Lettre de janvier 2005


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Lettre aux adhérents

Editorial

     Ce début d'année a été marqué par un épouvantable cataclysme. Son retentissement est d'autant plus grand qu'il est, pour la 1° fois dans l'histoire, fortement médiatisé, du fait notamment de la présence de nombreux touristes venant des pays riches au milieu de ces populations dont la précarité d'existence était autrefois ignorée.
     Analysé sous l'angle de France-Valeurs, cet évènement nous rappelle d'abord la vulnérabilité de notre condition humaine, au moment où nous serions tentés de croire que, parce que nous envoyons une sonde spatiale sur Titan, satellite de Saturne, et faisons naître artificiellement des êtres vivants, nous sommes les maîtres de l'univers.
     Corollairement et paradoxalement, il pourrait contribuer à nous ramener à l'essentiel. Au-delà de la légitime émotion, ce qui me paraît en effet admirable dans cette actualité, c'est le courage et la dignité de ces gens modestes, aux familles souvent décimées, qui ne pensent qu'à relever leurs ruines et rendre la vie de nouveau possible.
     Je salue aussi l'élan de générosité et de solidarité qui semble parcourir la Planète.
     Apparaît en même temps le besoin criant d'une autorité forte et compétente, à tous les échelons de responsabilité, pour organiser, animer et coordonner cette bataille pour la vie.
     Courage, dignité, générosité, responsabilité, autorité… ce sont précisément ces piliers qui permettent aux hommes et aux sociétés de tenir debout et au relèvement desquels France-Valeurs travaille depuis 20 ans.
     En toute humilité face à l'ampleur du désastre et à l'étendue de la tâche à accomplir, reconnaissons que ce drame justifie notre action au service des forces morales.

     Mais le drame de l'Océan Indien ne doit pas occulter la crise de notre pays.
Pour n'en citer que deux manifestations:
- La famille, chez nous, dit le Président des AFC, est "un géant sociologique et un nain politique". Son audience auprès des pouvoirs publics est en effet bien mince par rapport, par exemple, à celle des groupes de pression qui font voter la Loi contre l'homophobie...
- Le mensonge règne en maître, notamment sous la forme du politiquement correct.
Il y a des choses dont on a le droit de parler et des sujets tabou. 150.000 morts là bas, nous rappelait l'un de nos amis lors de notre Assemblée Générale, c'est moins que les 200.000 bébés tués légalement chaque année en France dans l'indifférence générale.
     De même et entre autres, est occultée dans l'opinion publique l'audace grandissante des revendications Islamistes sous bien des aspects de notre vie sociale…

     Mais il faut, en même temps, nous réjouir de ce qui va bien et une jeune journaliste nous en développe ci-contre un exemple.

     A nos amis que je remercie de leur fidèle soutien, j'adresse mes souhaits chaleureux de bonne année.
     Je leur suggère de continuer à ramer, fût-ce à contre courant, pour défendre et promouvoir ces Valeurs qui constituent ensemble la force morale de notre pays, inséparable de sa prospérité économique et de son rayonnement culturel.
Jean Delaunay
Président
***
L'Assemblée Générale 2005 de France Valeurs a eu lieu le 10 Janvier à Paris.
Le Procès-verbal de cette réunion figure ci-après.

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Le retour du bâton : Le point de vue du psychanalyste

par Axelle de Suremain

     La tentation disciplinaire flotte dans l'air du temps. Jamais autant de pavés anti-68 n'avaient été jetés dans la mare. Le succès des Choristes de Christophe Barratier, le retour aux exercices traditionnels prônés par l'Education Nationale, ou, plus récemment, les mérites de l'internat vantés à loisir dans l'émission de télé-réalité, Le Pensionnat de Chavagnes, en sont la preuve indiscutable. Et, plus que jamais, on se demande où va le monde si chacun fait et pense ce qu'il veut. A l'heure où l'on voit ressurgir les vieux débats sur l'uniforme et la mixité dans les écoles - que l'on pensait définitivement enfouis dans les tiroirs du bon vieux temps - il semblerait qu'il soit de moins en moins interdit d'interdire.
     Intox ou réalité ?… Telle est la question. Question sans réponse qui, quoi qu'il en soit, renouvelle les pensées et modifie les façons de faire. Sans vouloir pour autant en arriver à une société uniquement mue par des règles effectives et des sanctions dissuasives, les grands décideurs de notre temps voient d'un meilleur oeil les dites "Valeurs" de l'éducation d'antan.

