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Le billet de la semaine
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07/09/2016

Passeurs d’espoir
Passeurs d’espoir
Par Jean Delaunay

   Ces temps-ci, les médias se concentrent sur les suites des jeux olympiques de Rio et sur les déclarations de candidature à la prochaine élection présidentielle.
   Or, il y a d’autres sujets d’actualité, autrement préoccupants, me semble- t-il, pour l’avenir de nos petits-enfants.
   Parmi eux, et s’ajoutant au terrorisme à l’œuvre, le déferlement de migrants sur l’Europe et notre apparente inaptitude à réagir humainement et fermement à leur propension à s’installer, faute de mieux, dans des jungles à Calais et ailleurs, et même sur nos boulevards.

   Simultanément, les passeurs s’organisent en Afrique et à nos frontières, les califats islamistes exploitent la situation qu’ils ont contribué à créer et des milliers d’autres jeunes qui n’ont rien à perdre se préparent à affronter les horribles aventures saharienne et maritime de l’émigration.

   Les Européens, incertains et divisés sur les solutions à cet immense problème se préoccupent trop du court terme et ne cherchent pas assez les vraies solutions.
***

   Or, je viens de trouver dans la bibliothèque de notre chalet savoyard un petit livre de poche que je n'avais pas lu. Il est passionnant et en rapport direct avec le sujet que je viens d'évoquer.

   Nous connaissions un peu les auteurs à travers leur association Simon de Cyrène où plusieurs de nos descendants sont engagés. Son objectif est de faire cohabiter des personnes handicapées et des personnes valides qui prennent soin des autres pendant un temps minimal d'une année.

Cette association s'est développée grâce au généreux patronage de Philippe Pozzo di Borgo, héros du film mondialement connu : « les intouchables ». Il a en effet décidé d'accorder une partie du revenu de son film à l'association Simon de Cyrène.

Mais revenons au livre "Passeurs d'espoir."

Les auteurs sont mariés et parents de cinq enfants. Lui est entrepreneur en tous genres et fondateur de Reporters d'espoir et elle est journaliste. En 2004, ils ont décidé de prendre une année sabbatique pour faire le tour du monde avec leurs enfants, alors âgés de 4 à 11 ans.
   Un tour du monde pas comme les autres puisqu'il était consacré à la rencontre de personnes de toutes couleurs de peau qui travaillent dans leur milieu propre à améliorer le sort des hommes.
Ce tour du monde d'un an les a amenés d'abord en Amérique du Sud,  puis aux États-Unis,  puis au sud-est asiatique avant l'Inde et la Chine, enfin en Afrique, notamment au Kenya et au Rwanda.
Ils étaient sponsorisés par la TV française qui s'était engagée à diffuser les films relatant leurs rencontres.

    Ces rencontres révèlent l'imagination et la détermination de certaines personnes aussi différentes qu'un banquier indien inventeur du crédit à taux zéro , qu’un informaticien qui enseigne sa techniques à des analphabètes dans une favela du Brésil ou un pêcheur de Thaïlande qui s'est carrément attelé au problème de l'emploi et de la pollution de l'eau, de la source à la mer.

   En lisant ces récits, on prend conscience que de telles initiatives, modestes au départ, partant de la base et fondées sur l'observation de la vie des gens, sont apparemment plus efficaces et, sans doute, plus faciles à mettre en œuvre que des mesures décrétées d'en haut et conçues par des intellos nantis qui ignorent les vrais problèmes des pauvres.

   Une remarque des auteurs m’a particulièrement frappé.
Le monde est menacé par l'urbanisation galopante. La vie est partout si dure pour les paysans pauvres que beaucoup d'entre eux attirés par le mirage de l'eau sur le robinet et de la TV, décident de quitter leur lopin de terre. Le résultat affreux, c'est l'extension généralisée des bidonvilles, de Rio à Dakar et Bangkok, avec les drames individuels et sociaux qui en découlent.

   Essayer d’inciter ces personnes à rester sur leur terre d'origine en améliorant leurs conditions de vie, c'est la préoccupation majeure des Cherisey et on ne peut là que les suivre.

   Il y va en effet de l'intérêt à la fois des personnes concernées et du nôtre, puisque nous limiterions ainsi l'afflux d'immigrés apatrides.
***

   En conclusion, je suggère à nos amis de lire ce livre déjà ancien et de le faire connaître de façon à contribuer à essayer de changer la mentalité à la fois des habitants des pays riches et des pays en voie de développement pour le plus grand bien des uns et des autres.
***
"Passeur d'espoir " (tome un)
"Une famille à la rencontre des bâtisseurs du XXIe siècle "
par Marie-Hélène et Laurent de Cherisey

« Quel monde pour nos enfants, quel avenir pour le monde ? » (tome deux)

10 nouvelles rencontres d’exception.

Presses de la Renaissance