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Le billet de la semaine
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A propos de la fête des mères
29/05/2013
      J’ai connu 5 générations de mamans admirables.

      Ma grand-mère avait connu 3 guerres et, veuve très tôt, elle a enduré bien des souffrances.
Son existence pauvre et obscure reste pour moi un modèle de vertu vécue humblement. Elle avait fait face.

      Ma mère, infirmière de 1914 à 1919, avait eu la douleur d’apprendre la mort au combat de son premier fiancé.
Elle a épousé mon père après la guerre. Elle était restée très marquée par ses dures années de jeunesse. Sur un fond d’immense tendresse, l’éducation qu’elle nous a donnée était empreinte du respect des valeurs humaines et chrétiennes, et notamment du culte du devoir. Elle avait fait face et voulait nous préparer à faire face.

      Les femmes de soldats de ma génération avaient vécu en direct l’Occupation. Jeunes mariées, les guerres d’Indochine et d’Algérie leur ont imposé au moins deux ou trois longues séparations. Pendant 27 mois à chaque fois, elles ont assumé seules les responsabilités familiales et l’éducation des enfants, ce dans l’angoisse permanente de savoir leur mari en grand danger. Elles aussi ont fait face.

      Dans des conditions matérielles plus faciles mais dans un environnement social et moral déjà anti éducatif, nos filles ont élevé leurs familles en gardant l’héritage reçu et en assumant quantité d’engagements extérieurs : nous leur en savons immensément gré. A leur tour, elles ont fait face.

      Par rapport à leurs devancières, pourtant très éprouvées, je trouve que la tâche de nos petites-filles devenues mamans est plus difficile encore. Elles ont un métier. La vie moderne leur crée beaucoup de contraintes, en matière de temps notamment, alors que leurs jeunes, plus fragiles, sont devenus plus exigeants. Et surtout l’ambiance est devenue carrément antinomique d’une éducation digne de ce nom. A la maison, ces jeunes mères continuent à transmettre aux enfants les valeurs que nous leur avons transmises, celles qui nous font vivre. A l’extérieur, bambins et ados reçoivent des messages négatifs, que ce soit dans la rue, à la TV, sur Internet, et dans la cour de récréation à écouter les confidences des copains qui vivent de tristes situations familiales.

      Et voilà qu’en plus, ceux qui sont responsables de notre présent et de notre avenir obscurcissent encore le paysage socio culturel. Ils teintent les programmes scolaires d’idéologie malsaine et font voter une loi qui initie des évolutions suicidaires de la société...
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       En ce jour de fête des mères, je tiens à rendre hommage aux mères de toutes les générations.
Je mesure la somme d’attention, d’abnégation, de travail, de patience, de souffrance parfois et d’amour toujours que représentent la mise au monde d’un bébé et les années passées à l’élever.
Pour tout cela, et le reste, elles ont droit à notre reconnaissance affectueuse.

      Je m’adresse spécialement aux jeunes mamans.

       « Je ne sais pas si vous manifesterez aujourd’hui mais je vous dis : gardez le cap. Refusez d’entendre et de propager les mensonges, même officiels. Continuez à expliquer qu’un garçon et une fille sont différents pour être complémentaires… Que l’amour entre Papa et Maman est la clé du bonheur… Que le prochain bébé sera conçu à la maison par maman et non fabriqué en bocal ou commandé sur catalogue en Ukraine… Ajoutez à l’occasion du décès d’un proche que la mort fait partie de la vie et qu’on n’a pas à la hâter… Le moment venu, vous saurez aussi expliquer que Liberté implique Responsabilité… et que Droit implique Devoir…

       Jeunes mamans, on prétend soustraire vos enfants à l’influence parentale pour changer la civilisation. Tenez bon. L’avenir de la France, à travers celui de vos enfants, est entre vos mains. Vos aïeules ont fait la moisson et fait tourner les usines pendant la guerre 1914/18. Votre tâche est plus rude encore.
       Il s’agit, dans ce contexte de vraie guerre civile des idées, de faire passer dans les cerveaux et les cœurs des vôtres le culte du Vrai, du Beau et du Bien, et ce, avec amour et dans la joie.
       Face au mensonge généralisé et aux inepties baptisées progrès, faites face
       Au nom de ceux qui ont « fait leur temps », je vous dis notre confiance affectueuse.
Je vous embrasse

Jean Delaunay            

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