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Le billet de la semaine
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LA MORT DE BON SENS
22/11/2006

       Aujourd'hui nous déplorons le décès d'un ami très cher qui se nommait "Bon Sens" et qui a vécu parmi nous depuis de longues années. Personne ne connaît exactement son âge, car les registres de naissances ont été perdus dans les méandres de la bureaucratie.
       On se souvient de lui par des leçons de vie, comme: "La journée appartient à celui qui se lève tôt", "Il ne faut pas tout attendre des autres"et "Ce qui arrive est peut-être de MA faute".
       "Bon Sens" vivait avec des règles simples et pratiques, comme "Ne pas dépenser plus que ce que l'on a", et "Ce sont les parents, et non les enfants, qui décident".
       "Bon Sens" a perdu pied quand des parents ont attaqué des professeurs pour avoir fait leur travail en voulant apprendre aux enfants les bonnes manières et le respect.
       Un enseignant renvoyé pour avoir réprimandé un élève trop excité a encore aggravé l'état de santé de "Bon Sens". Il s'est encore plus détérioré quand les écoles on dû demander une autorisation parentale pour mettre un pansement sur le bobo d'un élève, sans pouvoir informer les parents de dangers bien plus graves encourus par l'enfant. "Bon Sens" a perdu la volonté de survivre quand des criminels recevaient un meilleur traitement que leurs victimes.
       Il a encore pris des coups quand il devint répréhensible de se défendre contre un voleur dans sa propre maison et que le voleur pouvait porter plainte pour agression.
       "Bon Sens" a définitivement perdu la foi quand une femme qui n'avait pas réalisé qu'une tasse de café bouillant était chaude, en a renversé une petite goutte sur sa jambe, et pour cela a perçu une indemnisation colossale.

       La mort de"Bon Sens"a été précédée par celle de ses parents : Vérité et Confiance, de celle de sa femme Discrétion, de celle de sa fille Responsabilité ainsi que celle de son fils Raison.
       Il laisse toute la place à ses trois faux frères: "Je connais mes droits", "C'est la faute de l'Autre" et "Je suis une victime".
       Il n'y avait pas foule à son enterrement car il n'y a plus beaucoup de personnes pour se rendre compte qu'il est parti. Si vous vous souvenez de lui, faites circuler cette lettre, sinon ne faites rien! Je pleure sur la disparition de "Bon Sens "
Michel Almaric

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Article paru dans LE LOIR de novembre 2006
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