Lettre de janvier 2006


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Lettre aux adhérents

FRANCE-VALEURS
a 20 ans…


Editorial

     En 1986, nous démarrions et le premier numéro de notre Lettre débutait ainsi :

Le bateau est à flot

« La première Assemblée Générale de notre association vient d'avoir lieu.
Des interventions des participants, il ressort :
- L'impression que notre mouvement vient à son heure et répond à un besoin.
- La volonté de beaucoup de se mobiliser pour contribuer au réveil des Valeurs fondamentales dans notre pays.
- Un consensus, d'une part, sur les Valeur retenues, d’autre part, sur la stratégie à mettre en œuvre, davantage inspirée des lois de la physique (tache d'huile et capillarité) que d'une action à grand spectacle.
- Un certain vertige cependant devant l'ampleur de la tâche à accomplir.
- La nécessité de rechercher, à la fois, des adhérents et des alliés, de trouver des ressources et, surtout, de former nos militants au combat des idées.
- L'intérêt majeur de concrétiser, dans des actions ponctuelles, visibles, notre souci général de promouvoir les Valeurs.

     Édité pour l’instant avec des moyens modestes, ce bulletin voudrait être le lien entre nous et un outil dans notre tâche quotidienne de « réveilleurs d'opinion ». Il est prévu de le diffuser tous les deux mois, avec une forme variable suivant la matière.
     Vous contribuerez à l’alimenter en nous adressant de courts articles, des idées, des exemples de succès ou d'échec dans l'action.
     Vous aurez également à coeur de diffuser notre manifeste et de nous suggérer la façon d'améliorer sa présentation.

     En conclusion, le navire « France Valeurs » vient d'être mis à l’eau ; il reste à compléter l'équipage (recrutement), à trouver le combustible pour faire tourner la machine (argent) et surtout à définir un programme de navigation...

     Entendons-nous bien ! France Valeurs n'est ni un bateau de croisière du haut duquel on regarderait le spectacle attristant du monde ambiant, ni un cuirassé chargé de pilonner au canon à idées les positions de ceux qui, selon nous, pensent mal !…

     Je l'imagine plutôt comme un bâtiment-école et comme un transport de commandos...
- Bâtiment-école car il s’agit d'abord de galvaniser nos adhérents, de les persuader que chacun a sa tâche à accomplir dans le combat actuel où se jouent le sort de notre société et celui de nos enfants...
- Transport de commandos car il nous faut aussi décentraliser nos équipes dans notre Pays, non pour poser des bombes, mais pour réveiller les Valeurs.

     Vous me direz si vous êtes d'accord avec cette vision des choses et ce qui vous manque pour jouer votre rôle de commando des Valeurs

Bon Vent au nouveau navire !
Bon courage à ses matelots. »
Jean Delaunay
***
Et Aujourd’hui ?

     Je trouve que ce texte fondateur reste d’une brûlante actualité. Le relisant 20 ans après, je ne le renie en rien - même si mes métaphores militaires sont un peu trop voyantes…

     Cela dit, la situation morale et psychologique de notre pays devient de plus en plus préoccupante. Le vertige que j’annonçais en 1986 saisit aujourd’hui les observateurs lucides de tous bords. Le besoin de réveiller les Valeurs s’avère de plus en plus pressant. La stratégie de tache d’huile et de capillarité nous parait rester la seule à appliquer en la matière et nous gardons la volonté d’afficher nos idées à travers quelques réalisations concrètes.
     Dans ce cadre, le bilan de fonctionnement de notre association est modeste. Ceux qui devaient se constituer en commandos de militants et recruter des adhérents se sont transformés, au fil des ans, en une poignée de sympathisants dont chacun fait ce qu’il peut dans un contexte de « tsunami » démographique, technique, politique, idéologique…

     Pour reprendre les termes de mon intervention de notre dernière AG 2005,
je ressens la satisfaction d’avoir réussi à mener, de façon modeste mais dans la durée, notre combat des idées grâce à un noyau de vrais amis que je remercie de leur fidélité, et en union avec d’autres associations de la même famille de pensée.
     Mais il me faut admettre
- que notre combat est inégal face à la puissance des médias et des groupes de pression;
- que nous n’avons pu mobiliser un grand nombre de nos concitoyens, faute, sans doute, de savoir assez manier les outils de communication modernes et que, notamment, nous n’avons pas assez recruté de jeunes, alors que c’est de leur avenir qu’il s’agit ;
( Il est vrai que le thème général des Valeurs n’est pas a priori de nature à attirer les fans de Star Ac’ !)
- et que nos sympathisants ne sont pas tous devenus des militant des Valeurs.