     Premiers concernés par ce renversement soudain de la situation, les adolescents qui investissent nos écoles ne se disent pas mécontents de ce qui se trame de l'autre côté du tableau noir. 85% d'entre eux considèrent même que leurs professeurs préférés sont souvent les plus autoritaires. Plus que jamais, les jeunes gens manifestent apparemment un trop-plein de liberté et disent avoir besoin de se sentir encadrés.

     A trop vouloir privilégier l'autonomie des enfants, les aurait-on abandonnés à des angoisses ingérables ? C'est justement une des questions que nous avons posée à Tony Anatrella, psychanalyste de renom et spécialiste de l'adolescence, qui donne, partout en France, des conférences sur le sujet…

Axelle. Le retour aux sources et à l'autorité semble être "le mot d'ordre généralisé" de ces derniers mois. Quel regard portez-vous sur cet apparent revirement de situation, sur ce "retour aux Valeurs" dont parlent tant les médias ?

     Tony Anatrella
: " L'autorité est nécessaire dans le développement psychologique des enfants et des adolescents. Son absence dans la vie éducative, sociale et politique favorise les agressions et les transgressions de tous ordres. C'est à cause d'idées pseudo-pédagogiques et de lois d'orientation que l'autorité scolaire a été altérée. Elles ont mis, à tort, l'enfant au centre du système éducatif à la place du savoir et des règles. Peu à peu, la Loi a également disqualifié les adultes qui devaient la représenter. Devant cette carence provoquée par des décisions politiques et les dégâts qui en découlent, il faut à présent faire appel à la police pour éduquer au respect des règles civiles, comme si parents ou enseignants n'en étaient plus capables, à l'école et dans la famille.

A. Beaucoup "d'anciens" racontent qu'autrefois, les enfants étaient des enfants, et les adultes, des adultes. Chacun avait sa place. Pensez-vous que l'on demande aujourd'hui aux enfants (et aux adolescents) de devenir trop grands, trop vite ?

     T.A.
Bien sûr nous sommes dans la confusion des places. Ainsi, les adultes s'identifient aux enfants et aux adolescents, alors que les jeunes ont besoin de s'identifier aux adultes pour grandir.
     La jeunesse est devenue une référence normative pour tous les âges de la vie quant à la façon de se comporter, de s'habiller et de parler.
     Dans ce système, nous sommes tous infantilisés et plus personne n'est véritablement à sa place et dans son rôle. Par ailleurs, on empêche les enfants de vivre leur enfance ; les adolescents sont considérés trop tôt comme des adultes et les adultes eux-mêmes ne savent plus se situer comme éducateurs. En supprimant les étapes de l'enfance, on crée des précocités affectives et intellectuelles qui débouchent sur toutes les immaturités observées chez les 25/35 ans. Les enfants comme les adolescents sont "surstimulés" et l'on s'étonne ensuite de voir des personnalités agitées, déconcentrées et angoissées. La situation est paradoxale : on fait grandir trop vite les enfants ; les jeunes adultes ont du mal à se dégager de l'adolescence, pendant que des adultes, au seuil de la soixantaine, divorcent pour "refaire" une autre vie sentimentale souvent sur des bases régressives et immatures…

A. Nous semblons être entrés dans l'ère de la justification, où les jeunes doivent avoir, quelles que soient les circonstances, leur mot à dire sur tout. N'y a t-il pas un ordre "physiologique" de l'éducation à rétablir ?

     T.A.
Il est vrai que le discours social, médiatique et publicitaire en particulier, place les jeunes en position de prescripteurs des comportements adultes. Il me paraît inquiétant de mettre des jeunes en position d'évaluer et d'orienter les attitudes des adultes. Une fois de plus, c'est le monde à l'envers où l'on transgresse la différence des générations. J'observe, dans mes consultations, que ce sont souvent les enfants et les adolescents qui doivent faire la leçon aux adultes lesquels ne savent pas toujours tenir compte des réalités et des besoins éducatifs de leurs enfants. Ces derniers sont trop impliqués comme confidents et conseillers alors qu'ils ne sont pas à égalité psychologique avec les adultes. Les enfants n'ont pas à porter toutes les difficultés de la vie ; c'est aux adultes de savoir les protéger des préoccupations qui ne sont pas de leur âge.

