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Le billet de la semaine
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Le 8 mai 2007 dans un petit village de Picardie.
06/06/2007
       Le 8 Mai 1945, Paul Caullery pouvait éprouver la fierté d’avoir modestement contribué à la victoire. Il avait d’abord participé à la Résistance en Picardie, puis s’était engagé, avec ses amis, les 2 fils du Général Leclerc, à la 2° DB qui venait de libérer Paris. Devenu rapidement pilote de char, il a durement combattu en Lorraine et en Alsace, au cours de l’hiver glacial et sanglant 1944/45. Les hasards de la vie militaire l’amèneront ensuite à servir en Indochine, comme officier sous les ordres du légendaire Bigeard, puis en Algérie, au sein de la Légion Etrangère.
       C’est à tous ces titres que les Anciens combattants de son village l’ont choisi pour être leur président. C’est ainsi qu’il s’est adressé le 8 Mai dernier aux jeunes devant le monument aux morts.
       En ce lendemain de fête de Jeanne d’Arc, ce message tout simple mérite d’être médité par tous.
Jean Delaunay
***
       « Nous voici encore une fois, fidèles au rendez vous sacré que nous donnent, deux fois par an, ceux qui ont souffert et donné leur vie pour nous.
      Oui, c’est bien de cela qu’il s’agit. Ne l’oublions jamais et ne l’oubliez jamais, vous les plus jeunes qui, par une insouciance propre à votre âge et que nous comprenons d’autant mieux que nous l’avons connue , auriez volontiers tendance à considérer que la liberté est venue toute seule, comme tombée du ciel.

      Il en a fallu des souffrances, des larmes et du sang et des deuils pour que nous soyons et demeurions des hommes libres.
      La liberté ne s’apprécie vraiment que lorsqu’on en est privé. Mais alors il est trop tard.
       Plus d’un million de nos compatriotes en ont fait brutalement la triste constatation entre 1939 et 1945.
      Ceux qui n’ont pas connu la captivité ont eu leur lot de malheurs : exode, bombardements aériens, internements, déportations, combats de la Résistance et de la Libération. Ils ont payé chèrement et longuement nos erreurs collectives.
      En ce jour anniversaire de la victoire de 1945, comment ne pas avoir une pensée admirative et reconnaissante pour ces français admirables qui, répondant à l’appel du général de Gaulle, ont refusé la défaite et l’humiliation. L’histoire leur a donné ce nom magnifique : « Les Français libres. »
       Mais il serait profondément injuste de ne pas reconnaître aussi ce que nous devons à nos alliés dont tant de fils sont tombés sur le sol de France. Nous avons une dette envers eux.
***
      De beaux esprits vous diront, drapés dans leurs certitudes : tout cela est du passé et ne reviendra plus. Il faut regarder vers l’avenir.
      Quelle dramatique erreur ! L’histoire nous apprend à être vigilants.
      C’est en restant unis, derrière notre drapeau tricolore, quelles que soient nos opinions politiques et nos convictions religieuses que nous défendrons notre idéal de vie.

       Une telle attitude n’est ni xénophobe ni agressive ; elle ne menace personne ; elle n’interdit ni la fraternité ni la charité, mais elle affirme avec force et conviction notre volonté d’être nous-mêmes, d’être dignes, d’être Français tout simplement.
      C’est dans cet esprit qu’aujourd’hui encore nous ravivons le souvenir de nos martyrs et renouvelons le serment de ne jamais les trahir par faiblesse ou par lâcheté.

      Vive la République et vive la France. »

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