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Le billet de la semaine
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Violence des jeunes ! Faiblesse des adultes !
Violence des jeunes ! Faiblesse des adultes !
par Jean Delaunay        

    La sinistre actualité m’amène à revenir sur le thème de mon dernier billet : « l’éloge du non ».
L’on nous apprend en effet - affreuse coïncidence ! – que de très jeunes vandales ont saccagé une école à Melun, alors que des adolescentes ont profané des tombes du cimetière d’un petit village de Meurthe et Moselle…

    Je ne peux m’empêcher de rapprocher ces horribles nouvelles de la réflexion d’un jeune étudiant qui vient de découvrir cet été un aspect de la vraie vie comme caissier intérimaire d’une grande surface.
     Comme je lui demandais ses impressions, il me répondait : « La plupart des chefs, des collègues et des clients sont gentils … Les plus odieux sont les enfants et notamment les jeunes enfants qui font des caprices notamment devant le rayon confiserie. Pour faire cesser leurs hurlements, beaucoup de parents se résignent à céder pour éviter le scandale… »

     Cela confirme, s’il en était besoin, ce qu’on nous dit sur les difficultés de beaucoup de parents modernes qui, travaillant l’un et l’autre, essayent de « se faire pardonner » leur insuffisante disponibilité auprès de leurs enfants en gâtant abusivement ceux-ci. Du coup, de bonbons en jeux vidéo puis en I Phones… la spirale délétère est enclenchée… avec les conséquences que l’on sait… l’addiction aux réseaux sociaux fait le reste.

    De leur côté, les sociologues qui étudient la délinquance observent, d’année en année, des auteurs de délits et même de crimes de plus en plus jeunes.

    Je parlais hier de ces inquiétantes réalités avec un ménage de nos proches très engagé dans la préparation au mariage. Ils me disaient :
« Oui, nous sommes bien convaincus du lien étroit entre le laxisme de notre société et notamment la faiblesse de trop de parents et la violence des jeunes. Parmi nos recommandations à de futurs pères et mères, nous disons notamment :
L’éducation commence très tôt, sinon au berceau au moins pendant les très jeunes années. A l’adolescence, il est trop tard.
Dites à vos enfants que vous les aimez et montrez le leur. Aidez-les à développer toutes leurs virtualités mais en même temps soyez prudents.
Donc, sachez leur dire non, pour le bon motif et pour leur bien, et surtout ne lâchez pas. Ces petits êtres charmants et émouvants savent à merveille exploiter votre faiblesse.
Et, le cas échéant, devant le bambin qui essaye pour la Nième fois de mettre ses doigts dans la prise électrique ou veut s’emparer d’un objet interdit, appuyez vos dires d’une tape sur la main. »


    Je partage ce point de vie émanant de bons parents de cinq enfants qui sont tous bien dans leur peau. Je le compare au discours lénifiant à la mode dans certains milieux sur le devoir prioritaire d’aider les enfants à s’épanouir en évitant de les contrarier. De fil en aiguille, cette attitude peut les amener à commettre des actes irréparables : je l’ai vérifié souvent en prison.
     Je pense aussi à ces utopistes qui, sous prétexte qu’il existe d’odieux géniteurs tortionnaires, veulent traduire en justice d’excellents parents qui, en dernière extrémité, osent parfois infliger des châtiments corporels mesurés à des gamins intraitables.

    Dans un autre domaine, un ami nous disait tout à l’heure sa tristesse et son désarroi devant le désespoir de ses trois petits enfants adolescents dont les parents divorcent.
    Au risque de rabâcher, je me permets donc de conclure : « Parents modernes, aimez vos enfants mais sachez aussi leur dire non quand il le faut …et surtout montrez leur que vous vous aimez. »
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