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Le billet de la semaine
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08/10/2014
Le 1° Congrès du Genre
      Pour vous éclairer sur la théorie du Genre, je juge utile de vous signaler que le 1er congrès du Genre s'est tenu à Lyon les 3,4 et 5 septembre (avec le concours de l’Université Lyon 2 et Science Po). Le congrès était organisé par l'institut du Genre qui dépend du CNRS.
JD           

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      Rappel. Selon Wikipédia, le genre est un concept utilisé en sciences sociales pour désigner les différences non biologiques entre les femmes et les hommes. Alors que le sexe fait référence aux différences biologiques entre femmes et hommes, le genre réfère aux différences sociales, psychologiques, économiques, démographiques, politiques, etc.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mentalit%C3%A9
      Le genre est l'objet d'un champ d'études en sciences sociales, les études de genre. Ce concept est apparu dans les années 1950 dans les milieux psychiatriques et médicaux, aux États-Unis. À partir des années 1970, le genre est fréquemment utilisé par les féministes pour démontrer que les inégalités entre femmes et hommes sont issues de facteurs sociaux, culturels et économiques plutôt que biologiques.
      L'expression « théorie du genre » est essentiellement utilisée en France par ceux qui contestent la scientificité et la bonne foi des études de genre pour qualifier et critiquer le concept de genre.

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      Pour notre famille de pensée, aujourd’hui, un sens détourné et idéologique de ce mot consiste à nier le lien entre sexe biologique et genre social pour affirmer que chacun peut choisir son identité indépendamment de sa réalité corporelle. Ceci conduit, au nom de l’égalité, à l’indifférenciation des sexes et à la promotion de toutes les orientations sexuelles (« identités de genre »).

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      Le programme du Congrès de Lyon était très détaillé et son objectif y était présenté comme suit :

« À l'heure où la pertinence et la légitimité scientifiques des études de genre sont enfin reconnues en France, l'Institut du Genre CNRS / Universités organise le premier congrès dans ce domaine à l'échelon national.

Ce congrès entend faire la démonstration de l'importance scientifique, de la vitalité et de la diversité des études de genre en France et dans le monde francophone, en dressant le tableau le plus complet possible des recherches menées actuellement dans ce domaine. Le congrès accueille à la fois des ateliers portant sur des thématiques ou des objets de recherche déjà bien identifiés, et des ateliers portant sur des thématiques émergentes, fruits de croisements disciplinaires ou de questionnements nouveaux. En même temps qu'aux avancées scientifiques reconnues, place est donnée aux tournants épistémologiques récents et aux nouvelles perspectives théoriques. Enfin, suivant les engagements scientifiques de l'Institut du Genre, recherches interdisciplinaires, approches transversales et confrontations inédites de langages et de paradigmes, sont à l’honneur.

      Le congrès se déroule sur trois journées. Il réunit 350 intervenants francophones, de la jeune recherche aux chercheurs les plus confirmés, répartis en 54 ateliers. Les ateliers sont organisés selon 12 axes thématiques : Axe 1 : Épistémologie et théories du genre ; Axe 2 : Politique, Care, Justice ; Axe 3 : Territorialités, Espaces, Mondialisation ; Axe 4 : Genre et Temporalités ; Axe 5 : Genre, Production, Marché ; Axe 6 : Création, Arts et Littératures ; Axe 7 : Sexualités, Hétéronormativités et LGBT ; Axe 8 : Genre, Famille, Parenté ; Axe 9 : Genre, Religions et Sécularisations ; Axe 10 : Corps, Santé, Société) ainsi que deux axes supplémentaires : Genre et Médias et Genre et éducation.»
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      Le survol (aride) de ce dossier m’amène aux réflexions suivantes :

1/Alors que la situation du monde et de la France est ce qu’elle est et que, notamment, des milliers d’enfants ne mangent pas à leur faim et sont en difficulté sociale et scolaire, il me semble étrange –voire scandaleux - de rassembler, sur fonds publics, 350 intellectuels et leurs auditeurs sur de pareils thèmes. Quelle dépense d’argent et de matière grise et pour quel résultat !
2/ A lui seul, le jargon employé m’apparait typique de la déconnexion de ces chercheurs d’avec nos convictions, nos expériences de vie et nos préoccupations quotidiennes.
3/ Plus grave, s’agissant du fond, ce prétentieux emballage me parait finalement vouloir justifier non seulement l’égalité des sexes en dignité et en droits, ce que je comprends parfaitement, il y a d’immenses progrès à faire à cet égard, mais aussi un féminisme de combat.
Il me semble surtout vouloir, avec des arguments pseudo scientifiques, réhabiliter et banaliser l’homosexualité et autres pratiques sexuelles que la plupart des civilisations considèrent depuis la nuit des temps comme déviantes. Je souhaite vivement que nos amis lecteurs me fassent part de leurs observations et compléments sur ce sujet.
Jean Delaunay

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ENS de LYON • 46, allée d’Italie 69 007 LYON
Site Internet de l’Institut du Genre : www.mshparisnord.fr/gis-institut-genre
Site Internet du congrès : http://genrelyon2014.sciencesconf.org/

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Extrait d’un article du journal « Le Monde » du 26/02/14

La « théorie du genre » est avant tout une invention de ses détracteurs.
1. La théorie du genre, c'est quoi ?


Ce qui existe, ce sont les « gender studies », venues des Etats-Unis. Un champ d'études universitaires né dans les années 1960, en parallèle du développement du féminisme. Son propos : étudier la manière dont la société associe des rôles à chaque sexe. Exemples : « pourquoi les hommes font moins le ménage », « pourquoi une femme mécanicienne ou un homme sage-femme paraissent insolites », etc.

L'un des postulats de ces études était de distinguer le « genre », la construction sociale (les filles aiment le rose, les garçons le bleu) du sexe physique. D'où le recours croissant à l'utilisation du terme « genre », par exemple pour dénoncer les « stéréotypes de genre ».

Ce qui n'existe pas : Mais il n'y a pas de « théorie » au sens idéologique ou scientifique du terme, pas de programme secret ou caché visant à « manipuler » les enfants.