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Le billet de la semaine
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Ircom
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Après ma démission de mon poste de chef d’état-major de l’armée de terre, j’ai refusé d’entrer en politique mais j’ai voulu continuer à servir la France en contribuant à renforcer ses forces morales. J’ai ainsi patronné des associations et des établissements d’enseignement supérieur d’inspiration chrétienne qui s’apprêtaient à démarrer dans cet esprit. Parmi elles, je suis particulièrement fier d’avoir soutenu l’IRCOM dont le fondateur était un ami. Cet institut n’a jamais cessé de se développer depuis sa création en 1984. (1)
Axé d’abord sur la communication, il continue à exceller dans ce domaine. (Comme beaucoup d’autres jeunes, l’une de mes petites-filles y a trouvé son épanouissement personnel et professionnel complet après ses années universitaires assez décevantes à cet égard.)
Il forme aussi d’autres étudiants et son enfant, l’Institut Albert le Grand, offre aux bacheliers l’occasion d’approfondir leur culture générale et de développer leur personnalité en vue du choix d’un métier.

Je concluais mon avant-dernier billet sur la nécessité de former des jeunes qui soient « levain dans la pâte », c’est tout à fait l’optique de « l’ircom, la personne pour vocation ». Je viens de lire dans son bulletin l’article qui suit. Je l’offre ici aux amis de France-Valeurs qui pourront ainsi découvrir une remarquable réalisation humaine porteuse d’Espérance.
Jean Delaunay

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Soyons de bons éducateurs mais comment ?
Cinq principes pour agir
par Pierre Collignon
Directeur général de l’IRCOM
Il est curieux de voir comme la question de l'éducation revient au premier plan depuis quelque temps. Livres sur les dégâts du pédagogisme, débats télévisés sur l'enseignement de l'histoire, dossiers sur l'effondrement de notre système éducatif fleurissent comme marguerites au printemps.
Il y a là comme un réflexe de survie dont on a tout lieu de se réjouir. Car, au fond, de quoi parle-t-on ? L'éducation est-elle cette « Science » dont l'emprunt à la psychologie, à la sociologie, à la biologie, à l'économie ou à la philosophie nous donne l'assurance toute mathématique de la formation d'une jeunesse parfaite ? Doit- elle forger des citoyens aux « valeurs républicaines » loin des inégalitaires déterminismes culturels ? Peut-elle s'affranchir de toute forme d'apprentissage en laissant aux seuls enfants la joie de découvrir par eux-mêmes un savoir trop souvent imposé à eux par leurs professeurs ?

Pour répondre à ces questions pourquoi ne pas revenir à quelques principes de bon sens ?
En voici cinq qui pour être simples n'en sont pas moins déterminants.

1/ Le premier oblige à prendre en compte le sujet même de l'éducation qui est l'enfant ou le jeune adulte. Chacun le sait, l’éducation de masse ne peut pas fonctionner. L’égalité n'est pas éducative. Elle écrase tout au prétexte qu'il ne faut pas différencier. Or chacun d'entre nous est unique. Tous, nous avons besoin de nous sentir connu, reconnu et aimé dans notre singularité. Et ça change tout ! Ce regard bienveillant qui souligne l'attention que l'on me porte, cette parole confiante qui m'encourage, cette attention qui me montre combien je compte pour mon « maître » sont autant de facteurs d'épanouissement et de progrès. Ils sont même la première clé éducative.

2/ Cette singularité de la personne humaine nous conduit au deuxième principe : si chacun est unique, chacun a quelque chose d'unique à apporter à notre monde. C'est la force de la création qui fait de nous des créateurs. Regardez une chambre d'enfant : confiez-la, tour à tour, à l'un puis à l'autre et vous verrez la différence. De façon singulière, chacun recrée l'atmosphère qui lui convient. Il faut encourager cette créativité qui est une puissance, un élan constitutif de notre personnalité. Rien ne nous grandit davantage que la fierté de l'œuvre accomplie.

