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De l’année de Mémoire à celle d’Espérance
Je me permets de reprendre ici le titre des vœux que formule l’Association de soutien à l’armée française (ASAF)*.
Il correspond en effet tout à fait à mon état d’esprit.

Fils d’un soldat et d’une infirmière de la guerre 1914/18, j’ai été très marqué par leurs souvenirs de ce drame. Avec mes lectures d’adolescent, ils ont contribué à faire naître ma vocation militaire.

C’est donc avec émotion et recueillement que j’ai suivi les diverses manifestations célébrant le centenaire de ce que nous osons appeler «La Victoire » de 1918.
Je n’en ai que plus souffert de l’attristant contraste entre celles-ci et le chaos national qui a suivi…

Cela dit, France-Valeurs essaye toujours d’exalter le bon sens et de positiver au maximum les situations. C’est pourquoi, au seuil de la nouvelle année, me souvenant du vieux dicton : « A quelque chose, malheur est bon.», je ne veux ici que formuler mes espoirs, quitte à braver l’accusation d’utopiste.

Mes espoirs sont, entre autres, ceux de voir :

- l’ordre rétabli et les dégâts matériels réparés (pour ceux causés à notre réputation, il faudra attendre…),

- l’unité nationale progresser dans la paix, la violence diminuer et le dialogue s’imposer partout,

- des leçons être tirées, à tous les niveaux, des affreuses confrontations passées,

- les plaintes justifiées entendues, notamment celles des habituelssans-voix,

- l’autorité nécessaire restaurée de façon démultipliée et décentralisée, en vertu du principe de subsidiarité, et la priorité donnée partout à la notion de service,

- la démocratie respectée et valorisée en ce qu’elle a de bon, aux dépens de la démagogie,

-et sans doute -au risque de me mêler de Politique- la Constitution aménagée car taillée, en 1958 ; à la mesure du Général de Gaulle, alors que le monde et les mentalités ont changé depuis,

-l’espoir aussi que l’opinion soit incitée à la patience en lui faisant reconnaître que la situation générale est actuellement particulièrement difficile à gérer et qu’il faut du temps pour faire bouger les choses,

Celui enfin que le Pouvoir accepte de voir et de nommer des réalités comme la montée de l’islamisme conquérant et la rupture de la jeunesse des banlieues déscolarisée, désœuvrée et devenue terreau de délinquance et de haine.

Celui, en même temps, qu’il évite dorénavant de provoquer une partie des bons français, par exemple en faisant abusivement repentance de la colonisation et en assimilant le patriotisme à une épidémie nationaliste.

Tout en reconnaissant que tout cela est plus facile à écrire qu’à mettre en œuvre, je nous souhaite de la sagesse et de la sérénité, et à nos dirigeants de la force d’âme, du réalisme et de sens de la psychologie positive pour que

Vive la France.
Jean Delaunay
***
*www.asafrance.fr