A. Plus que jamais, la société est aujourd'hui basée sur le dialogue et la négociation. Est-ce bon, selon vous, que l'adolescent ait perpétuellement l'occasion de discuter les décisions? L'autorité doit-elle être discutable pour favoriser l'épanouissement de l'adolescent ?

     T.A.
Il est nécessaire de dialoguer et d'échanger avec les adolescents. Néanmoins, la relation éducative ne saurait se confondre avec une relation de négociations. Tout ne se discute pas et les adultes n'ont pas en permanence à justifier leurs attitudes et leurs exigences pédagogiques. Sinon, les adolescents finissent par croire que tout est malléable et flexible selon le bon vouloir de chacun. C'est ainsi que l'on prépare des frustrés et des sujets qui ne savent pas s'adapter aux réalités. Les adultes doivent accepter d'exercer leur autorité afin de permettre à des jeunes de s'insérer dans le réel. L'épanouissement personnel ne se réalise pas en dehors des règles et ne peut pas être recherché pour lui-même ; il est toujours la conséquence de ses actes et du travail accompli. Les interdits sont structurants.

A. Par définition, lorsque l'on est autonome, on n'est plus un enfant. À trop vouloir privilégier la liberté des adolescents, les aurait-on abandonnés à des angoisses ingérables ?

     T.A.
Il s'agit plutôt d'une fausse liberté qui laisse croire que l'on peut faire tout et n'importe quoi. Si les adolescents sont abandonnés à eux-mêmes, il n'est pas étonnant de voir se développer chez eux des angoisses, des incertitudes, des hésitations et un doute d'eux-mêmes qui se prolongent tardivement, au point qu'ils ont du mal à choisir ce qui leur convient.
     Être libre signifie chercher ce qui est valable et positif pour soi et les autres, et non pas agir selon les envies du moment. Les modèles sociaux de ces dernières années ont voulu favoriser l'autonomie précoce des jeunes enfants dès l'école maternelle.

     Or, s'il est indispensable d'apprendre aux enfants à assumer ce qu'ils font et de les rendre capables d'initiatives, cela ne veut pas dire qu'il faille les rendre autonomes, comme si tout reposait sur leurs épaules. Cette autonomie prématurée favorise, au moment de l'adolescence, des conduites de dépendance avec la drogue, l'alcool et des relations de couples précoces où l'on cherche à se rassurer. L'éducation contemporaine fabrique des personnalités qui ne sont pas psychologiquement autonomes et qui sont dépourvues de racines morales et intellectuelles.
     Elles sont donc à la merci de la dernière idée à la mode inculquée par les médias.

A. Comment donner aux jeunes des repères fiables sans leur donner le sentiment d'être embrigadés? Comment créer, en somme, les conditions d'une éducation positive pour le jeune lui-même, comme pour le bon fonctionnement de la société ?

     T.A.
Il est important que les adultes, qu'ils soient parents ou éducateurs, aient conscience de la nécessité de transmettre des repères qui existent. Il n'est pas utile de chercher sans cesse à réinventer. Ces repères sont une école pour apprendre aux adolescents à devenir libres ; ils sont également une source de sécurité pour eux. C'est pourquoi toute transgression doit être sanctionnée. Je vois de plus en plus de jeunes venir à ma consultation pour me dire : "Apprenez moi à me gouverner, mes parents ne savent pas le faire !". Ils sont eux-mêmes en demande d'exigences qui les aident à grandir. Il est toujours préférable de se confronter aux jeunes, dans la justesse des propos et des décisions éducatives, que de pratiquer la politique de la chaise vide dont on connaît les effets déstructurants sur les personnalités juvéniles."
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Livres recommandés

     Le livre de Jean Delaunay : "Femmes de soldats d'hier et d'aujourd'hui " vient de recevoir le Prix Raymond Poincaré, décerné par l'Union Nationale des Officiers de réserve.
     Rappelons qu'il est paru aux éditions Christian 14 rue Littré 75006 Paris
     Tél. 01 45 48 49 79. N° ISBN 2- 86496 - 125 - 3 (319 pages 24 €)