3/ Le troisième principe, moins consensuel, nous amène sur le terrain de la responsabilité.
Le sujet va franchement à contre-courant de nos sociétés post modernes où la responsabilité se dilue dans le collectif, qui lui-même s'abrite sous le parapluie du « principe de précaution ».
Pourtant, la responsabilité est au cœur de l'éducation. C'est elle qui va conduire l'enfant ou le jeune adulte à faire un choix libre. Libre mais responsable. Libre parce que responsable ! Et cet exercice de la liberté est essentiel. Comment imaginer préparer un jeune adulte à s'engager dans un métier sans l'avoir confronté à l'exercice de sa responsabilité ? C'est un long apprentissage qui peut commencer par de petites choses et que l'on n'a jamais fini d'approfondir.

4/Lié à cet apprentissage, la subsidiarité. Elle suppose qu'aucune société, aucun groupe ne doit se substituer à l'initiative et à la responsabilité des personnes et des communautés au niveau où elles peuvent agir. D'elle dépendra la conscience que chacun a de son rôle et de ce qui lui revient. Elle demandera à l'éducateur de ne pas faire à la place de son élève et à l'élève de ne pas toujours demander au « maître » de faire à sa place ! Le rôle d'un élève, quel qu'il soit, est de se former. Il doit être acteur de sa formation. C'est sa responsabilité, comme c'est la responsabilité de son formateur de créer les conditions pour que cet apprentissage puisse se faire dans les meilleures conditions.

5/ Le dernier principe relève du lien d'interdépendance entre les personnes, lien qui se manifeste à tous les niveaux. C'est la solidarité. Elle nous conduit à éprouver chaque jour nos différences mais aussi nos propres vulnérabilités et celles des autres. D'où la nécessité de développer chez l'élève des attitudes et des comportements qui permettent de travailler ensemble au bien commun, c'est à dire au bien de tous et de chacun « parce que tous, nous sommes vraiment responsables de tous ».

Personnalité, créativité, responsabilité, subsidiarité et solidarité. Cinq mots clés.
Cinq petites lumières qui peuvent éclairer la route toujours difficile des éducateurs.
Cinq principes qui ont fait leurs preuves.
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Histoire de l’Ircom 1984/2016
Secrétaire Général de l’Université Catholique de l’Ouest, l’Abbé Houard eut l’intuition de l’importance qu’allait prendre la communication dans nos sociétés. Il fallait donc préparer des professionnels à la communication des entreprises qui soient de bons techniciens mais qui aient aussi une éthique solide pour promouvoir une communication vraie.
Cette école a bénéficié du soutien du Conseil Général de Maine et Loire et du Conseil Régional des Pays de la Loire.
Le 16 octobre 1984, les premiers étudiants font leur rentrée à l’Ircom.
De nombreuses entreprises, admiratives de la formation à l’Ircom, lui demandent d’intervenir auprès de leurs équipes.
En 1991, « Ircom Conseil » est lancé pour répondre à ce besoin de formation en communication des entreprises.
1993 Création de l’Institut Albert le Grand.
Il est né du constat d’une baisse générale du niveau des étudiants au concours d’entrée des grandes écoles, et de leur désintérêt pour les humanités.
L’Institut Albert le Grand souhaite donc encourager les jeunes à ne pas se spécialiser trop vite mais à s’enraciner dans leur culture puis partir à l’étranger pour comprendre la complexité du monde et mûrir leur projet professionnel. En septembre 1993, la première promotion d’Albert le Grand fait sa rentrée.
2006 Lancement de la formation humanitaire et sociale.
Cette formation est née du souhait de l’Ircom de renforcer sa vocation au service de la personne humaine.
De nombreuses ONG affirment la nécessité de former de bons professionnels dans les secteurs de l’humanitaire et du social. Ce secteur a besoin d’hommes et de femmes aux solides repères éthiques et qui font preuve de dévouement dans leur action. La première promotion rentre en septembre 2006.
2009 : l’Ircom a 25 ans et fait peau neuve.
Soucieuse de montrer l’appartenance des différentes formations à une même vocation au service de la personne humaine, l’Ircom uniformise les noms des différentes formations. L’ancien sigle IRCOM (Institut des Relations Publiques et de la Communication) devient Ircom, nom propre de l’école, enrichi d’une signature « la personne pour vocation ».
2014 : l’Ircom a 30 ans et construit un nouveau bâtiment.
Ils étaient une vingtaine d’étudiants à la création, ils sont aujourd’hui près de 350.
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IRCOM
23 Rue Edouard Guinel, 49130 Les Ponts-de-Cé
Téléphone : 02 41 79 64 64
www.ircom.fr