Lettre de mai 2005


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Lettre aux adhérents

Sans prétendre commenter ici la vie et la mort de Jean Paul II, je veux au moins souligner que son message élevé conforte, sous trois aspects au moins, nos mots d’ordre permanents:

1/ N’ayons pas peur d’afficher nos convictions, de dire ce qui nous fait vivre. Osons ramer - si nécessaire - à contre courant.
2/ Rappelons inlassablement ce que nous croyons être la vérité - et dénonçons le mensonge sous toutes ses formes.
3/ Travaillons inlassablement à essayer de tirer les hommes vers le haut.
(A la lumière de l’actualité, cela me paraît particulièrement important …)

***

Non à la violence

La dernière assemblée générale de France Valeurs avait conclu à la nécessité :
- d’une part de réviser et d’actualiser nos textes de base, notamment notre Argumentaire,
- d’autre part, de réaliser quelques actions concrètes.

S’agissant de ce dernier point, notre choix s’est porté sur une opération de prévention de la violence scolaire et périscolaire. Vous trouverez ci-joint une planche représentant en réduction une série d’affiches sur ce thème.
Il vous est demandé de les faire connaître.
      Cette action s’inscrit dans la ligne du Colloque organisé en 2000 par notre association sœur, la FIVA. Elle prolonge aussi le Prix « Non à la violence » décerné en 2001 et 2202 par la FIVA dont j’étais, dans l’intervalle, devenu président. Ce Prix visait à mettre en lumière et à récompenser des initiatives d’enseignants, d’associations ou de particuliers qui cherchaient à réduire ou désamorcer la violence des jeunes.

La FIVA disparue, nous reprenons ses objectifs en essayant d’aider, sous une nouvelle forme, les personnes et les groupes déterminés à lutter contre ce fléau social grandissant.

Nous nous sommes ainsi associés à la réalisation d’une série de quatorze supports visuels de grande qualité susceptibles de contribuer, à l’initiative des enseignants et éducateurs, à la sensibilisation des jeunes contre la violence.

      Les douze affiches destinées aux établissements publics et aux associations non confessionnelles figurent en réduction sur la planche ci-jointe. Deux autres affiches, d’inspiration Chrétienne, sont livrées sur demande, par exemple aux écoles libres.
      A noter que notre contribution financière nous donne droit de faire figurer le logo de France-Valeurs en haut de chaque affiche au format 50 X 70.

Il s’agit maintenant pour nous de faire connaître l’existence de ces affiches et la façon de les acquérir (bulletin de commande joint). Nous avons donc besoin de votre aide.
      Nous vous suggérons donc de présenter la planche jointe à des personnes susceptibles d’être intéressées par cette collection d’affiches: élus, responsables d’organisations socio-culturelles, maisons de jeunes, directeurs d’écoles, enseignants, éducateurs, associations, mouvements de jeunesse…
      D’autres planches pourront vous être adressées sur demande.

La diffusion de notre exposition contribuera à la fois à la lutte contre la violence et à la promotion de France-Valeurs.
      D’avance merci de votre action.

Jean Delaunay

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A propos de la dignité humaine

M. G. C nous écrit : « Quelle dignité peut-on reconnaître à un assassin ou un tortionnaire ? Quel respect peut-on témoigner à un escroc, à un tueur ou un violeur d'enfants ? Quel est donc le fondement de la dignité humaine ? Pascal nous dit : «Toute notre dignité consiste en la pensée» et encore : «Ce n'est point de l'espace que je dois chercher ma dignité mais du règlement de ma pensée.»… On pourrait ajouter « et du règlement de ma conduite».
     En fait la dignité de l'homme se mérite. Elle nous est donnée à notre naissance d'une façon virtuelle et nous avons le devoir de l'acquérir tout au long de notre vie pour devenir un homme. Dans une de ses tragédies, Voltaire a d'ailleurs écrit : « Les mortels sont égaux, ce n'est point la naissance,
c’est la seule vertu qui fait leur différence.»

Marie TERRENOIR, une jeune philosophe, lui répond :

L’humanité, une question de degré ?