     Faire connaître ce livre est une bonne occasion de rendre service à France-Valeurs car, d'une part, les droits d'auteur seront reversés à l'association et que, d'autre part, l'ouvrage renferme un encart d'information sur France-Valeurs

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" Ma vie vous appartient "
     Au décès de sa mère, une de nos amies, Annick Bézard, fille d'un officier mort en déportation, a trouvé un carton plein de lettres de ses parents. Elle en a tiré la matière d'un très beau livre publié également aux Editions Christian, 14 rue Littré Paris.
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" Jérôme Lejeune "
     La première biographie du grand savant qui a découvert, entre autres, la Trisomie 21. Par Anne Bernet, Presses de la Renaissance, 486 pages, 23 € , ISBN 2-7509-00296-8

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Procès Verbal de l'Assemblée Générale de France- Valeurs

     L'AG a eu lieu le 10 janvier 2005 à 15 h dans les locaux de l'Association.
Après avoir accueilli et remercié les participants et les adhérents qui ont adressé leur pouvoir, Jean Delaunay, président, a fait son rapport moral, puis F.Jacquemet, trésorier, a exposé la situation financière et A.Bouvet a commenté le fonctionnement du Site Internet de FV, avant que ne s'instaure un débat.

Rapport Moral du Président

     " France-Valeurs entre dans sa 20° année puisque nos statuts ont été déposés début 1986. Je rappelle que j'ai créé notre association à la suite de la parution en 1985 de mon premier livre " La foudre et le cancer ".
Il concluait, à propos de défense nationale, à la nécessité prioritaire de renforcer nos forces morales.
     Dans cet esprit, nous avons publié, depuis 20 ans, un grand nombre de lettres et d'articles et j'ai fait de nombreuses conférences.

     A ces occasions, nous voulons, d'abord, dénoncer certains maux de notre temps, notamment ce qu'il faut bien appeler la subversion des idées, des valeurs et des moeurs.
     Elle s'exerce, entre autres, à travers une véritable orchestration médiatique qui, exploitant des mythes comme ceux de l'évolution inéluctable de la société et du progrès de l'homme, définit et diffuse ce qui est politiquement correct.
     La récente campagne contre la soi-disant homophobie en est un exemple. Mais les attaques contre le mariage et la famille traditionnelle, la banalisation de l'avortement, la préparation sournoise des esprits à l'euthanasie et aux manipulations génétiques, l'éducation sexuelle orientée, à l'occasion notamment des campagnes de prévention du SIDA, en sont d'autres manifestations. C'est aussi vrai, dans d'autres domaines, de l'orientation idéologique de l'enseignement de l'histoire et de la littérature, au dévoiement de l'art… Dans un de ses derniers blocs-notes du Figaro, Ivan Rioufol écrit : "Une haine de soi, alimentée par un matraquage obligeant à la repentance a culpabilisé une partie de la société. Elle hésite à défendre ses valeurs de peur d'apparaître traditionaliste aux yeux de la bien pensance." A cet égard, Gustave Lebon écrivait déjà en 1895 : " La puissance des mots est si grande qu'il suffit de termes bien choisis pour faire accepter les choses les plus odieuses." De même, Louis Pauwels: "La dictature montante du politiquement correct est effrayante. La liberté d'esprit n'est plus tolérée. Il est de plus en plus difficile d'être un atypique, un marginal." Pauwels est mort en 1997, que dirait-il aujourd'hui, alors que la Loi instaure une sorte de police de la pensée et de la parole !
     Premier acte de notre action, donc, la dénonciation (sans extrémisme) du mensonge et du terrorisme intellectuel. En corollaire, nous nous ferons un devoir de continuer à dire ce que nous croyons vrai.
     Mais nous voulons surtout faire œuvre positive en montrant qu'il est non seulement nécessaire mais possible de réhabiliter les Valeurs de base, celles qui permettent à l'homme de tenir debout et qui sont comme les piliers de la société.

     C'est essentiellement une affaire d'éducation, et chacun des chapitres de notre argumentaire insiste sur une éducation globale aux Valeurs, une éducation fondée sur le bon sens et sur le courage d'exercer ses responsabilités.
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     Pour diffuser nos idées, en plus de notre Lettre bimestrielle et de notre argumentaire, nous avons mis sur pied un Site Internet que, semble-il, de plus en plus de visiteurs découvrent et apprécient.

