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Le billet de la semaine
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L’EAU
13/06/2007
      La langue est « La meilleure et la pire des choses », disait Esope. On pourrait en dire autant de l’eau. Elle est notre amie bienfaisante quand elle apaise notre soif, rafraîchit notre corps, féconde nos jardins. Elle devient notre ennemie quand elle vient à manquer ou, au contraire, quand elle envahit nos champs, nos rues et nos maisons et véhicule des maladies.
      Les rapports des hommes avec cette substance liquide et incolore que nous appelions H²O au lycée sont complexes. Certes, nous ne sommes pas responsables de la pluie et du beau temps mais nous contribuons à changer le climat quand nous rasons les forêts, quand nous urbanisons à tour de bras, quand nous émettons du gaz carbonique...
      Par ailleurs, l’explosion démographique des pays pauvres et les nouvelles façons de vivre des riches ont bien plus que centuplé nos besoins en eau.
      D’où l’un des paradoxes majeurs de notre monde : manque d’eau ici, gaspillage éhonté là, inondations fréquentes, pollution de rivières et de nappes phréatiques et endémies consécutives, notamment dans les régions les plus déshéritées.
       Face à une situation aussi complexe, chacun de nous se sent désarmé et ce n’est pas ici le lieu de proposer des solutions alors que le G8 lui-même s’en préoccupe.
       Mais, nous qui avons la chance de bénéficier en France de « grandes eaux », dans tous les sens du terme, nous pourrions au moins essayer de regarder et d’utiliser «Notre sœur l’eau» avec un œil et un esprit neufs. Nous émerveiller autant de ce filet qui sort de terre dans un fond de vallon que de celui qui, après bien des traitements, coule, limpide et sain, dans notre verre.
       L’eau, c’est de la fraîcheur et du bien-être. L’eau, c’est la vie. Pas étonnant que les Chrétiens en aient fait le signe du baptême.
      En ce début d’été, réjouissons-nous du soleil… et sachons goûter l’eau dans notre gorge et sur notre corps.
Jean Delaunay
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