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Le billet de la semaine
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La tyrannie de la faiblesse
19/01/2011
      Je ne crois pas qu’on puisse m’accuser de machisme, moi qui répète souvent que, dans toutes les civilisations, la femme est la gardienne des Valeurs. J’ai, par ailleurs, toujours salué les aspects positifs de l’émancipation progressive des femmes, et je ne prétends pas les renvoyer aujourd’hui aux fourneaux…
Je souhaiterais d’ailleurs qu’elles entrent davantage en politique où l’on aurait grand besoin de leur sens du concret.
      Cela dit, je m’étais opposé en tant que responsable de l’armée de terre, il y a un quart de siècle, à l’affectation de femmes dans les unités combattantes, estimant que l’acte de guerre était pour elles contre-nature. En revanche, j’ai publié un livre : «femmes de soldats» * pour rendre un hommage bien mérité au courage de nos compagnes.
      L’ouvrage de Paul-François Paoli, «La tyrannie de la faiblesse», fait écho à certaines de mes observations.
      En voyant les comportements et les mentalités de nos concitoyens se transformer radicalement, je ne pouvais m’empêcher de penser que la féminisation de notre société, notamment dans l’enseignement, la santé et la magistrature, devait beaucoup y contribuer.
      C’est exactement la thèse de M. Paoli.

Il écrit : « Malraux suggéra un jour que la femme était l'ultime opium de l'Occident. Comment lui donner tort quand on observe l'extraordinaire révolution accomplie depuis cinquante ans ? Non seulement les femmes sont devenues les égales des hommes mais elles font désormais figure d'idéal, dans un univers pacifique où a été délégitimée une autre figure, immémoriale et sacrificielle: celle du guerrier.

Mais ce culte du féminin, auquel les hommes se vouent avec un zèle confondant, a un prix : non seulement une certaine dévirilisation des mâles, mais aussi la déstabilisation des fils. »
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Paul-François Paoli réfléchit à la portée de ce phénomène étrange et inédit en recourant à la mythologie grecque, et à la pensée chrétienne, sans oublier l'islam, qui représente un contre-modèle particulièrement frappant face à un monde occidental de plus en plus féminisé.
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Le sommaire de son ouvrage est le suivant :

Première partie : les sources de la tradition occidentale
            1/Les Grecs, les femmes et le Logos,
            2/Le Christianisme et les femmes : ce qu’en dit St Paul
            3/St Paul et la tradition occidentale
            4/Quand le Christianisme était viril en passant par le Moyen Age
            5/Nietzsche contre St Paul

2° partie : la féminisation des mœurs ou l’homme désarmé

3° partie : les ruines d’Eros

      • féminisme et pouvoir féminin
      • une hypothèse sur la violence des jeunes

4° partie : l’Islam, un défi à la dévirilisation de l’Occident
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Je juge évocateur de citer la fin de sa conclusion :
« (…) Les femmes savent bien que, pour que leurs fils deviennent des hommes, c'est-à-dire libres et responsables, il faut qu’ils se dissocient de la toute-puissance des femmes. Le pouvoir paternel ne sera pas restauré, ce n’est pas notre propos. Mais si tant de fils regimbent à devenir pères, n’est ce pas parce qu’ils pressentent qu’on va leur demander d’assumer des responsabilités sans le prestige autrefois dévolu à la paternité. Quel est le pouvoir d’un père d’aujourd’hui sur une gamine de 15 ans ? Pourquoi faudrait-il que l’homme aliène sa liberté dans un monde où rien ne semble devoir durer ? A quoi bon des pères, mais aussi à quoi bon des hommes si les femmes ont toujours raison ?
On ne naît pas homme, on le devient, si toutefois on le devient jamais…
Etre un homme : quoi de plus difficile, en somme ? »
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      Pour moi, une seule solution : ni féminisme, ni machisme; retour au bon sens et à la loi de nature.
Jean Delaunay             
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La tyrannie de la faiblesse, par Paul-François Paoli
Editions FB François Bourin
ISBN978-2-849416190-2        19€

Femmes de soldats


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