http://www.francevaleurs.org

Le billet de la semaine
Retour
A propos de l’enseignement de l’histoire de France
26/09/2012
       D’un côté, selon un sondage de 2009, 82 % des français s’intéressent à l’Histoire, dont 26 % de passionnés, 24 % de curieux et 32 % d’amateurs…

      D’un autre côté, on constate : la suppression des cours d’histoire en terminale S… L’impasse faite sur des pans entiers de notre histoire nationale dans les autres classes… Le quasi-abandon de la chronologie… Des programmes émiettés et trop ambitieux pour seulement une à deux heures de cours par semaine… Le découpage thématique orienté par volonté de faire de nos enfants des citoyens du monde plutôt que des français aimant leur pays…


      Telles sont quelque unes des remarques faites par Jean Sévillia dans le Fig Mag du 25 août.
Il continue : « Sacrifier la « Maison de l’histoire de France » et relancer la «Cité de l’histoire de l’immigration», voilà ce qu’on appelle un choix…
(…) Le récit historique poursuivait naguère un but : unir les petits français, quelles que soient leurs origines, dans une vision commune de leur pays.
      Or, c’est précisément cette proposition que déclinent aujourd’hui les manuels. C’est le fruit d’une évolution historiographique.(…)
      On doit y voir aussi, multiculturalisme oblige, les effets d’un changement de valeurs.
      Là où l’école d’autrefois parlait nation, patriotisme et assimilation, celle d’aujourd’hui parle mondialisation, ouverture des frontières et droit à la différence.
Le roman national est en passe d’être stigmatisé parce qu’il manifesterait une «passion identitaire».

***

      De son côté, Dimitri Casali, ancien professeur en zone d’éducation prioritaire, cherche des moyens nouveaux pour réapprendre aux jeunes leur histoire, l’assumer, en être fiers. Il a choisi une arme pédagogique particulière : la musique. Guitare en main, il propose dans toute l’Europe des spectacles rock à la gloire des grands hommes qui ont fait la France. (…)
      Il y a un an avec son percutant « Altermanuel d’histoire de France », il proposait une alternative originale à l’enseignement officiel qui gomme dorénavant des programmes les noms de Clovis, Bayard, Henri IV, Napoléon III, Gambetta ou Clémenceau leur préférant les biographies de rois africains du XVI° siècle ou d’empereurs aztèques. (…)
      En cette rentrée 2012, dans son nouveau livre, il pointe cette désastreuse manie qu’ont les français ou plutôt leurs gouvernants de s’excuser et de se repentir de ce qu’ont fait leurs ancêtres et leurs aînés.
       «L’histoire de France interdite. Pourquoi ne sommes-nous pas fiers de notre histoire?»
(Editions Lattès)
***

Sévillia conclut : « L’avenir de l’histoire de France ne dépend pas uniquement des décisions ministérielles. Il est lié à la volonté et à la capacité de notre société de répondre à des questions toutes simples.
Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où voulons-nous aller ? »

***
Lire aussi « Ils ont tué l’histoire-géo », de Laurent Wetzel,
François Bourin, éditeur
***

Qui veut casser l'histoire de France ?Jean Sevillia
« L'histoire de France interdite » de Dimitri Casali
Ils ont tué l'histoire-géo de Laurent Wetzel