      Rien d’étonnant à cela : les Français sont individualistes et appartiennent à de multiples chapelles. Sous diverses influences, ce qui domine maintenant chez nous, c’est l’indifférence vis-à-vis des problèmes de fond, le matérialisme et le laxisme.
     Face à cette situation, je veux surtout regarder ce qui va bien et accompagner et encourager ceux qui appellent et préparent le retour du pendule vers le bon sens…
     Dans cet esprit, France-Valeurs continue…

      Cependant, à la veille de l’AG 2006, il ne s’avère pas possible, malgré une récente tentative, de renouveler notre bureau comme je le souhaite. Il nous faut donc nous adapter à la situation et d’abord nous économiser, à commencer par notre petite équipe d’animation.
Je vous proposerai donc, lors de l’AG du 23 Janvier prochain, de laisser à flot le bateau lancé en 1986 et de garder le cap mais de réduire la voilure pour réduire les frais de fonctionnement et moins solliciter nos dévoués bénévoles du secrétariat.

     A l’ère d’Internet, notre Site représente notre meilleur moyen de diffuser nos idées. C’est donc sur lui que nous concentrerons désormais nos efforts. Pour le reste, je proposerai d’abandonner notre local remplacé par une Boîte Postale et une adresse électronique.

      Il n’est pas question ni pour vous ni pour moi de céder au découragement. Je continuerai à barrer France-Valeurs tant que je pourrai.

      Le dossier joint vous propose une réflexion sur des sujets graves et actuels.

      Cela démontre que, grâce à vous, France-Valeurs continue.

      Merci de votre fidèle soutien et bonne année 2006.
Jean Delaunay

***


Crise des Valeurs, révolte des banlieues et Identité Française

La révolte des banlieues
     Participant à une récente émission radio sur ce thème, j’ai été traité par des auditeurs, tour à tour, (en substance), de « défenseur de la racaille » et de « réactionnaire borné ». J’en conclus que, refusant les généralisations hâtives et les faciles amalgames, je tiens à peu près le juste milieu.

Trois données de base

1/ Une maison bâtie sur le sable ne peut que s’écrouler, nous enseigne l’Evangile et, selon un dicton africain : «La forêt n’est jamais brûlée que par ses propres arbres... »
      La première cause de la récente crise de folie destructrice me paraît donc résider dans notre propre affaiblissement démographique, moral et spirituel.
      La crise des Valeurs se vérifie partout dans notre société : crise de confiance généralisée, crise de l’autorité, y compris de celle de l’Etat, de la famille, de l'éducation nationale, du patriotisme, de la religion...
      Avec leurs repères, les Français ont perdu leur énergie vitale.

      Sur ces décombres se développe une idéologie destructrice. Depuis 1968, elle nous interdit d'interdire. Elle revendique la liberté de faire n'importe quoi. Elle nous donne mauvaise conscience et sape tout ce qui se rattache au passé et souvent au bon sens...
      Avec d’autres facteurs, pub, émissions TV, sites Internet, chansons rap, jeux vidéo… entretiennent un climat de matérialisme, d’égoïsme, de scepticisme et de violence...

      Dans ces conditions, alors que les Français s’aiment si peu et aiment si peu la France, comment s’étonner que des immigrés imprégnés de cultures très éloignées de la nôtre, cherchent à profiter de nos avantages matériels mais hésitent à s’intégrer, refusent de le faire et même se révoltent contre nous car nous leur présentons une image de faiblesse peu attirante et n’avons guère de projet collectif d’avenir à leur proposer.

2/ Cependant, jeunes, nombreux et affamés, ceux du Sud continuent à affluer, attirés par notre richesse et notre vide démographique. Cette loi de nature est vérifiée par des siècles d’histoire humaine. Leur flux migratoire est de plus en plus difficile à canaliser.

