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Le billet de la semaine
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La bataille des Valeurs a commencé
Sur ce sujet qui nous concerne directement, je reprends d’abord des extraits d’un article de la Croix du 31 mai sous la plume d’Alain de Boissieu et Corinne Laurent, puis je rappelle notre vision, à nous, des Valeurs.
DJ


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Dans le cadre de la préparation de l’élection présidentielle de 2017, les deux candidats probables s’affrontent déjà sur le thème des valeurs. L’un place en tête l’égalité. L’autre choisit l’autorité (…) La Croix écrit : .
(…) Mais droite et gauche ne donnent pas historiquement la même définition à l'égalité. Quand la droite libérale met en avant l'égalité des droits et des chances au départ, la gauche socialiste la définit comme la redistribution qui permet de gommer les inégalités matérielles de revenus et de patrimoine. (…)

Dans le contexte du marché unique européen, la mise en concurrence des systèmes fiscaux et sociaux a remis en cause l'État providence redistributif.
De sociale, l'égalité est donc devenue de plus en plus sociétale. Il ne s'agit plus de s'adresser en priorité à la classe ouvrière, mais à des catégories comme les femmes, les homosexuels ou les immigrés. (…)
François Hollande reconnaît des « ratés qui s'appellent régression sociale, échec scolaire, discriminations, quartiers fermés sur eux-mêmes, abandon d'un certain nombre d'espaces ruraux ». À Carcassonne, il a rappelé son discours du Bourget en affirmant que « le temps d'une forme de redistribution était venu » à travers la baisse de l'impôt pour les bas revenus et la perspective de l'instauration progressive du prélèvement à la source.

(…) Mais la redistribution a ses limites. Le PS tente donc de trouver de nouveaux outils. « Alors que la redistribution se contente de revenir a posteriori sur les inégalités », Manuel Valls a expliqué, en décembre, qu'il s'agissait dorénavant de « prévenir les inégalités » dans les domaines de l'éducation, de la formation professionnelle, de la santé ou du logement.

À droite, la nouvelle dénomination de l'UMP interroge bien entendu sur les valeurs.
« Les Républicains, c'est vous, vous qui croyez dans l'autorité, le progrès, le travail, la responsabilité, le mérite, la liberté », écrit Nicolas Sarkozy dans une lettre aux adhérents de l'UMP. « La République suppose des valeurs fondamentales pour l'identité de la France: l'autorité de l'État, du juge, du policier et du professeur… » ajoute son secrétaire général.
D'autres valeurs sont citées par les ténors du parti (effort, laïcité, liberté, mérite, responsabilité, travail, unité) mais c'est souvent l'autorité qui l'est en premier. (…)

La notion d'autorité renvoie à une certaine idée de la République. Sous la III° République, on entendait par là prépondérance du Parlement contre tout risque de dérive césarienne. (…) Or, selon un politologue américain, le gaullisme a opéré une synthèse originale de démocratie plébiscitaire, de nationalisme et de culture républicaine ». « Contrairement au dogme antérieur qui proclamait l'incompatibilité entre la République et un pouvoir fort, le gaullisme prouve que l'un et l'autre peuvent se concilier sans porter atteinte à l'État de droit et à la liberté du citoyen ».

« Je crois qu'il est temps de réintroduire le référendum. Le référendum, c'est la clé.
» Ainsi s’exprime celui qui veut « en finir avec l'héritage de Mai 68. »

(…)Selon une récente enquête, 88 % des Français estiment que « l'autorité est une valeur qui est trop souvent critiquée aujourd'hui » Sondage réalisé du 22 au 27 avril 2015 par Ipsos pour Le Monde.
Il est vrai qu'avec la nomination de Manuel Valls la gauche n'entend plus laisser à la droite le monopole de la défense de l'ordre et de l'autorité de l'État. (…)
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(…) François Hollande appelle en même temps à résister à « l'indifférence ».
Dans son discours au Panthéon du 27 mai, il a fait un lien entre les combats d'hier et ceux d'aujourd'hui. Il s’est inquiété que « soixante-dix ans après, des haines reviennent. L'ennemi contemporain porte un nom, l’indifférence, et plusieurs formes : « Indifférence face au fanatisme, à l'antisémitisme, au racisme. Indifférence face aux inégalités, aux injustices, aux indécences. Indifférence face aux catastrophes, aux désordres climatiques, à l'épuisement de notre planète. »
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Par rapport à ces positions, je me permets de rappeler l’introduction de notre l’argumentaire.

« Depuis 1986, ensemble et avec d'autres, nous travaillons modestement à réveiller ces notions toutes simples qui donnent un sens à la vie. Nous cherchons à exprimer de façon positive, malgré l'air du temps, les VALEURS FONDAMENTALES qui ont fondé notre civilisation Française d'inspiration Chrétienne, entre autres : le respect de la vie, de la personne et de la famille, le sens de la responsabilité et de l'honneur, la générosité, le courage, le civisme et le souci de transmettre notre patrimoine historique, culturel et spirituel... »
« Depuis 30 ans, mes convictions se sont affirmées d'autant plus que je vois s'amplifier les effets de notre crise morale : affaires en série, remise en cause de la famille et déclin du mariage. (…)

« Pour nous, les Valeurs qui permettent aux hommes et aux sociétés de tenir debout constituent un ensemble et sont inséparables les unes des autres : pas de droits sans devoirs, pas d’autorité sans responsabilité et sans générosité… »

« Et surtout, les Valeurs, ça n’existe pas en soi, ça n’existe que par les hommes qui les font vivre.
Nos actes et nos témoignages de vie valent mieux que tous nos discours. »
Jean Delaunay

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