http://www.francevaleurs.org

Le billet de la semaine
Retour
Amitié franco-américaine
11/07/2007
       Au lendemain de la fête nationale des Etats-Unis d’Amérique, à la veille de notre 14 Juillet, et au moment où beaucoup de voix françaises accablent le Président Bush, victime de son malencontreux engagement en Irak, il n’est pas mauvais de nous rappeler les grandes heures de l’amitié franco-américaine.
      Après des années de sanglante rivalité entre les français implantés au Canada et en Louisiane et les anglais établis majoritairement sur la côte est de l’Amérique du nord, le traité de Paris de 1763 marquait la fin de la Guerre de sept ans et consacrait l’abandon par la France de ses ambitions américaines. Les colonies anglaises d’Amérique ne tardèrent pas cependant à secouer leur joug et, le 4 Juillet 1776, se déclarèrent en rupture avec la Grande Bretagne. Ce fût le début de la Guerre d’Indépendance à laquelle participa un contingent de l’armée française avec Rochambeau et La Fayette. Elle aboutit à l’Indépendance des Etats-Unis proclamée à Paris en 1783.
       Le XIX° siècle devait voir le phénoménal développement des USA, marqué à la fois par la découverte et la mise en valeur de fabuleuses richesses naturelles, dans le cadre de la conquête de l’Ouest, et l’arrivée de millions d’émigrants venus non seulement d’Europe (Irlande et Italie notamment) mais aussi d’Extrême Orient.
       L’horrible Guerre de sécession 1861-1865, provoquée par la rivalité entre le nord et le sud, notamment autour de l’esclavage, devait marquer la prééminence du nord et l’émancipation des noirs.
       Au début du XX° siècle, les USA étaient déjà une puissance de premier plan. Ses dirigeants étaient cependant tiraillés entre l’isolationnisme et l’intervention dans les affaires du monde. Il s’ensuivit que, en 1914 quand éclata la «Grande Guerre», les USA restèrent neutres avant de choisir de s’engager en 1917 aux côtés des Franco-Anglais. C’est l’époque du «La Fayette, nous voici !» Le choc psychologique créé par leur arrivée fut énorme et contribua largement à la victoire du 11 Novembre 1918.
       Cette victoire, l’attitude isolationniste du Congrès Américain devait cependant contribuer à en limiter les effets, facilitant dès lors (conjointement avec la faiblesse coupable des gouvernements français et anglais) les plans sinistres d’Hitler et rendant possible la 2° Guerre Mondiale.
      Restés neutres jusqu’à l’attaque japonaise de Pearl Harbor (7 décembre 1941), les Etats-Unis se jetèrent alors dans un effort de guerre phénoménal, humain et matériel. Il leur permit de mener de dures opérations aéronavales et terrestres sur 2 fronts à la fois et notamment de préparer et d’exécuter 2 débarquements, en Manche, le 6 Juin 1944, et en Méditerranée, le 15 Août, préliminaires à notre Libération.
      Modeste témoin de celle-ci, je tiens à rappeler, non seulement que ce sont des soldats américains qui, avec les anglais, prirent d’assaut les plages normandes fortement défendues, mais aussi à faciliter, à soutenir et à encadrer la Libération de Paris et de Strasbourg par notre 2° DB. Il en va de même pour l’action de notre 1° Armée en Provence, dans la vallée du Rhône et en Alsace. A cette époque, tout notre matériel, nos rations, notre habillement étaient made in USA. L’appui aérien et la logistique étaient américains et les GI tombèrent nombreux en combattant à nos côtés.
       L’aide Américaine ne devait pas en rester là et, la guerre finie, c’est le Plan Marshall qui permit à notre pays de se relever de ses ruines.

      Au lendemain de la fête nationale des USA de 2007, ma génération a donc à cœur de rappeler à nos jeunes que, s’ils sont libres aujourd’hui, ils le doivent, non seulement au Général de Gaulle et à ses soldats, ceux de l’ombre et ceux en kaki, mais aussi à la somme extraordinaire des sacrifices consentis à notre profit par nos amis, les citoyens des USA, sur les plans humain, financier et industriel.

      Pour découvrir un peu mieux les USA et l’esprit Américain, je suggère à nos jeunes de regarder le Site ci-dessous. Il en vaut la peine.
Jean Delaunay



haut de la page
Retour