3/ Le fait même que nous soyons en démocratie et que nous brandissions à tout moment les Droits de l’Homme nous rend vulnérables par rapport à ceux qui n’ont pas nos scrupules. Notre mauvaise conscience nous empêche, non seulement de faire usage de la force contre les trublions, (contrairement à ce qui se passe ailleurs), mais même de nous protéger efficacement, ne serait-ce qu’en durcissant nos lois et en fermant nos frontières.

      Sur ces facteurs de base se greffent d’autres éléments socio-psycho-politiques.

4/ Déception.
      En quittant leur milieu et en prenant beaucoup de risques, les immigrants croient trouver ici un paradis. Leur déception est d’autant plus grande en découvrant la difficulté pour eux de vivre chez nous (dans la légalité) et le peu d’intérêt que nous leur manifestons.

5/ Marginalisation
      Ils vivent ici coupés du reste de la population.
      En effet, nos pouvoirs publics les ont amenés par milliers dans des cités artificielles, loin des centres-villes. Les femmes surtout y connaissent un fort taux d'analphabétisme qui entretient leur marginalisation et le chômage. Restant entre eux, écartelés entre deux civilisations, ils habitent quand ils le peuvent nos HLM, bénéficient de nos soins médicaux et de nos allocations… mais n’adoptent fréquemment que l’apparence de notre citoyenneté. Ils connaissent et exploitent nos lois et règlements quand ils leur sont favorables. Mais ils récusent l’essentiel de notre héritage et gardent fréquemment leurs coutumes, leur culture et leur langue.

6/ Désoeuvrement, commerce illicite et délinquance
      Malgré beaucoup de réussites individuelles méconnues, trop de jeunes sont en situation d’échec : l’école les rebute et ils savent qu’il n’y a guère d’embauche régulière pour eux à l’issue. Leurs parents, souvent dépassés, ne peuvent les contraindre à étudier ou à travailler. Du coup, ils se rassemblent en bandes - où, comme partout, les plus mauvais font la loi - qui rivalisent dans la recherche d’aventures et de gains, notamment via la drogue, et règnent par la terreur dans les cités.
      Leurs exactions répétées et provocatrices amènent la répression (75% de la population pénitentiaire autour de Paris est d’origine immigrée). Malheureusement, ce qu’ils acquièrent en prison c’est un supplément de mauvaises habitudes - et une réputation de héros aux yeux des copains !

7/ Défiance mutuelle
      Cette situation suscite ici la crainte et le rejet des immigrés de plus en plus nombreux.
Cette défiance contribue à faire oublier par trop de nos compatriotes, d’une part, tout le sang versé depuis un siècle et demi pour la France par ses Tirailleurs et, d’autre part, la participation de tant d’OS et de mineurs recrutés dans le bled à notre développement.
      Les émeutes récentes exacerbent encore cette répulsion, ce qui entraîne du ressentiment, voire de la haine, de la part de ceux qui se sentent exclus de notre société « à 3 vitesses ».

8/ Rôle de la TV et de la musique
      Exactions, provocations, répression: la spirale funeste est amorcée ! L’exacerbation des passions est renforcée par des images de notre propre TV quand elle montre l’intifada palestinienne, les kamikazes Irakiens affrontant l’armée US et, chez nous, les jeunes caillassant nos pompiers…
      Le rap, entre autres, contribue à entretenir cette excitation !


9/ Propagande islamiste
      Sur ce terreau favorable (à majorité musulmane, c’est un fait !), certains imams (travaillant soi-disant à combler le vide existentiel de cette population) sèment une propagande islamiste qui accroît encore le trouble des esprits. Du coup, au lieu de leur faire horreur, le terrorisme fascine certains de ces jeunes alors qu’il fait peser une menace permanente sur nos démocraties…

10/ Soutien multiforme
      Des associations humanitaires soutiennent systématiquement les immigrés pour des motifs respectables mais c’est par idéologie, anticolonialiste notamment, qu’une partie de notre intelligentzia absout systématiquement les fauteurs de troubles. Quant aux Trotskistes, ils sont ravis de trouver dans les banlieues un nouveau prolétariat à récupérer.

11/ « Cet âge est sans pitié ». (La Fontaine)
      Les auteurs d’exactions récentes sont très jeunes et d’autant plus inconscients et cruels, comme les gamins sur les barricades de 1848 et 1871, et les enfants-soldats du Cambodge et du Rwanda... mais la jeunesse assure ici de grandes chances d’impunité.

