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Le billet de la semaine
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De Gabriel à l’Arche de Zoé, proposition constructive
pour pallier nos contradictions éthiques !

14/11/2007
       On vient de faire naître notre arrière petit fils Gabriel à 5 mois 1/2 car la vie de sa maman et la sienne étaient menacées. A l’arrivée, il ne pesait que 750 grammes et, quoi que bien entourés par la famille et encouragés par des médecins au grand cœur, ses parents étaient légitimement inquiets pour son avenir… Pourtant, depuis 15 jours, il s’accroche : il veut vivre !…

       Il se développe régulièrement grâce au lait de sa mère qu’on prélève 6 fois par jour…. et surtout grâce à l’amour qu’elle lui témoigne en lui susurrant des mots tendres à travers un micro et en le caressant à travers des hublots percés dans sa coquille transparente.

       Ses infirmières maîtrisent autour de lui un assemblage extraordinaire de fils et de tuyaux qui l’aident à respirer, le nourrissent, lui apportent les compléments nécessaires et contrôlent à chaque instant ses paramètres vitaux…. Bref, comme tous ses contemporains des pays riches, nés dans des conditions hasardeuses, ce petit bout d’homme bénéficie déjà d’un environnement de cosmonaute et mobilise toute une équipe de pointe dont il faut saluer le dévouement et la compétence…

       Cette aventure médicale et familiale me remplit de joie et d’espérance car, comme les autres bébés (nés à terme ou non), Gabriel est unique. Sa vie, comme toutes les vies humaines, est sans prix et rien n’est trop beau pour la conserver. Bravo donc aux équipes françaises de néo natalité !
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       Je souffre d’autant plus de savoir que, dans d’autres lieux, d’autres praticiens, aussi compétents, consacrent une partie de leur activité à anéantir d’autres jeunes vies, elles aussi pleines de promesses. J’entends bien dire que leur intervention aseptisée est sans danger pour les femmes qui ont choisi l’IVG, par rapport aux sordides pratiques ancestrales des faiseuses d’anges d’autrefois. Je sais aussi qu’elle veut répondre à la situation de détresse de jeunes femmes souvent abandonnées et livrées à elles-mêmes. Je déplore cependant que, banalisée, elle soit aussi demandée par certaines autres pour convenance personnelle. Il reste, qu’en soi, l’avortement est un acte moralement mauvais, et que les femmes qui en sont victimes sont souvent marquées à vie dans leur psychisme.

       La déplorable affaire des enfants du Darfour qui a fait la Une de tous nos journaux a notamment mis en lumière le désir d’enfants de certains couples de chez nous. Ils ne reculent devant aucun obstacle et aucune dépense pour accueillir, en vue de l’adoption, un enfant même issu d’un milieu culturel très différent – et ce, en sachant les risques administratifs et éducatifs qu’ils courent.

       Un processus bien plus simple et plus humain est aujourd’hui trop peu utilisé. C’est celui d’encourager et d’aider certaines jeunes françaises, qui se trouvent enceintes dans des conditions difficiles, à mettre leur enfant au monde en vue de l’offrir (éventuellement) à l’adoption. Cette démarche respecte à la fois l’éthique et la loi naturelle. Nous savons tous qu’elle fait souvent le bonheur d’un enfant et de ses parents de choix. C’est pourquoi je suggère que les médias en parlent autant que de la désastreuse bévue de l’Arche de Zoé.
Jean Delaunay

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