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Le billet de la semaine
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Campagne électorale
7/03/2007
      « Monsieur (ou Madame) le candidat, je suis dans telle situation. Qu’est ce que vous allez faire pour moi ? (Sous entendu) Si je suis satisfait de votre réponse, je voterai pour vous… »
      Voilà ce qu'on entend à la télévision lors de chaque émission consacrée à la campagne électorale.

      Et le lendemain, on lit ou on entend des phrases du genre : « Il a été excellent ! », « Elle a été très bonne ! », « Il a été nul ! », « Sa prestation était médiocre ! » « Il avait l'air contracté ! », « Elle avait une robe criarde ! », « Il avait mauvaise mine !... », « Il a fait un lapsus ! », « Elle a manqué telle réplique ! »
      Tout se passe comme si les candidats venaient de passer une audition pour entrer au Conservatoire ou être admis dans une école de théâtre...

       Préoccupations abusivement personnelles (et alimentaires) des électeurs (au moins de ceux qu’on choisit pour nous représenter à la TV…) et attention trop focalisée de la part des commentateurs sur le « paraître » des candidats et leurs réponses à des questions ponctuelles, voilà 2 caractéristiques attristantes de la campagne actuelle.

      Or, elle vise à élire le Chef de l’Etat, c'est-à-dire, pour parler en parabole, à choisir celui qui tiendra la barre du « bateau France » pendant 5 ans, sur une mer encombrée d’épaves, voire de mines, avec des récifs affleurants et d’autres sous marins, et des risques de tempête… et beaucoup d’autres bateaux concurrents sur l’eau… sans compter les pirates…
      Dans ces conditions, ce qui est en cause, c’est surtout la compétence du candidat, son bon sens, son équilibre vital, sa force de caractère, son honnêteté, sa capacité de rassembler les Français, de choisir entre diverses priorités, et par-dessus tout, de s’élever au dessus des partis, des catégories et des idéologies… pour s’occuper du bien commun.
      Il faut qu’il sache aussi détecter, comme un bon capitaine, ce qui se passe au-delà de l’horizon visible, c'est-à-dire préparer la France de demain - et non pas se soucier trop de donner satisfaction aux intérêts particuliers d’aujourd’hui.

      Vous parlez d’or, me dira–t-on, alors que plus de 60 % de la population vit à peine au dessus du SMIG. C’est vrai mais cette situation pourrait encore empirer dans le futur avec un exécutif faible, incompétent et démagogue.

      De grâce, Messieurs les journalistes, arrêtez vos émissions ras des pâquerettes ! Aidez-nous à choisir ou, plutôt, aidez le meilleur candidat à s’imposer naturellement à nous.
Jean Delaunay

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