Lettre de novembre 2006


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Lettre aux adhérents

Editorial

       Depuis qu’il y a des hommes, l’humilité est, chez eux, une vertu rare. Un religieux célèbre disait même: « J’ai beaucoup prêché sur l’humilité mais je ne l’ai jamais rencontrée; je ne la connais que par oui - dire ! » C’est encore plus criant de nos jours et l’on voit mal, par exemple, un candidat à la Présidence afficher son humilité à la TV… D’ailleurs, dans des genres différents, de César à Mao en passant par la grande Catherine et Napoléon, les hommes et les femmes qui ont dirigé des empires et marqué leur époque (Saint Louis faisant exception) n'ont guère laissé le souvenir de personnes humbles.
       Les deux termes autorité et humilité paraissent ainsi antinomiques mais il faut reconnaître que l’orgueil, déjà haïssable chez le commun des mortels, peut être gravissime chez les personnes investies d’une autorité. L’histoire nous apprend que la confiance abusive en leur supposé « génie » a conduit à leur perte bien des dirigeants et les groupes humains qu’ils avaient en charge.
      C’est pourquoi j’avais volontairement terminé notre dernière Lettre sur l'exercice de l'autorité par le mot « modestie». Je préfère aujourd’hui écrire carrément: «humilité».       Je crois en effet qu’il en faut un peu pour exercer sainement son autorité.
      C’est aussi le point de vue de certains grands patrons Français. L'un de mes amis, que François Michelin venait d'embaucher, lui demanda : « Quelle est la qualité que vous appréciez le plus chez vos cadres ? » Réponse: « L’humilité, c'est-à-dire la capacité à reconnaître qu’on s'est trompé et à vouloir corriger son erreur ! »
      Moi-même, quand j'ai pris mes fonctions à la tête de l’Armée de terre, mon éminent prédécesseur m’a dit, sur le même ton: « Le seul conseil d’ancien que je me permettrais de vous donner, c’est de ne pas vous prendre trop au sérieux. La grande tentation qui est la nôtre, nous qui avons la chance d'occuper des fonctions importantes, c'est l’orgueil. C’est pourquoi, en me rasant chaque matin, je me disais à moi-même en me regardant dans la glace: Rappelle-toi que tu n'es qu'un petit bonhomme ! »
      Ce ne sont pas là des si discours fréquents. Les médias ne retiennent et ne vulgarisent que l’image d’hommes et de femmes qui sont, entre autres, sûrs d’eux et qui le proclament haut et fort. A HEC et dans nos autres institutions prestigieuses, on répète aux étudiants qu’ils sont les meilleurs et qu’ils peuvent et doivent donc se lancer dans la vie d’entreprise avec une mentalité de conquérants. Beaucoup de personnages politiques semblent avoir été formés à la même école. On peut cependant craindre que cette attitude ne nuise à la qualité des rapports humains et à l’équilibre de la société.
***

      Sur cette constatation, le dossier joint, qui se voudrait constructif, essaye de cerner l’humilité par rapport aux autres composantes de l’autorité en montrant notamment qu’elle n’est en rien synonyme d’auto abaissement et de flottement dans la décision.
      Il tente aussi d’indiquer comment, pour mieux exercer son autorité, on peut essayer de progresser sur la voie d’une certaine humilité.

      Sur ce sujet, comme sur beaucoup d’autres, la voie du bon sens, celle que recommande, depuis 20 ans, France-Valeurs, c’est d’essayer de tenir à la fois les deux bouts de la chaîne. Avoir confiance en soi et tenir ferme la barre mais en écoutant et regardant ceux qui savent. Réfléchir avant d’agir, donc de décider, mais savoir aussi infléchir le cap quand la mer forcit...
&Plus facile à dire qu’à faire, sans doute mais la sagesse… !
Jean Delaunay

Dans le droit fil de nos convictions, telles qu’elles sont exprimées notamment dans le chapitre « La Vie » de notre argumentaire, nous relayons volontiers l’important appel qui suit émanant de nos amis de l’Association « Alliance pour les Droits de la Vie ».
Jean Delaunay
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Le gouvernement ouvre les portes de l'hôpital au lobby de l'euthanasie !