    « C’est ce qui ressort de votre interrogation lorsque l’on pousse à son terme votre argumentation. Si «la dignité de l’homme se mérite», sur quels critères baser cette acquisition ? Le problème de cette logique n’est pas tant sa cohérence – il est évident que Dutroux inspire moins de respect que Pasteur - que l’arbitraire qu’elle suppose dans le choix des critères qui détermineraient la dignité humaine. C'est-à-dire, si la dignité se mérite, comment distinguer les hommes dignes des autres et quel est le statut de ces autres ? Sont-ils des sous-hommes ? Les enfants, les handicapés et les fous qui ne peuvent «régler leur pensée et leur conduite» sont-ils dépourvus de dignité ? Mais je suis sûre que vous voulez surtout vous élever contre une certaine idée de la tolérance bien dans l’air du temps. Au nom d’une dignité humaine mal définie, elle prétend interdire de juger les actes en s’appuyant sur un humanisme flou, plus nuisible finalement aux victimes qu’aux bourreaux. C’est sur une définition plus claire de ce qu’est la dignité que nous pourrons peut-être nous accorder.

Descartes institue en effet une hiérarchie dans les actions mais ne pense à des degrés de légitimité que dans la mesure où elles sont conformes à une nature qui, elle, ne s’acquiert pas. C'est-à-dire, si les actions peuvent être jugées dignes où moins dignes, c’est en fonction d’un statut premier de l’homme en tant que liberté transcendantale douée de raison. La dignité de l’homme, c’est la conformité à sa nature, qui, elle est acquise à tous. A la base de toute action, il y a ce qui ne peut être réduit à l’action : la nature humaine. Descartes dans le «je pense donc je suis», montre la présence à soi comme celle à une substance perçue en intériorité antérieure à l’action. En deçà de toute action humaine, il y a un être qui ne se résout pas dans ses actes, qui est homme en soi, donc qui est digne en soi.

Mais si je suis votre réflexion, «On ne naît point homme, on le devient , vous vous référez à une absence première d’essence humaine. L’humanité n’est pas donnée, elle doit se gagner. L’absence d’une humanité en l’homme qui a été pensée dans l’existentialisme est une définition possible de l’homme comme être qui doit se définir dans l’action. Pourtant, elle ne conduit jamais à dire que la dignité s’acquiert. Par l’action, l’homme se détermine plus ou moins adéquatement mais il me semble que l’action ne détermine pas entièrement l’homme. Sinon le bébé se résoudrait dans ses pleurs, le malade dans sa souffrance et le vieillard dans son inaction. La dignité humaine, c’est juste la pensée de l’humanité en tant que principe à respecter en chacun.
     Elle est ce par quoi les crimes peuvent être condamnés, les enfants et les faibles protégés.

Parce que chaque homme est homme, il est digne en tant que représentant de l’humanité.

Mais dire que l’homme est digne en tant qu’homme ne conduit pas à envisager tous ses actes sur un même pied d’égalité. L’assassin doit être condamné pour son crime, et comme vous le faites justement remarquer, la vertu se mérite, elle n’est pas acquise. Parler de dignité humaine pour tous n’enlève rien au devoir de se montrer digne. Cela permet au contraire de ne pas légitimer les actes qui portent atteinte à l’humanité de la victime.

Peut-être serez vous alors d’accord pour dire, qu’en ce sens, la dignité humaine est à respecter en chacun. Les actes n’instituent pas des degrés d’humanité mais sont plus où moins conformes à celle-ci et c’est à partir de là qu’ils pourront être jugés.»

***


Collectif « Oui à la famille ! Non à l'homofolie ! »
Communiqué ( extraits) :
courrier association PMN 14 rue Louis Blanc 75010 Paris

Bilan de la première phase de la campagne contre l'homofolie

L'appareil de campagne

Parti de rien, fin août, un véritable appareil de campagne a été monté, en s’appuyant sur quelques bonnes volontés.

    Le coeur de l'appareil a été constitué par une association nouvellement créée : «Papa, Maman et nous», car il fallait, pour diverses raisons, s'appuyer sur une structure juridique ayant toute visibilité et capacité à agir. J'en suis le président et cette association a regroupé, au départ, une quinzaine de personnes dont certaines spécialisées dans un domaine spécifique. D'autres avaient mission de «veiller» (observer au jour le jour l'évolution du projet de Loi et les réactions politiques, repérer les articles de presse, visiter certains sites Internet), d'autres encore assuraient la dynamique externe : donner des consignes, rédiger des déclarations, répondre aux courriels, aux coups de téléphones, susciter des relais de province, démarcher d'autres associations…

    C'est ce groupe qui a réalisé toutes les opérations de sensibilisation de l'opinion publique, des décideurs politiques nationaux et régionaux, et du clergé.

    Le réseau des régions est animé par une quarantaine de correspondants.