     Par ailleurs, nous avons, chaque fois que possible, uni nos forces à celles d'autres associations, par exemple pour déposer des recours en Conseil d'Etat contre des dispositions législatives ou réglementaires qui nous paraissaient aberrantes (s'agissant par exemple de l'éducation sexuelle des enfants)ou pour déposer des pétitions en direction des pouvoirs publics.
     Tout dernièrement, les membres de France-Valeurs ont signé en grand nombre et fait signer la pétition " Oui à la famille ! Non à l'homofolie !" que nous leur avions adressée en Novembre. Certains d'entre eux ont même recueilli des dizaines de signatures. Qu'ils en soient ici remerciés.
     La Loi est pourtant passée grâce à des amendements extrêmement ambigus. Une grande vigilance s'impose donc.
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A l'approche de notre 20° anniversaire, je ressens à la fois

- La satisfaction d'avoir réussi à mener, de façon modeste mais dans la durée, ce combat des idées, à la fois offensif et défensif, grâce à un noyau de vrais amis que je remercie de leur fidélité. Parmi eux, je rends un hommage particulier à mes précieux collaborateurs directs sans le dévouement opiniâtre desquels FV n'existerait pas.

- et le regret de n'avoir pas su mobiliser un plus grand nombre de nos concitoyens, faute, sans doute, de savoir assez manier les outils de communication modernes.
     - celui aussi de n'avoir pas assez recruté de jeunes, alors que c'est de leur avenir qu'il s'agit. Il est vrai que le thème général des Valeurs n'est pas a priori de nature à attirer les fans de Star Ac' !
     - celui enfin de n'avoir pas su convaincre assez nos sympathisants de devenir des militants des Valeurs.

     Les Français sont individualistes et appartiennent à de multiples chapelles. Sous l'influence désastreuse des médias, l'indifférence vis-à-vis des problèmes de fond, le matérialisme et le laxisme rongent beaucoup d'esprits. Je le déplore mais c'est ainsi.
     Face à cette situation, et sans m'attarder à des regrets stériles, je veux surtout regarder ce qui va bien et accompagner ceux qui appellent et préparent le retour du pendule vers le bon sens dans un certain nombre de domaines.
***
     Dans cet esprit, il faut songer à l'avenir immédiat.
     Les deux années précédentes ont été consacrées notamment à mettre sur pied et rendre opérationnel notre Site Internet. J'en rends grâce à André Bouvet.

     Pour 2005, je vous propose une double ligne d'actions :

o Rafraîchir nos documents de base, l'argumentaire notamment, que l'on pourrait envisager d'éditer, en le fusionnant peut-être avec des éléments de mes Lettres à mes petits enfants. Certains chapitres de ces ouvrages me semblent avoir déjà vieilli et méritent d'être relus et complétés à la lumière de l'actualité. Il faut d'abord nous en répartir la lecture attentive et critique. Le secrétariat est prêt à accueillir vos candidatures.

o Lancer des actions concrètes en rapport avec les Valeurs, susceptibles à la fois d'être utiles à la société et de faire parler de nous, pour étendre notre influence.

     Un exemple de ces actions possibles concerne une campagne de prévention de la violence à l'école. Déjà, en 2 000, j'ai, en tant que vice-président de la FIVA, contribué à monter un colloque sur ce thème, et à organiser dans la foulée, en 2001 et 2 002, deux prix "Non à la violence" pour récompenser des initiatives d'enseignants, d'associations spécialisées et d'individus, visant à limiter la violence scolaire et périscolaire.
     Ce thème restant, hélas, d'une brûlante actualité, FV pourrait le reprendre en proposant par exemple aux écoles, à bas prix, (le reste de la dépense étant cofinancé par nous et par un sponsor ) des panneaux ou des vidéo illustrant le danger et la vanité de cette violence.

     Tout cela implique de dépenser notre argent et le trésorier vous proposera tout à l'heure de l'autoriser, sachant que l'argent de FV est fait pour être dépensé utilement.

     Tout cela réclame aussi et surtout des hommes ou des femmes qui acceptent de travailler avec nous et de prendre en charge une partie de nos projets.