      Le ministre de la Santé vient d’habiliter officiellement une association du lobby de l'euthanasie légale - l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) - pour représenter dans toute la France les usagers dans les conseils d’administration et les commissions des usagers des hôpitaux ! (Arrêté ministériel publié au Journal Officiel du 24/08/06.)

      Voudriez-vous, en cas d’hospitalisation de vous-même ou d’un proche, être représenté à l’hôpital et «défendu» par les promoteurs de l’euthanasie légale dont l’idéologie considère qu’une vie diminuée ne vaut pas la peine d’être vécue ? Nous avons découvert que certains hôpitaux ont anticipé la décision ministérielle et que 50% voire 100% de leurs représentants des usagers sont issus de l’ADMD
(cf. l’enquête de T. Derville à lire sur www.adv.org).

      Pour réagir à ce scandale, l’Alliance pour les Droits de la Vie vient de déposer un recours en annulation auprès de la juridiction administrative. Mais, en attendant le jugement, il faut faire barrage à l’infiltration du lobby de l’euthanasie dans l’hôpital.

Participez immédiatement à l’Alerte générale :
- en signant en ligne l’Appel national :
Non au lobby de l'euthanasie dans l'hôpital;(cliquer)
- en rediffusant l'Alerte générale de toute urgence à votre carnet d’adresse avec un mot personnalisé qui incitera vos contacts à signer et relayer l’alerte.

Une mobilisation massive dissuadera les autorités publiques de nommer les promoteurs de l'euthanasie légale pour les représenter. Si la présence de l’ADMD à l’hôpital fait scandale, les directeurs des hôpitaux renonceront à désigner ses membres dans leurs instances.

Je compte sur vous,
Xavier Mirabel,
Cancérologue, Président de l’Alliance pour les Droits de la Vie
Porte-parole du Non au lobby de l'euthanasie dans l'hôpital.

Alliance pour les Droits de la Vie
BP 10 267
75424 Paris cedex 09
Site Internet http://www.adv.org.
Tel. 01 45 23 08 29
***

Liberté. Egalité. Fraternité

       Notre prochaine lettre paraîtra en Janvier 2007. A la veille des élections présidentielles, le thème choisi pour le dossier central est « Liberté. Egalité. Fraternité. »
      Il sera traité dans le strict respect des statuts de France-Valeurs, Association Loi de 1901, apolitique et aconfessionnelle. Il ne s’agira donc que d’un débat d’idées excluant toute polémique, a fortiori toute attaque ad hominem et toute propagande électorale.

       Sur ces bases, tous nos amis sont invités à contribuer à cette Lettre importante en nous adressant dès que possible un texte court (1 page dactylo) exprimant leur point de vue sur tout ou partie du sujet.
***


Mettre une dose d’humilité dans l’exercice de l’autorité

Sommaire
- De quoi s’agit-il ?
- La crise de humilité, notamment chez les élites
- Que faire et comment concilier exercice ferme de l’autorité et humilité?

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1/ De quoi s’agit-il ?

Le terme humilité vient du mot latin Humus = la terre.
Le dictionnaire dit : « Absence complète d'orgueil.
Abaissement volontaire, par conscience de notre insuffisance ou par calcul. »


       L’encyclopédie Chrétienne Théo ajoute « L’humilité ne signifie pas d'abord un sentiment de mépris, de dépréciation de soi-même. C’est plutôt le retentissement dans le coeur de l'homme de l'émerveillement devant le modèle de sainteté de Dieu, et un regard positif sur les autres hommes : Cet émerveillement et ce regard positif permettent à l'homme de se situer en vérité devant Dieu et les autres, d'entrer dans une relation d'accueil et de réciprocité, de s'accepter lui-même avec ses limites et qualités. »

       " Le diable ne craint rien tant que l'humilité ! ", dit un de nos proverbes.