    Il faut mesurer à sa juste valeur l'investissement considérable réalisé en si peu de temps : investissement de bonnes volontés et de savoir-faire. Au démarrage, très peu d'entre nous avaient une expérience militante ; il nous a fallu apprendre à susciter l'adhésion, à mobiliser les énergies, à approcher les personnes-clés, à monter un site Internet et une base de données, à pratiquer les envois groupés à partir de mailings…

Quelques chiffres pour montrer l’effort réalisé par le Collectif :
- députés et sénateurs : près de 3 000 lettres postées et plus d'un millier de courriels,
- maires : 16 500 courriels, 23 000 fax, 700 lettres postées,
- clergé : une lettre postée aux 300 évêques de France et à 6 000 curés de paroisse,
- enseignement : 7500 courriels en deux fois à des établissements de l'enseignement libre,
- A.FC : quatre courriels successifs aux 420 associations locales,
- envois de la pétition par des institutions catholiques,
- démarches faites auprès d'une cinquantaine de médias amis,
- médias : 3 communiqués successifs par Internet à 450 médias répertoriés. 5 prestations sur Radio Courtoisie,
- site Internet du Collectif : entre 300 et 600 visites par jour,

Il faut ajouter à cela des milliers de lettres envoyées aux élus locaux et nationaux par les correspondants de régions et les membres des associations amies du Collectif.

Les résultats
    - Un début de sursaut encourageant, qui révèle une attente de la base, souvent trahie par ses représentants. Le Collectif continue à recevoir un courrier abondant.
    - Sous la bannière d’un Collectif de sensibilité chrétienne, nous n’avons pas craint de prendre l'initiative d'un combat de société dont les effets se font sentir au plan national.
    Notre position n'est pas une propriété privée ; au contraire, relevant du simple bon sens, elle peut être partagée par toute personne dotée d'une santé morale normale.
    Plusieurs communautés religieuses nous ont soutenu et ce combat a réuni des sensibilités différentes au sein de la chrétienté. Notons aussi l'appui d'une certaine presse catholique (L'homme nouveau, la Nef, Présent), et l'engagement, tardif, certes mais important, de la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques sous la pression de sections locales.
    - Le gouvernement a été conduit à des manoeuvres exceptionnelles pour contourner l'opposition : retrait du projet de loi initial et transfert de la majeure partie de ces dispositions dans un autre cadre et suppression du délit de «discrimination».
    Il a ainsi fourni la preuve de son inquiétude et il ne fait pas de doute que la démarche du Collectif y a été pour beaucoup.
- Des contacts positifs avec quelques députés et sénateurs et de nombreux maires, contacts qui pourront être bénéfiques lors des campagnes à venir sur le statut du couple homosexuel.

- La pétition n'a pas donné les résultats espérés. Actuellement, près de 35 000 signatures seulement (chiffre proche tout de même des 41 000 signatures contre l'entrée la Turquie dans l'Europe.) Il y a à cela plusieurs explications :
-- Les subterfuges du gouvernement ont brisé, par deux fois, un élan très prometteur en ses débuts. Première cassure : l’annonce de retrait du projet de Loi. La presse s’en est fait l’écho de façon mensongère, minimisant la portée du transfert des dispositions contestées dans le projet HALDE. La démobilisation qu'a entraîné cette information frauduleuse s'est révélée massive, beaucoup d'entre nous en ont fait personnellement l’expérience parmi leurs relations. Deuxième cassure lorsque le public a été averti de la réalité du nouveau projet ; le vote de l'amendement Garraud par la Commission des Lois de l'Assemblée Nationale a rassuré, bien à tort, les signataires potentiels de la pétition.
-- La réactivité redoutable d'un adversaire conforté au plus haut niveau de l'appareil politique ne s'est pas seulement manifestée par sa capacité de tromperie mais aussi par une rapidité surprenante, et peut-être sans précédent, à déclencher les mécanismes d’adoption des lois.
C'est à la sauvette que les transferts de textes ont été opérés et que les dispositions ont été modifiées et soumises à l'approbation d'hémicycles quasiment vides. Un vrai record qui témoigne de la peur du gouvernement et son acharnement à vouloir satisfaire la mouvance homosexuelle. Dans cette course de vitesse où l'initiative lui échappait, notre Collectif, aussi prompt qu'il ait été à réagir, n'a pu disposer du temps nécessaire à une information massive de la population.
-- La frilosité des grandes Associations qui auraient pu et dû relayer cette campagne et l'absence de soutien des autorités ecclésiastiques.

Malgré tout, avoir réuni en si peu de temps ce nombre de signatures constitue une belle performance pour une équipe disposant de moyens artisanaux. La pétition a été et demeure un moyen, pour beaucoup, de s'engager dans le combat. Le militantisme disparu depuis longtemps de nos milieux. Or 35 000 signatures représentent à peu près 2 000 personnes qui ont eu le courage de démarcher leurs proches pour obtenir leur signatures : c'est encourageant...

