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Le billet de la semaine
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Après la manif...
16/01/2013
Ce n’est qu’un début, continuons le combat !

      Aujourd’hui, je n’ai aucun scrupule à reprendre à mon compte, pour le bon motif, le slogan des manifestants de 1968. C’est en effet pour nous un jour de satisfaction et de fierté.
Le retour du balancier ! Un peu notre bataille de la Marne à nous !

      Depuis 1985, en toute modestie mais opiniâtrement, France-Valeurs dénonce le Cancer moral qui ronge notre société laquelle se délite sous nos yeux à travers l’indifférence d’un trop grand nombre. Nous soutenons que la subversion est à l’œuvre. Que les manipulateurs d’opinion sont soutenus par des réseaux influents. Que d’infimes minorités de citoyens revendiquent des mesures générales qui bafouent à la fois le bon sens et la loi de nature. Qu’ils sont appuyés à la fois par de dangereux idéologues et par des autruches qui ne veulent pas voir le danger. Que les médias contribuent à accréditer ces thèses néfastes.

      Nous suggérons que nous sommes en face d’une tentative discrète de transformer la société en employant la méthode « douce » et éprouvée de Gramsci :
Changer progressivement les repères culturels des gens.

      Mais voilà que la subversion sort de sa relative clandestinité et que ces idées sont reprises par un gouvernement qui dispose des moyens de les faire appliquer. Voilà que la Ministre de la Justice en personne affiche officiellement la volonté de son camp, maintenant au pouvoir, «de transformer la société, de changer de civilisation. »

      La proposition de loi intitulée le « Mariage pour tous » constituait à cet égard une provocation, un test et une imprudence majeure, pour ne pas dire une folie.

      Une imprudence, voire une folie, car on ne bafoue pas dans un domaine aussi grave et qui engage autant l’avenir, le principe de précaution qu’on invoque par ailleurs à tout bout de champ.

      La provocation a contribué à réveiller une partie de l’opinion anesthésiée. Le camp des silencieux s’est mobilisé dans la mesure et la bonne humeur sous l’impulsion d’un petit nombre de meneurs courageux, et notamment d’une femme qui se dit déjantée, mais qui est en réalité déterminée, pugnace et rayonnante : la Jeanne d’Arc dont nous avions besoin.

      Vu de notre fenêtre, le test est réussi mais l’autre camp a engagé là une partie importante pour lui. Face à sa détermination, il nous faut maintenir la pression. Comme après la Marne de septembre 1914, les combats continueront mais nous savons que nous sommes dans la vérité et dans la justice en défendant la famille pilier de la société, en réclamant un papa et une maman pour ces enfants qui seront la France de demain.
Haut les cœurs, les silencieux ! Continuons le combat !
Jean Delaunay