Que ces personnes là veuillent bien se manifester. Il n'est pas nécessaire qu'ils habitent la région parisienne, ni qu'ils aient accès à Internet. Je les en remercie à l'avance.
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Rapport du Trésorier
Fréderic Jacquemet a présenté et commenté à l'AG le détail des comptes de l'exercice 2 004. L'assemblée a approuvé ces comptes, félicité le trésorier de son dévouement efficace et autorisé l'engagement des dépenses précédemment évoquées.
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Site Internet
     André Bouvet explique et commente l'activité de notre Site depuis un an. Le Président intervient en disant : "Bien que certains membres âgés de l'association n'aient sans doute pas encore assimilé la culture Internet, ils doivent savoir qu'il s'agit d'un outil de communication révolutionnaire que les jeunes manient avec dextérité et qui offrent de précieuses occasions de diffuser nos idées.
     Notre Site permet en effet de consulter la totalité de nos Lettres et notre Argumentaire. Les visiteurs y accèdent soit directement, en tapant notre adresse, soit indirectement en recherchant par exemple le mot courage ou le mot civisme à travers un moteur de recherche qui les aiguille vers la partie correspondante de notre documentation.
     Moyennant quoi, plusieurs milliers de personnes de tous les pays du monde ont déjà pris contact avec nous. C'est l'un des grands mérites d'André Bouvet, notre dévoué maître d'œuvre, d'avoir agrémenté notre site, plutôt sévère quant au fond, en lui incorporant un certain nombre d'accessoires (rappel de dates historiques, citations, cartes de géographie…) et placé un certain nombre de lienssusceptibles d'attirer le chaland.
     Dans ce domaine, il s'agit d'une création continue car les visiteurs s'attendent à y trouver chaque jour quelque chose de nouveau. Nous sommes à l'affût d'idées nouvelles émanant notamment de jeunes.
     Nous demandons par ailleurs à nos amis de contribuer à alimenter et à animer notre forum. Il serait ainsi souhaitable que chaque adhérent de FV intervienne (ou fasse intervenir quelqu'un de son entourage) une fois par semaine sur notre forum. C'est la condition nécessaire pour que l'association soit prise au sérieux en tant que mouvement vivant."
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Débat
     Un tour d'horizon débute alors où chacun a l'occasion de s'exprimer.
Plusieurs personnes offrent de participer à la révision de nos documents.
M. Séguin renouvelle son offre de participer davantage à l'émission de Radio Courtoisie.
M.Philippe Delaunay voit dans l'actualité de nombreux exemples de comportement de nature à illustrer notre conception des Valeurs.
M. Pillet insiste sur l'importance fondamentale du respect de la vie, en tant que Valeur.
M de Lorgeril approuve l'idée d'un engagement accru et concret de FV dans la dissuasion de la violence scolaire et périscolaire.
A propos de l'aide aux victimes de la catastrophe récente et après discussion, il est décidé de ne pas prendre d'initiatives au nom de FV dans ce domaine où il y a déjà trop d'intervenants. En revanche, on est unanime à penser que chacun doit intervenir en favorisant notamment tout ce qui peut aider les enfants orphelins à se réinsérer sur place, ( parrainage ) plutôt que les faire venir en Europe.
     L'idée est lancée d'un Label France-Valeurs à créer. Il paraît impossible de l'appliquer, comme le propose quelqu'un, à des associations caritatives qui ont fait la preuve de leur efficacité et de leur sérieux. En revanche, il pourrait contribuer à regrouper toute une famille d'associations appartenant à la même école de pensée.

     Une idée centrale a cependant dominé les débats, c'est l'encouragement nécessaire au service et au bénévolat sous toutes ses formes. Plusieurs exemples d'actions concrètes accomplies par les assistants à l'AG sont cités : action caritative au profit des pauvres et des personnes âgées, scolarisation des enfants d'immigrés, mais aussi entretien des sentiers de grande randonnée, aménagement de parcours de promenade culturelle et philosophique.

     Il reste cependant à trouver des personnes - des jeunes notamment - susceptibles de nous aider à animer périodiquement notre Forum. C'est à cette recherche que le Président invite les participants en les remerciant de leur présence.
     La séance est levée à 17 H 30.
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Lettre de France-Valeurs bimestrielle ISSN 1260 643 X
directeur de la publication: Jean Delaunay

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