HTML> Le billet de la semaine de France Valeurs
http://www.francevaleurs.org

Le billet de la semaine
Retour
Il faut soutenir le soldat Cheyenne
    Il faut soutenir le soldat Cheyenne
par le Général Marc Delaunay (en2°S)

    Aux Etats Unis, la production cinématographique est considérable et le sentiment national reste vivace - de nombreux citoyens se faisant un devoir d’arborer chacun son drapeau sur sa maison.
     Il s’ensuit que les films militaro-patriotiques ont connu un immense succès après-guerre, d’autant plus que des acteurs de renom y apparaissaient dans des rôles majeurs. Cette situation a longtemps perduré. Par exemple, sorti en 1998, le film « Il faut sauver le soldat Ryan » a remporté quantité de prix et est conservé à la bibliothèque du Congrès comme un monument historique et culturel.
    Rien de tel en France à l’exception des films de Pierre Schoendoerffer. Ce courageux preneur d’images en Indochine qui filmait derrière nos voltigeurs de tête est devenu un metteur en scène et un producteur de classe internationale. Ses films « La 317° section » et « l’honneur d’un capitaine » ont fait date et les américains lui ont même demandé de venir tourner chez eux.

    Créée en 1983, l’Association de soutien à l’Armée française (ASAF) visait « à défendre l’honneur de l’armée et de ses soldats s’ils sont injustement mis en cause pour des actions ordonnées par les autorités politique françaises, et d’affirmer son soutien envers eux.
    Aujourd’hui, elle poursuit cette mission de mémoire et de solidarité envers les soldats qui ont combattu ou qui combattent pour la France ; elle étend son action d’information en direction de l’ensemble des citoyens pour lutter contre l’incompréhension et l’ignorance sur les questions militaires. »


    L’état d’esprit de nos concitoyens vis-à-vis de l’armée a cependant évolué favorablement ces années–ci. André Thiéblemont écrit dans la revue de l’ASAF : « Depuis la professionnalisation et surtout depuis les attentats, le regard du grand public sur le soldat s'est modifié. Hier, les patrouilles de Vigipirate passaient inaperçues. Aujourd'hui, on complimente les soldats de Sentinelle et on s'inquiète de leur confort. La peur est bonne conseillère. Demain,des metteurs en scène et des producteurs seront peut-être nombreudex à se tourner vers le militaire pour chercher un bon sujet. Pourtant, il en est qui n'ont pas attendu que le vent tourne. Voici plusieurs années que le président de l'ASAF était en quête d'opportunités susceptibles de remplir ce quasi désert militaire de la production cinématographique nationale. Car, soutenir l'Armée française, c'est aussi favoriser l'émergence d'un imaginaire national dans lequel la culture militaire ait sa place. »
***
    A l’instigation d’un camarade, officier d’active, j’ai rencontré Cheyenne-Marie Carron. J’avais commencé par un échange téléphonique avec elle où perçait l’enthousiasme, la conviction, l’envie de transmettre et de démultiplier les valeurs reçues et de témoigner avec un regard original sur des sujets différents du « box office ».
    Le paradoxe est là : une origine kabyle, l’assistance publique et une adoption dans une famille généreuse, une adolescence agitée, une « envie d’ailleurs » contrariée car la Légion n’engage pas de femmes, un apprentissage d’autodidacte au métier de cinéaste à Paris.
     Son itinéraire l’amène à s’installer dans un studio et à sympathiser avec un illustre voisin : Pierre Schoendoerffer. De cette fidèle amitié naîtra plus tard l’idée d’un film sur la transmission des valeurs de l’engagement.
     Cheyenne Carron a jusqu’ici réalisé 9 films traitant aussi bien de sa jeunesse (La fille publique), de l’amitié et du racisme anti-blanc dans les banlieues (Patries), du terrorisme djihadiste (La chute des hommes), de la conversion d’un imam au catholicisme (L’Apôtre), du suicide en milieu paysan (La morsure des dieux). Ces films ont reçu un très bon accueil de la part de la critique et dans des festivals internationaux, certains ont même été primés (voir sa filmographie sur : www.cheyennecarron.com).

    Son prochain film évoquera la rencontre entre un ancien combattant d'Indochine et d'Algérie et un fils de famille en perdition. Elle virera progressivement à l’amitié et se terminera par l’engagement dans la Légion du jeune homme en quête de sens. Le film suivant portera également sur une thématique chère aux militaires : les blessures.
     Dans son parcours singulier, le non conformisme de Cheyenne Carron l’amène à sortir des chemins balisés de la profession. Elle est sa propre productrice et, à ce titre, recherche des financements, même si le budget de ses films (quelques dizaines de milliers d'euros) est sans commune mesure avec les standards du cinéma et le montant des subventions et aides publiques.
Plusieurs associations, dont l'ASAF, ont été séduits par cette personnalité, tout comme l'auteur de ces lignes, et ont décidé de l’aider dans le financement de son projet et la diffusion de ses œuvres.
     Oui, il nous faut soutenir le soldat Cheyenne !
***

    Avec l’ASAF, contribuez à la production et à la promotion du prochain film de Cheyenne Carron : "À jamais fidèle" qui aborde les valeurs militaires. 25 €, c’est le montant du don (minimal) qui est demandé à chaque souscripteur. Vous recevrez, à la sortie du film, un DVD personnalisé.

***
Association de soutien à l’Armée Française
18 rue de Vézelay 75008 Paris
www.asafrance.fr/
Cheyenne_Carron
Pierre_Schoendoerffer