12/ Manque d’attention et absence d’encadrement
      Quoique soucieux en théorie des Droits de l’Homme, nous ne nous sommes pas assez souciés de ces personnes qui auraient eu besoin qu’on s’occupe d’elles avec fermeté et bienveillance en respectant leur dignité. Ce sont en effet des populations turbulentes, fières et susceptibles qui respectent la force juste et méprisent la faiblesse bavarde.

13/ Incohérence de notre politique
      Vis-à-vis de l’immigration, elle oscille en effet, depuis 50 ans, entre refus de voir la réalité, faiblesse, générosité abusive et mal comprise et illusion démagogique.

***
      Ce bilan sommaire met surtout en relief notre propre faiblesse. Il est assez facile à établir. Autrement complexe et délicate est la construction d’un avenir qui repose sur des fondations solides et durables - et non sur des mesures d’opportunité.
***

Pour REBONDIR à partir de cette crise

Action vis-à-vis des populations d’origine immigrée

      Je m’en tiendrai ici à ce sujet à quelques vœux :
- celui qu’on ne se limite pas à des saupoudrages budgétaires, comme les politiques en ont trop souvent la tentation. On a sans doute déjà trop dépensé d’argent en pure perte, faute de réalisme, de bon sens, de volonté et d’un investissement humain suffisant.
- celui qu’on veuille faire régner l'ordre dans les cités et y reprendre l'initiative mais qu’on recherche l’adhésion des populations intéressées, à travers des mesures concrètes et visibles, soutenues par une action psychologique adroite.
- qu’on décide d’agir sur toutes les données à la fois pour montrer que le vent a tourné.
- qu’on développe l’engagement d’hommes et de femmes formés pour encadrer et animer ces personnes en les aidant à découvrir leurs devoirs de citoyen au-delà de leurs droits.
      Ces médiateurs, animateurs de clubs et de chantiers de travail joueraient dans les cités le rôle autrefois dévolu aux patronages, aux gardes champêtres, aux officiers SAS…
      Ils permettraient de généraliser les missions d'alphabétisation, complémentaires de l’exigence de parler français à imposer aux candidats à la naturalisation.

      La promotion de la femme me paraît une condition essentielle de la réussite de ce plan.
      Ce qui implique d’interdire des pratiques illégales ici : polygamie, séquestration, mariage forcé, excision…

      Un Service National rénové permettrait à nos futurs cadres de consacrer une partie de leur temps et de leur talent à l’éducation des jeunes en difficulté et de donner à ceux-ci une conscience accrue de ce que la France fait pour eux.
      Plusieurs pistes prometteuses ont été explorées récemment dans ce domaine. Il faudrait les exploiter.
      A titre d’exemple, le Père Petitclerc dirige, depuis des années, le Valdocco, une association d’insertion d’Argenteuil. Cet homme qui se consacre depuis des années au soutien des jeunes immigrés affirme, par ailleurs, qu'il faut les inciter à sortir de leurs ghettos. Cela suppose évidemment qu’on les y aide.
      Polytechnicien lui-même, il se fait aider, à temps partiel, par un certain nombre de ses jeunes camarades et d’autres étudiants qui découvrent la réalité humaine en donnant le meilleur d’eux mêmes.
      Pour de futurs grands patrons, c’est une expérience irremplaçable.


Action vis-à-vis de nous-mêmes

      L’action en direction des immigrés est cependant inséparable d’un effort sur nous-mêmes visant à relancer les Valeurs essentielles et à restaurer la confiance et une saine conception de l'identité française, bref à offrir à nos nouveaux concitoyens un projet de vie susceptible de les rassembler. Dans ce domaine qui est le sien, France-Valeurs, propose depuis 20 ans, avec d’autres, les voies d’une sorte de réarmement moral.

Promouvoir les Valeurs
      Elle nous paraît essentielle et devrait être menée en priorité en direction des jeunes.
L’Argumentaire de FV détaille les différents aspects de l’éducation à mener pour revivifier, entre autres, le courage, le sens de la responsabilité et celui de l’honneur, la générosité, le civisme, le respect de l’autorité, de la famille, de la patrie, et celui de la vie…

Réhabiliter le français
      La langue est un des éléments essentiels de l’identité de la France et le véhicule majeur de transmission de sa culture. Il s'agit à la fois de la réhabiliter en qualité et d'inciter tous ses habitants, à commencer par nos propres enfants, à la parler correctement.