Nous avons donc résolu de relancer cette pétition, selon un modèle rectifié en fonction de l'adoption de la Loi HALDE. Nous avons du temps devant nous et devons l'utiliser pour arracher autour de nous un maximum de signatures, car il va bien falloir que le peuple Français dise si, oui ou non, il accepte que le mariage et la famille authentique ne soit désormais qu’une option parmi d'autres dans la France future. Nous ne connaissons pas d'autres formules pour lui donner la parole, en ces temps, qu'une pétition nationale.
     Contre le prosélytisme homosexuel, nous avons bâti ensemble un appareil de combat au service de la famille et de l'enfant ; il remplira sa tâche, s'il plaît à Dieu.

Alain Toulza

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Rappel
La loi portant création de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (HALDE) a été promulgué le 3/12/ 04 sous le numéro 2004 -- 1486, soit à peine sept jours après son adoption par le Sénat, et publiée au journal officiel numéro 304 du 31 décembre 2004.
     Nous ne sommes fixés comme objectifs de mener désormais toutes actions
-- de veille, d'information et d’alerte,
-- de conseil, de soutien et de mobilisation sur des objectifs spéciaux,
-- d’un groupe de pression auprès des autorités publiques
Le site Web ( www. non-a-l'homofolie. com) deviendra le support logistique de cette nouvelle étape
    La pétition nationale que nous avions lancée demeure d'actualité.
Envoyez-nous des signatures sans tarder.

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LA VIOLENCE : UNE FATALITE ? ET SI ON EN PARLAIT

France-Valeurs est associée à la réalisation d’une exposition thématique sur le thème de la «violence scolaire et périscolaire», destinée aux jeunes en général, et plus particulièrement aux élèves des collèges et lycées. Cette exposition comporte 14 affiches dont 12 figurent en réduction sur ce site.(Voir)

Cette action s’inscrit dans la ligne de notre Colloque FIVA «Non à la violence» organisé en 2000. Elle prolonge aussi notre Prix FIVA «Non à la violence» décerné en 2001 et 2002.
     Ce Prix visait à faire connaître et à récompenser des initiatives d’enseignants, d’associations ou de particuliers qui cherchaient à réduire ou désamorcer la violence des jeunes.
     Nous gardons les mêmes objectifs en essayant d’aider, sous une nouvelle forme, les personnes et les groupes déterminés à lutter contre ce fléau social grandissant.

De quoi s’agit-il ? D’essayer de faire prendre conscience aux jeunes que, s’ils sont parfois victimes de la violence, ils en sont aussi souvent les acteurs, par des mots, par des gestes, ou davantage…

Conçue par des professeurs et éducateurs de collèges et de lycées, cette série d’affiches représente un support à utiliser (dans la salle de documentation… dans chaque classe… à l’entrée de l’établissement…) qui :
- démonte le mécanisme de la violence, et explique simplement par quoi elle commence et comment elle s’exprime,
- propose, pour la contrer, une démarche positive ne culpabilisant pas les jeunes,
- utilise à cet effet un mode de communication simple, esthétique et fait pour durer,
- s’appuie sur des images de style moderne et des mots simples,
- facilite ainsi la prise de conscience des jeunes pour les engager dans la prévention…

Cette exposition est composée de 12 ou 14 affiches (1) imprimées sur papier 200 g et pelliculées. Son prix de vente unique est de

150 € TTC
( 100 € pour adhérents de FV )

Les affiches sont au format 50 X 70; elles portent naturellement le logo de France-Valeurs en haut de chaque affiche.
***

(1) 2 affiches supplémentaires d’inspiration Chrétienne sont disponibles pour ceux qui le souhaitent, notamment les établissements d’enseignement libre.

Bon de commande

Imprimer, remplir et retourner à France-Valeurs 3 rue Bernard de Ventadour 75014 Paris
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Planches supplémentaires (préciser le nombre)

Lettres à mes petits enfants sur des sujets qui fâchent
de Jean Delaunay 16 €

Femmes de soldats d’hier et d’aujourd’hui
de Jean Delaunay 24 €

Les dix piliers du renouveau
Argumentaire de France-Valeurs 6 € *

( * gratuit pour les personnes qui acceptent de réviser le document)

Correspondance avec France-Valeurs
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Lettre de France-Valeurs bimestrielle ISSN 1260 643 X
directeur de la publication: Jean Delaunay

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