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Le billet de la semaine
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La notion de « gender » : une forme supplémentaire de subversion des esprits .
20/07/2011 Les nouveaux manuels scolaires de SVT (sciences de la vie et de la terre) abordent les questions sexuelles de façon idéologiquement orientée !

La sexualité est le langage le plus fort qu'un homme et une femme peuvent se dire l'un à l'autre. De la simple poignée de main jusqu'à la relation sexuelle, le corps permet de communiquer l'intime.

Or, les manuels de SVT présentent la sexualité comme une activité ordonnée au seul plaisir: c'est particulièrement réducteur ! Il est regrettable de ne pas y entendre parler de l'amour entre les personnes qui seule donne son sens à la sexualité. Cette lacune ne permet plus de relier sexualité et fécondité , laquelle n’est présentée qu'à travers les moyens qui permettent de l'entraver, depuis la contraception orale jusqu'à l’avortement.

Les ados devraient au contraire apprendre que la capacité à donner la vie contribue à la dignité de la personne, de façon à respecter et gérer leur fécondité de façon responsable. Xavier Lacroix dit en effet: « C'est essentiellement dans le rapport à la génération que se définit l'identité sexuée. »

Tout cela illustre la vision étroite et technique de la sexualité qui prédomine dans les campagnes officielles et les médias... Notre culture contemporaine a perdu toute vision anthropologique de la sexualité.

Du coup, des théories subversives comme celle du gender peuvent voir le jour.

Elle est née dans les années 70 aux États-Unis dans les milieux féministes. Elle vise à déconstruire l’anthropologie avec un objectif politique: mettre fin à la domination masculine.

Selon cette théorie, la séparation de l'humanité en hommes et en femmes ne viendrait pas de la nature mais de la culture. Le sexe serait donc à rejeter pour atteindre une pleine égalité entre les hommes et les femmes.

Il n'y aurait plus de «donné» naturel, mais des rôles, plus de complémentarité homme-femme mais une liberté de l'orientation sexuelle fondée sur le seul désir.

Plus que notre sexe, ce qui nous caractériserait serait notre orientation sexuelle: homosexuel, hétérosexuel, bisexuel, transsexuel... Cette idéologie a malheureusement été diffusée de façon officielle lors de la Conférence mondiale sur les femmes de Pékin en 1995 et elle imprègne de nombreuses orientations prises par des instances internationales liées à l'ONU.

Les Associations Familiales Catholiques ont réagi. La personne humaine est un tout. La sexualité ne peut être étudiée «en soi» - ou sur le seul plan de la génitalité - comme s'il s'agissait d'une simple activité réflexe de l'organisme. Elle est en dépendance avec sa finalité qui est la relation. Hors de cela, elle est incompréhensible et déshumanisante.

Le programme officiel va d'ailleurs dans ce sens en préambule: «Ces enseignements gagneront à être mis en relation avec d'autres approches interdisciplinaires (philosophie) »

Les livres de SVC ont malheureusement interprété ce texte dans un sens transgressif. *** De façon plus générale, pour nous, Occidentaux, le corps est à la fois ce qui permet de nous montrer et l'instrument de notre plaisir. Du coup, beauté, santé, mode, régimes, soins esthétiques sont des incontournables. D’où la tendance à l'élimination du handicap, du malade en fin de vie, de la mort. Le corps est devenu le lieu du plaisir avec l'impératif d'en jouir au gré de nos désirs. Nous avons un corps comme si notre personne était un esprit juché sur une monture appelée corps humain.

Le Bulletin officiel de l'Éducation nationale du 30 septembre 2010 parle d'« aider l'élève à la prise en charge responsable de sa vie sexuelle », et même à « devenir homme ou femme », en évoquant les « relations entre sexualité et plaisir ». Il oublie le besoin que nous avons de l'autre. L'homme n'est pas un tout en lui-même, la femme n'est pas un tout en elle-même. Ils ne sont pas interchangeables et c'est structurant pour l’enfant de grandir entre Papa et Maman…

A l’inverse, l’Eglise Catholique parle de « conjuguer la théologie du corps avec celle de l'amour ». Elle rappelle qu'il y a dans le corps de l'homme et de la femme un langage qu'ils n'ont pas créé, un éros donné par le Créateur et enraciné dans leur nature, qui les invite à se recevoir mutuellement, pour pouvoir se donner ».

Voilà une saine vision des choses à présenter à ces ados qui grandissent avec la vision noire de leurs manuels et de la TV. La constitution Gaudium et Spes du concile Vatican II disait déjà sobrement : « L'Homme, seule créature que Dieu a voulu pour elle-même, ne se trouve que dans le don désintéressé de lui-même ».

Il me semble important de faire expérimenter par les jeunes ce don désintéressé en commençant par exemple par le service à caractère humanitaire. Ils mesureront en s'engageant dans une association caritative que le service rend profondément heureux, que le don de soi est chemin de bonheur.

Cette découverte les aidera plus tard à orienter leur vie relationnelle et conjugale.
Jean Delaunay


D’après un interview d’une femme médecin paru dans France Catholique


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