Faire aimer l’Histoire
      La connaissance de l'histoire est aussi importante. Elle devrait être remise en honneur mais débarrassée de tous les éléments de mauvaise conscience qui la dénaturent actuellement car on ne peut condamner le passé avec nos idées de 2006.
      Il paraît en revanche inutile et dangereux de légiférer en la matière.

Rénover le Patriotisme

- La notion de Patrie a une dimension essentiellement affective.
- Dans ce domaine, la réalité doit être regardée en stéréo. L'amour de la patrie est compatible avec l’attachement à nos racines familiales et avec une certaine organisation politique de l'Europe.
- Ce qui en revanche pourrait faire problème, ce sont les déformations de l'idée de Patrie qui aboutissent parfois au mépris des autres hommes à travers un culte abusif rendu à la Nation.

      Chez nous, il s’agit plutôt d’aider les Français à regarder leur pays avec tendresse, les inciter à prendre conscience du bonheur exceptionnel de pouvoir vivre en France ! La philosophe Simone Weil disait : « Il faut donner aux français quelque chose à aimer : la France ! »

Exprimer notre gratitude envers les hommes qui ont fait la France
      L’amour des vieilles choses est moins important que la gratitude vis à vis de ceux qui nous ont précédés. Au fil des siècles, ils ont aménagé et agrandi, pour nous, notre coin de terre, au prix d’un labeur incessant. Le sentiment de solidarité verticale entre les générations est dans la nature profonde de l’homme et « le maintien du souvenir est un devoir envers l’avenir », dit Maurice Druon.

Montrer aussi notre reconnaissance envers les hommes qui ont défendu la France
      C’est de l’éducation civique élémentaire. Les enfants ont besoin d’apprendre à vivre ensemble en respectant un certain nombre de règles rendant la vie sociale possible. Ils doivent aussi comprendre qu’il leur faudra se dévouer pour quelque chose qui les dépasse, qui a existé avant eux et qui continuera après leur mort.
      Aimer la France, c’est garder pieusement la mémoire de ceux qui sont morts pour elle et être prêts à suivre leur exemple !

Rendre hommage à la France de la culture sous ses diverses formes
      Au delà de notre espace géographique, de nos monuments et de nos batailles, la France, c’est aussi notre culture, notre langue, nos modes de pensée et d'agir.

      C’est la somme de tous les labeurs manuels et intellectuels qui ont tissé progressivement cette trame aux multiples dimensions et couleurs qui constitue l’identité Française.

      C’est la prise en compte de notre immense capital spirituel, de tout ce que des Français ont fait de bien et de beau au long des siècles pour que les hommes soient davantage hommes, les chefs d’entreprise d’avant garde sur le plan social et les apôtres de la charité. Clemenceau disait : « La France, hier soldat de Dieu, aujourd’hui soldat du droit, sera toujours le soldat de l’idéal ... »

CONCLUSION

      Renan disait: « Une nation est une famille spirituelle, c’est un vouloir-vivre collectif, c’est un plébiscite de tous les jours » ... Redisons-le à nos concitoyens à qui on parle surtout de défense des intérêts catégoriels et des avantages acquis…

      Enseignons aux enfants que, comme disait Kipling : « Chaque sentinelle est responsable de tout l’empire. » et, comme on enseigne au CNPF, « Si vous ne dites pas vous-même ce qu’est votre entreprise, d’autres auront vite fait de dire à votre place ce qu’elle n’est pas ... »

      Ce qui est vrai pour l’entreprise l’est encore plus pour la France. Elle est souvent calomniée - même de l’intérieur. Elle donne aussi l’impression d’avoir perdu confiance en elle même. A tous ces égards, la Patrie est en danger. C’est à nous de la secourir !

      Travaillons y tous, tranquillement et sans extrémisme. C’est ainsi que nous contribuerons à rendre aux Français de souche et aux nouveaux venus la fierté d’être Français.
Jean Delaunay
***

Lettre de France-Valeurs bimestrielle ISSN 1260 643 X
directeur de la publication: Jean Delaunay

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