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Le billet de la semaine
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Eloge du " non ".
     En ces temps d’appel permanent au gentil consensus, il ne fait pas bon être traité de négatif ...
L'on stigmatise volontiers celui qui voit le verre à moitié vide alors qu'il est à demi plein...
L'on n'apprécie guère celui qui, en plein Tour de France cycliste et par 30 degrés de canicule, ose s’indigner qu'on n’évoque pas davantage, au 20 heure, les questions d’actualité importantes: les migrants, la menace terroriste et l'euthanasie ...

     Je viens cependant de lire un article sur " les mots mal aimés " que je me permets de développer en me focalisant sur le mot "non".

« Le travail de négativité, écrit l'auteur(1), est une composante importante de la vie psychique. Le NON est l'un des premiers mots prononcés par l'enfant qui lui permet de se poser comme une petite personne. Plus tard, et toute la vie durant, il participe à l'affirmation de soi: pas de JE sans un NON préalable.»

     « Aujourd'hui, il est bien difficile de dire NON car nous vivons dans une culture où il n'y a plus rien ni personne qui dise non.
     « Nous vivons dans une euphorie du OUI, dans une positivité emballée.
»: il est devenu très méritoire, pour un jeune notamment, tant est forte la pression sociale, de refuser un autre verre, un joint, une coucherie… comme il lui est difficile de ne pouvoir exhiber le dernier modèle d'IPad...

« La maladie addictive couve dans l'excès, le trop, le besoin de grandes quantités ou la course aux forfaits illimités. Consentir à une certaine négativité, ce serait réapprendre à soustraire, à restreindre, à renoncer pour que dans le manque consenti s'organise un désir."

     A France-Valeurs, les questions de morale, notamment de morale sociale, gardent pour nous une importance littéralement vitale.
     C’est pourquoi nous ne cessons de vanter l'indépendance d'esprit comme antidote au conformisme, au " tout le monde le fait ".

     Pour que les choses aillent mieux chez nous, sachons donc dire parfois NON et apprenons à nos jeunes à oser dire NON à bon escient.

     Disons oui avec enthousiasme à la vie, à la famille, aux devoirs de l'homme complémentaires de ses droits, oui au retour de l'autorité à l'école, dans la rue et dans les cités...

     Mais disons non notamment au terrorisme islamiste, de l'extérieur et de l'intérieur, non à la GPA (gestation pour autrui), non à l'euthanasie déguisée et autres dénis de réalité, non au changement de civilisation qu’on prétend nous imposer… non au meilleur des mondes revu à la funeste mode France 2015.
Jean Delaunay         

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(1) Catherine Ternynck, psychanalyste, La Croix du 20/7/2015.