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Le billet de la semaine
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Inquiétante actualité de la subversion
08/08/2012
     “Mariage” et droit à l’adoption des homosexuels, euthanasie, l’annonce de nouvelles lois portant atteinte à la morale sociale, confirment une indéniable avancée de la subversion.
Dès les années 80, Roger Mucchielli l’annonçait avec la complicité d’une partie de la population.
      
Certes la manipulation des esprits ne date pas d’hier puisque le chinois Sun Tsu disait déjà, 6 siècles avant Jésus Christ: «L'art suprême de la guerre, c'est de vaincre l'ennemi sans combat et, pour cela, d'utiliser des hommes vils, de compromettre les chefs, de désorganiser l'autorité, de ridiculiser les traditions, de semer la discorde entre les citoyens, de dresser les jeunes contre les vieux, de perturber l'économie, de répandre l'immoralité et la débauche..
      C’est cependant Gramsci qui a fait progresser cette stratégie. Ce communiste Italien, incarcéré par Mussolini, a écrit en prison son oeuvre politique. Il est mort en 1937 mais ses idées continuent à empoisonner nos sociétés. «Pour prendre le pouvoir, disait-il, il est possible de faire l'économie de la violence à condition de prendre son temps et de procéder avec méthode. Il n’est pas nécessaire d’aller attaquer les autorités: elles ont par définition la capacité de se défendre et de réagir. C’est indirectement qu'il faut les investir en agissant de l'intérieur sur la mentalité des hommes, c’est à dire en exerçant de l'influence dans les domaines intellectuel, moral et philosophique.
      Modifier la façon de penser et de vivre des hommes, revient à transformer leurs repères culturels. Si on y arrive, le pouvoir politique s'effondrera de lui même car il ne sera plus en prise avec la société civile.”

      Cette conception nous prend à contrepied, nous, autruches qui ne voulons pas voir venir la menace, aveuglés que nous sommes par les nouveautés de notre civilisation et d’autant plus vulnérables. Les intellectuels de gauche travaillent depuis des années à renverser les valeurs anciennes, à lancer de nouvelles valeurs, à créer de nouveaux héros, un nouveau type d'art, de musique, d'architecture, de mode vestimentaire. Il est impossible de trier ce qui, dans la situation actuelle, résulte de l'évolution naturelle des idées, de ce qui est imputable à notre crise de civilisation et ce qui relève de la volonté de certains de casser la baraque.
      Tout semble cependant se passer comme si cette volonté était en passe d’aboutir.

      C’est criant dans le cas de l’histoire.
      Les agents de la subversion dénigrent et déforment notre oeuvre colonisatrice, dans des films, des émissions TV et les livres scolaires. Ceux-là veulent nous couper de nos racines, nous donner honte de notre passé
qu’ils nous présentent comme synonyme de mal, alors que la modernité serait selon eux, synonyme de bien.

      Pour empêcher le retour d’un soi-disant ordre moral, ils dénigrent comme obscurantistes et réactionnaires, des notions simples et éprouvées comme la famille fondée sur le mariage et le mariage fondé sur un engagement définitif, le devoir par rapport au droit, la responsabilité par rapport à la liberté, le sens de l'honneur, l'autorité, la politesse , en même temps que la tenue vestimentaire...

      Ce travail de sape a abouti à une véritable déprogrammation des cerveaux, encore facilitée par l'effondrement de la pratique religieuse: beaucoup de jeunes n’ont plus aucune idée du Bien et du Mal…
      Nos adversaires en profitent pour promouvoir de nouvelles valeurs à travers les radios,TV et Internet, les films et romans branchés. La musique, la chanson et le foot créent de nouvelles idoles.
      Tout cela est encouragé par des hommes politiques qui craignent de passer pour ringards.
      On a réussi à acclimater, avec un nouveau type d'art, des pseudo valeurs cool, telles que la tolérance et la sincérité
(tout est semblablement beau et bon, du moment qu'on est sincère: la vérité n’existe plus… ) , les droits de l'homme considérés comme un absolu ( y compris les droits des enfants d'échapper à l’autorité des parents et celui pour ceux-ci de se désintéresser, le cas échéant, de leurs enfants pour pouvoir mieux s'éclater. ), l'égalitarisme forcené qui tue l'émulation, la liberté de tout dire, de tout faire et de tout montrer, au risque d'empoisonner les yeux et les coeurs des jeunes et des moins jeunes et de provoquer beaucoup de dégâts...

      La sémantique, c'est l'art d'utiliser les mots, joue un rôle important dans cette guerre des cerveaux.
Certains termes, comme fasciste et raciste, sont utilisés comme de véritables "armes à tuer". D'autres mots sont destinés à faire rire car la dérision est une arme terrible. A l’inverse, de nouveaux vocables sont volontairement déchargés de tout contenu affectif, pour déculpabiliser ceux qui pourraient se sentir coupables: l’avortement devient ainsi IVG, l’assassinat se traduit par exécution, le vol s’appelle récupération et l’euthanasie droit de mourir dans la dignité…

      Deux thèmes figurent parmi les principaux vecteurs du message révolutionnaire.
Le racisme et la liberation sexuelle
      Le « lobby » homosexuel exerce dans ce dernier domaine une grande influence. Bien en cour dans les milieux de l’art, des médias et de la politique, ses associations ont appuyé la campagne d’information sexuelle à l’école et mènent le jeu en ce qui concerne la prévention du SIDA. Elles sont aussi à l’origine du concept de PACS. Sa création n’était pas une loi parmi d’autres. Il s’agissai d’une véritable opération de guerre des cerveaux. Elle a contribué à casser ( en douceur ) la baraque, c’est à dire à changer la société.
      C’est dans ce cadre qu’il faut placer les projets de lois en préparation.

      Face à ce péril, sachons donc regarder la réalité en face et sachons défendre nos convictions sacrées.
Jean Delaunay            

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LETTRE À AGNÈS sur LA GUERRE DES IDÉES