       Etre humble, ce n’est donc pas marcher la tête basse… ni se dévaluer : dire ou penser du mal de soi… encore moins manquer de confiance en soi…

       A l’inverse, c’est ne pas se juger d’essence supérieure aux autres, même si on est patron… C’est ne pas afficher sa (prétendue) supériorité… C’est ne pas se sentir propriétaire, ni de la charge qui vous a été confiée (comme un service), ni même de ses dons. C’est savoir qu’ils vous viennent d’ailleurs (pour les Chrétiens, de Dieu…)

      Cette conception de l’humilité peut aller de pair avec l’assurance et la confiance en soi. Elle n’empêche pas d’avoir des idées nettes et une autorité ferme. Elle ne doit pas conduire à l’hésitation et à la pusillanimité. C’est une forme de réalisme.

       ( Pierre Dac disait, à sa manière plaisante : « La véritable modestie consiste à ne jamais se prendre pour ni moins ni plus que ce qu'on estime qu'on croit qu'on vaut, ni pour plus ni moins que ce qu'on évalue qu'on vaut qu'on croit… »)

2/ La crise de l’humilité

      Cela dit, l’humilité n’est pas à la mode ; elle est même décriée.

-Aux yeux de Nietzsche, « c’est le grand mensonge des faibles qui transforment ainsi astucieusement leur lâcheté en apparente vertu ».

-Pour Freud, c’est « une variante masochiste du complexe de culpabilité ».

-Pour Adler, « elle voisine avec le sentiment d'infériorité ».
       Ces interprétations philosophiques négatives laissent des traces dans notre société impressionnée par les succès des jeunes loups et autres golden boys.

       Et pourtant l’humilité est le seul antidote connu de l’orgueil !

       Cet orgueil qui nous tente tous a mille facettes : amour-propre, fatuité, gloriole, suffisance, vanité, dédain, arrogance. Le mot superbe formé à partir du préfixe latin super en est révélateur. L’orgueilleux, le superbe, se croit supérieur aux autres.

      Cela dit, l'estime de soi est une qualité indispensable pour vivre, et la confiance en soi est encore plus nécessaire, notamment pour exercer une autorité.

Mais le succès et la chance sont, d’une certaine façon, dangereux pour beaucoup de gens qui « réussissent » car :
- d’une part, cela risque de les rendre insatiables… « Quo non ascendam ? »
- d’autre part, ils tendent à leur faire croire qu’ils sont invulnérables, qu’ils ont raison, toujours et partout, ce qui les amène fréquemment à refuser d’écouter et d’entendre les gens qui les mettent en garde.
- En découle aussi leur tendance à croire à qu’il sont d’une autre espèce que le reste de l’humanité.

       A partir de cela, toutes les déviations de l’autorité sont possibles, depuis l’autoritarisme familial ou patronal, jusqu’à la folie de Hitler, de Staline et du tyran qui règne à Pyongyang…

      La Rochefoucauld écrit dans ses Réflexions morales : « L'aveuglement des hommes est le plus dangereux effet de leur orgueil : il sert à le nourrir et à l’augmenter et nous ôte la connaissance des remèdes qui pourraient soulager nos misères et nous guérir de nos défauts. »

      Qu’on soit simple chef de famille, patron d’une PME, président d’une multinationale ou chef d’Etat, l’aveuglement en question peut nous conduire à commettre des erreurs graves. Il est souvent dû au refus d’écouter les gens qui vous crient « casse-cou »…

      Parmi bien d’autres, les grands échecs politiques et militaires sont dus à des certitudes abusives liées à des bouffées d’orgueil. Les campagnes de Russie menées en 1812 et en 1941 par Napoléon et Hitler en sont, parmi bien d’autres, des cas-école tristement fameux.
      L’actualité nous en fournit d’ailleurs bien d’autres exemples, y compris dans le domaine économique.

      De façon moins dramatique, l’exercice de l’autorité, surtout en face de responsabilités importantes, a toujours été attaché à l’apparence (cf César, Louis XIV). Il paraît aujourd’hui davantage lié à un comportement de vedette plutôt que de violette.

