prononcer des vœux religieux, « d’en prendre pour 3 ans » dans l’armée, de donner sa parole qu’on remboursera un prêt à telle date… ou de promettre à une femme ou à un mari «de l’aimer fidèlement dans le bonheur et les épreuves jusqu’à ce que la mort nous sépare…» … Assurer ses voisins qu’on balayera le palier chaque samedi, se marier ou être candidat à la présidence de la République sur un programme donné…
…tout cela, à des degrés différents, c’est s’engager.

      L’engagement ainsi conçu est un acte important, c’est une valeur en soi qui recouvre d’autres valeurs comme le courage, la générosité, le sens de l’honneur et celui de la responsabilité. Il est à la base de la vie sociale.

      (On emploie aussi l’adjectif « engagé » dans un sens un peu différent, celui d’une personne qui n’a pas peur d’afficher ses convictions et de les traduire en actes. Ainsi l’Abbé Pierre était-il homme et chrétien engagé…)

2/ La crise générale de l’engagement

      Les hommes et femmes de nos sociétés occidentales modernes sont hyper individualistes. La vie d’aujourd’hui est difficile pour beaucoup d’entre eux. Il en résulte qu’ils se contentent souvent de travailler pour vivre… et se détendent en regardant la TV…

      Ils ne comprennent pas deux choses :
- qu’ils ont un devoir envers la société qui les aide à vivre,
-et que l’engagement, sous quelque forme que ce soit, au profit des autres est source de satisfaction et même de bonheur.
      Du coup, on a du mal à trouver des volontaires qui acceptent de consacrer leur vie à quelque chose qui les dépasse. Les candidats aux postes de maire ou de conseiller municipal ne se bousculent pas plus au portillon que les séminaristes ou les animateurs d’association.
      De moins en moins d’étudiants acceptent d’encadrer les mouvements de jeunesse. On manque même souvent de retraités pour assurer régulièrement un service simple.

      Et parmi les gens qui ont pris un engagement, il en est trop qui se défilent, le moment venu. Loisirs, voyages, WE à la campagne passent en premier. Du coup, «c’est toujours les mêmes qui se font tuer ! », et les trop rares bénévoles sont saturés.

      De même, beaucoup de jeunes hésitent à entrer dans la vie active et à se lancer dans l’aventure exigeante et définitive qu’est le mariage… Ceux qui se mettent en ménage sans convoler disent ne pas voir à quoi ça sert. En fait, ils ont souvent peur de s‘engager pour la vie. S’étant donné eux-mêmes une porte de sortie, ils ont tendance à déclarer, à la première dispute sérieuse, que leur amour est mort et se séparent. Il en résulte souvent souffrances et gâchis.
      Le retard fréquent à donner la vie en est une autre manifestation ; de même la négligence de trop de pères divorcés (ou de mères quelquefois) vis-à-vis de leurs enfants.

      Ce contexte ne donne que plus de valeur à l’attitude des jeunes qui rament à contre courant en osant s’engager, comme à celle des retraités qui vivent généreusement leur deuxième vie.

3/ Que faire ? L’éducation à l’engagement

     La plupart des gens, jeunes notamment, ont besoin qu’on les aide à découvrir la beauté et la force d’un engagement pris et tenu. Cet aspect de la formation humaine repose sur quelques principes simples:

- A l'époque où les parents pensent surtout aux résultats scolaires, osons rappeler que le cœur et le caractère sont des éléments essentiels de la personnalité et de la réussite.

- L'exemple vaut mieux que les discours et, à l'inverse, le contre témoignage est une catastrophe

- L'éducation, c'est du « sur mesures », chaque être est un cas particulier mais, d’une façon générale, c’est tout jeune qu’on apprend à s’engager et à tenir ses engagements.

- Prendre un engagement et le tenir suppose
- de la générosité pour faire le saut initial,
- du courage dans la durée et le sens de l’honneur pour tenir bon.
Voilà donc 3 qualités à développer et à entretenir tout au long de l’éducation.

- Il faut aussi être lucide avant d’aider les gens à s’engager à bon escient.
Le bon sens nous dit qu’un célibataire ou un retraité ont davantage de liberté d'esprit pour s'engager généreusement à l'extérieur qu’un père de famille qui se doit d'abord aux siens.
     Il nous incite à apprendre aux jeunes à donner gratuitement mais à oser aussi leur crier casse cou quand ils envisagent de prendre des risques inutiles ...

- Dans ce domaine là aussi, sachons tenir à la fois les deux bouts de la chaîne : prudence et initiation progressive au risque mesuré.

      Progressivement ne veut pas dire tard. Certes, il y a un temps pour tout mais c'est en apprenant au bambin l’importance de la sortie scoute ou de l’entraînement de foot, même s’il a le rhume, qu’il a des chances de rester fidèles plus tard au principe : un engagement, c’est sacré.

     Progressivement n’exclut pas l’opiniâtreté car l'éducation est une longue patience. Dans ce domaine comme dans les autres, il faut toujours recommencer sans se lasser.

     D’ailleurs, il s'agit ici, non pas d'imposer un comportement instantané, mais de tenter de faire naître un état d'esprit qui durera toute l'existence et s'exercera de façon différente selon les personnes, les circonstances et les états de vie. (Le délégué de classe de 13 ans deviendra membre du bureau des parents d’élèves à 35 ans, puis président de l’association locale à 45, et président départemental ou national à la retraite …)

     Osons enseigner en même temps le désintéressement réaliste pour que le jeune à qui on apprend à s’engager ne s'imagine surtout pas que le service qu’il rend lui vaudra la reconnaissance de la société ou des individus.

