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Le billet de la semaine
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Vive la « bonne » retraite !
22/02/2006

     Commençons par un petit exercice : dans des expressions courantes, remplacez le mot « Temps » par le mot « Vie », et jugez du résultat.

Par exemple : « gaspiller son temps, devient « gaspiller sa vie «
« Donner du temps » devient « donner de la vie »
Le « temps qui passe », c’est « la vie qui passe »
« Perdre son temps », c'estt « perdre sa vie » etc.
Révélateur, non !

Dans le même esprit, nous avons tous appris que

« Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France »

Eh bien, c’est tout est faux. !
Tout d’abord la formule n’est pas de Sully mais d’Olivier de Serres.
Mais surtout la véritable formule (personne n’en doutera) est beaucoup plus actuelle, incisive - et impertinente ! C’est :

« Jardinage et bricolage
sont les poubelles du troisième âge…».

Bon, bon : à prendre au deuxième degré, peut-être…
En tout cas c’est sans doute une formule à ne citer qu’avec discernement car…elle pourrait ne pas vous faire que des amis dans votre province… Admettons qu’elle est un peu à l’emporte-pièce .

Boutade, peut-être, mais pas 100% erronée : les statistiques faisaient récemment état de quelque 8 millions de retraités/préretraités valides en France, face à une « population active » de quelque 21 millions (hors chômeurs). Mais sur ces 8 millions, 15% seulement seraient engagés dans une quelconque activité d’utilité collective - qu’il s’agisse de l’animation du club de football local, de l'aide aux fils de harkis, la participation à telle commission du conseil municipal, l'aide au reclassement des chômeurs, ou toute responsabilité débordant l'aide familiale.

Ces 8 millions de personnes – dont beaucoup d’entre nous font partie – ont des mérites remarquables : elles sont disponibles, formées, expérimentées ; elles ont acquis le calme des vieilles troupes ; elles ont toute un éventail de compétences, etc. Et feraient–elles les pieds au mur, que cela ne changerait pas grand-chose, en général, à leur situation financière.

N’est-ce pas là une force d’intervention impressionnante, face à tant de problèmes qui ne peuvent être du domaine marchand.

Qui lancera le concours des formules les plus percutantes ( France-Valeurs ?), pour affiner celle de Sully ?

P.S. On m’a cité celle-ci, qui paraphrase – plus ou moins finement - Verlaine :

« Dis, que fais-tu, toi que voilà, bridgeant sans cesse,
Dis, que fais-tu, toi que voilà, de ta vieillesse ! »

Michel Vieillard
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