       Sur ce plan, et sachant que nul n’est parfait, je regrette une certaine faiblesse de grands chefs militaires que j’admire beaucoup comme le Général de Lattre. Il a conduit l’armée française à la victoire et mérite bien d’avoir une avenue à son nom dans toutes nos villes. Cela dit, à l’époque où il voulait faire de nous des éducateurs de jeunes, je souffrais qu’il ternisse un peu son image illustre aux yeux de ses jeunes subordonnés par un comportement un peu trop théatral. (Ce travers a été d'autant plus dommageable que certains de ses subordonnés ont tenté de l’imiter sans posséder les éminentes qualités de leur modèle.) La fin de sa vie, très cruelle, l’a d’ailleurs fait apparaître sous un tout autre jour.

       Mais de pareilles attitudes sont encore fréquentes, en 2006, dans tous les milieux et notamment chez les personnes en vue.

      Leurs conseillers en communication ne leur recommandent sans doute pas de marcher les yeux baissés comme les religieuses d’autrefois… et le reste à l’avenant…
***

3/ Que faire?
L’éducation à l’humilité


      Ancien officier de Légion devenu Préfet après un brillant parcours, cet ami me déclare :
       « L’expérience et la diversité des tâches poussent à la modestie et non à l’arrogance »….
      Mais cette vertu n’est pas courante et rarement innée. Aussi, c’est dès l’enfance que, comme le reste, on peut le mieux apprendre à combattre l’orgueil et à mettre un peu d’humilité dans sa vie.

      Cela dit, les actes d'humilité, même modestes, ne sont pas faciles à poser, ni par les grands de ce monde ni même, et surtout, par les jeunes que leur nature conduit souvent à se vanter, ne serait-ce que de la voiture de leurs parents...

      Citons quand même quelques attitudes à encourager chez les jeunes et à entretenir toute la vie :

-S’astreindre à cultiver une certaine réserve et une certaine discrétion, dans ses paroles, ses gestes et même sa tenue vestimentaire. L’humilité rejoint ici le bon goût. (Ne pas se vanter de sa fortune, de ses dons, de ses relations : éviter par exemple ce que les anglais appellent le name –dropping, façon plus ou moins subtile de laisser entendre à son interlocuteur qu’on connaît des gens connus ou influents.)

       A cet égard, Louis XI, tant décrié, était exemplaire pour la modestie de son apparence et son mode de vie. Il a fini par écraser son flamboyant adversaire Charles le Téméraire, laissant la France riche, puissante et en paix.


- Accepter ses échecs et même les considérer comme sources de progrès
Accepter, de même, ses émotions car refuser de leur céder, c’est une forme d’orgueil.

       J’ai connu une femme d’officier, admirable à bien des égards, qui, un jour, a dit à ses enfants: « Je viens d’apprendre que votre père a été tué... Rappelez-vous que, dans notre famille, on ne pleure pas !... Passons à table !»
      Ce faisant, elle a traumatisé plusieurs des siens.


- Apprendre à relativiser ses mérites propres. Pour cela, reconnaître la dette qu’on a vis-à-vis de ses parents, de ses maîtres, de ses anciens et même de ses subordonnés …
       J’ai entendu récemment un grand patron dire lors d’une interview « Ce que j’ai fait, je n’ai pu le réussir que grâce aux gens qui travaillaient avec moi… C’est à eux que je dois ma réussite. »
       Pour le Chrétien, voir toutes choses, notamment ses succès, comme issues de la main de Dieu.

- Conjuguer l’estime de soi et le sens de l'autre.

      Pour cela, apprendre avant tout à regarder et à écouter les autres.
       (Le P. Guy Gilbert, éducateur de jeunes loubards et dont le franc parler est connu, dit qu’il s’est donné comme devise personnelle « FTG » (ferme ta g…) lors des réunions de son conseil de direction et qu’il essaye de s’y tenir au maximum, de façon à laisser ses adjoints exercer leurs responsabilités.