     Cela étant, sachons encore semer autour de nous deux idées importantes:

- Si on a de la chance dans la vie, « renvoyer l'ascenseur » aux autres, d'une façon ou de l'autre, c'est un devoir élémentaire de solidarité humaine.

- C'est aussi l'une des clefs du bonheur.
***

     Et n’oublions pas le deuxième sens de l’adjectif « engagé », apprenons à nos enfants à oser exprimer leurs convictions.
***



« Pour rouler droit sur les chemins de la vie! »
« Quelques vérités bonnes à dire. »

Introduction (provisoire) à notre Argumentaire révisé

     Ancien responsable militaire, je me suis demandé, en posant mon sac, quels étaient les vrais dangers qui menaçaient notre pays. Je suis vite arrivé à la conclusion que le plus grave n’était pas le péril rouge, ni le jaune, ni le vert, mais bien le tricolore.

     Pour moi, en effet, le pire est en nous même. C’est la perte des repères de beaucoup de nos concitoyens, l’absence ou l’insuffisance de leurs RAISONS DE VIVRE, et, par-dessus tout, la PEUR.
     C’est elle qui provoque indirectement le vieillissement de notre population (par peur de l’avenir); l’affaiblissement de l’autorité dans tous les domaines, la montée de l’individualisme et de la violence (par peur de l’autre), les blocages et les psychoses en tous genres...

      Les difficultés économiques actuelles aggravent certes le malaise mais ce sont surtout les médias qui contribuent à l’entretenir en mettant en lumière ce qui va mal alors qu’il faudrait au contraire tirer les gens vers le haut.
      Pour y parvenir, je crois que l’essentiel est de redonner aux hommes des raisons de croire et d’espérer. Je veux leur montrer que ces raisons, c'est-à-dire le chemin du bonheur, sont d’abord en eux-mêmes, à travers ce que j’appelle les Valeurs de vie.

     Ces Valeurs sont comme les piliers qui permettent à l’homme et à la société de tenir debout. Ce sont, entre autres : le courage, le sens de la responsabilité et de l'honneur, la générosité, le culte de l’effort, le respect de la vie, de la personne et de la famille, le civisme et le souci d’embellir et de transmettre notre patrimoine historique, culturel et spirituel. ...

      Lutter contre la déprime ambiante, aider les gens à rouler droit sur leurs chemins de vie vers le bonheur, cela exige, selon moi, de réveiller ces valeurs qui sommeillent en chacun de nous.
     Contribuer à ce réveil, c’est l’objectif que j’ai assigné à France-Valeurs.

      Cela implique que nous sachions parler de tout cela de façon convaincante à partir d’idées claires. C’est pour essayer de les clarifier que j’ai écrit ces pages. Elles essayent de baliser le chemin du vrai bonheur en respectant la nature profonde de l'homme.

     Ce livre n'a rien à voir avec un traité de philosophie. Il veut être utile. Il ne cherche qu’à faire redécouvrir des évidences. Dans ce but, il fait d’abord appel au bon sens.

     Le début de chaque chapitre présente un idéal à atteindre ; la 2° partie met en relief les obstacles ; la 3° incite le lecteur à se rapprocher de cet idéal à travers notamment l’éducation des jeunes appuyée sur 4 principes :
idéal élevé
• cheminement progressif.
• globalité
de l’éducation aux Valeurs : le cœur et le caractère comptent autant que l’intelligence…
• nécessité de tenir à la fois les 2 bouts de la chaîne: les droits sont inséparables des devoirs, la liberté implique la responsabilité, l’autorité exige l’amour… etc
***

      Une dernière précision. A mes yeux, les Valeurs, ça n'existe pas en soi...
Ca n'existe qu'à travers les hommes qui les vivent.
Nos témoignages de vie valent mieux que tous nos écrits.
***
JD

NB On distingue deux groupes de valeurs humaines, morales et sociales: les valeurs de conservation et les valeurs de progrès.

      Les valeurs de conservation sont celles qui favorisent la continuité de l'existence et la cohésion et la capacité opérationnelle d’une société.

      Les valeurs de progrès sont toutes les modalités d'affirmation raisonnable de la liberté humaine, tant celle des personnes que des communautés.

La famille représente à la fois une valeur de conservation et une valeur de progrès

Ces deux types de valeurs doivent s’équilibrer. En fait, le progressisme dominant détruit méthodiquement les valeurs de conservation et transforme les valeurs de progrès en totalitarisme intellectuel.


     La notion de Valeur recouvre le plus souvent :
- des vertus, comme le courage, le respect de la liberté, le sens du service, la générosité etc
- des convictions, en dehors desquelles ces vertus n'ont plus aucune signification.
- des institutions, comme la patrie, la démocratie, la famille, la république ..
.
***

Sommaire de l’ouvrage

« Pour rouler droit sur les chemins de la vie! »
« Quelques vérités bonnes à dire. »

Introduction

1. Courage
2. Responsabilité
3. Honneur
4. Générosité
5. Travail
6. Respect
7. Autorité
8. Famille
9. Civisme
10. Patriotisme
11.Vie

Conclusion
***
Pour voir quelques exemples d'illustrations possibles cliquer ici


Lettre de France-Valeurs bimestrielle ISSN 1260 643 X
directeur de la publication: Jean Delaunay

Haut de la page