-Pratiquer l’humour, et surtout envers soi.
       Thomas More disait : « le diable ne supporte pas qu'on le raille ! »

Je conseillais de même : « Prenez votre mission au sérieux mais vous, ne vous prenez pas au sérieux


Conclusion
Tenir les deux bouts de la chaîne,

      Dans les choses humaines, il est rare que tout soit tout blanc ou tout noir. Il ne faut donc pas toujours choisir la solution N° 1 ou la N° 2 mais employer le « et » au lieu du « ou ».

       Par exemple, en matière d’éducation des enfants, on ne choisit pas entre tendresse et fermeté. On doit allier l’amour et l’exigence.

      En matière de maintien de l’ordre, dans les banlieues notamment, il serait stupide de privilégier le tout-répression, par rapport à la prévention et à l’éducation ; il faut allier la carotte et le bâton et surtout chercher à soigner les causes plutôt qu’à traiter simplement les conséquences.

       De même, dans le cas qui nous occupe, l’exercice de l’autorité suppose une forte confiance en soi tempérée par la capacité à écouter les avis des autres - et à en tenir compte s’ils sont justifiés pour se remettre en cause…

      Tenir les deux bouts de la chaîne : détermination et fermeté, d’un côté, et humilité de l’autre, c’est la marque des responsables dignes de ce nom, parents y compris
***
« L’exercice de l’autorité en 2 007 »
      Notre futur livre sera basé sur le recueil de témoignages très divers. Une première ébauche est disponible en ligne sur demande. Je souhaiterais que quelques personnes acceptent de me donner leur avis sur la pertinence de ce projet.
       Par ailleurs, d’autres témoignages seraient bienvenus. Merci d’avance JD

LE POT FÊLÉ

Pour faire sourire un instant ( et méditer ) ceux qui considéreraient cette Lettre comme un peu trop austère, je juge bon de conclure par ce charmant conte chinois qui m’a été adressé par l’un de nos amis et qui figure déjà comme billet de la semaine sur notre Site www.francevaleurs.org. (1)

       Une vieille dame possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout de la perche qu'elle portait, appuyée derrière son cou. L’un des pots était fêlé, alors que l'autre était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d'eau. À la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé, lui, n'était plus qu'à moitié rempli d'eau.
       Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années, et la vieille dame ne rapportait jamais chez elle qu'un pot et demi d'eau.
       Bien sûr, le pot intact était très fier de son travail.
       Mais le pauvre pot fêlé lui avait honte de son imperfection, et se sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé.
       Après deux années de ce qu'il percevait comme un échec, il s'adressa un jour à la vieille dame, alors qu'ils étaient près du ruisseau. «J'ai honte de moi-même : la fêlure sur mon côté laisse l'eau s'échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison. » La vieille dame sourit : « As-tu remarqué qu'il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu'il n'y en a pas de l'autre côté ?
       J'ai remarqué ta fêlure depuis longtemps ; j'ai donc semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais sans le savoir.... Pendant deux ans, j'ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table. Sans toi, sans ce que tu es, il n'aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison.»

***
       Nous avons tous nos propres manques, nos propres fêlures.
       Mais ce sont chacun de ces craques et chacun de ces manques qui rendent nos vies ensemble si intéressantes. Nous nous enrichissons mutuellement à découvrir ce qu'en elles il y a de bon.

       Donc, amis fêlés, passez tous une superbe journée et ne manquez pas d’admirer et de sentir les fleurs qui poussent sur votre côté du chemin !
***
       Je remercie vivement Bruno de Jessey qui nous’a adressé ce charmant morceau et j’encourage tous nos amis à nous envoyer, dans des genres différents, de petits documents dont, d’une semaine à l’autre, la diversité (fond et forme) fait une partie de l’intérêt.

       Une cinquantaine de billets de la semaine sont déjà parus et nos amis internautes peuvent les retrouver sur notre Site.
Les autres adhérents peuvent recevoir la liste des titres sur demande en joignant une enveloppe timbrée à leur adresse.
***

Lettre de France-Valeurs bimestrielle ISSN 1260 643 X
directeur de la publication: Jean Delaunay

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