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Le billet de la semaine
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Libres propos sur l’éducation
14/10/2009
       Arrière grand-père, ancien militaire passionné par la formation des hommes, visiteur de prison, je déplore comme bien d’autres, la crise éducative actuelle.

Rien de nouveau sous le soleil, diront pourtant certains. Platon dénonçait déjà la rébellion des jeunes et Lao Tseu disait, 6 siècles avant JC : «Tes fils sont d’avantage enfants de leur époque que de toi-même…»
      Je crois cependant que la panne de transmission actuelle tient surtout à l’air du temps… médiatisé...
Depuis 1968, beaucoup de parents n’osent plus exercer leur autorité et méconnaissent leur responsabilité d’éducateurs. Quant à nos jeunes, marqués par Internet, ils cherchent d’abord à faire comme tout le monde…

Comment, dans ces conditions, éduquer nos enfants ?
      D’abord identifions clairement nos Valeurs, en y croyant fortement et en les vivant. Moyennant quoi, il y a des chances qu’ils se les assimilent naturellement, par imitation et par osmose, en nous voyant faire…
      Commençons, dès qu’ils savent marcher, à leur faire comprendre qu’il y a, partout dans la vie, des «feux verts» et des «feux rouges».
      Ensuite, nous adaptant aux étapes de leur croissance, aidons-les progressivement à se donner des repères.
      Mettons de la cohérence entre ce que nous disons et ce que nous faisons, entre l’attitude du père et de la mère, des parents et des maîtres…
      Exerçons notre autorité en alliant tendresse et fermeté… Inspirons confiance à nos enfants, et pour cela consacrons-leur du temps et de l’écoute patiente et bienveillante…
      Faisons passer nos Valeurs «à dose homéopathique» et dans une atmosphère d’amour et de joie, sinon ils crieront vite au ras le bol…
      Faisons appel très tôt à leur sens de la responsabilité et aidons-les d’abord à assumer leur liberté…
      Sachons aussi utiliser des relais extérieurs : nous ne sommes pas toujours les mieux placés pour les conseiller.

      Dans beaucoup de cas, cette méthode séculaire continue à marcher mais, dans une même famille ou dans un même groupe d’amis, on constate souvent des résultats différents entre des jeunes pourtant proches.
      C’est heureux ! Nos enfants ne sont pas des robots : ils réagissent chacun selon son tempérament et selon les circonstances.

Conclusion : humilité et confiance
        •     Nos enfants ne nous appartiennent pas. Nous les élevons pour eux et pas pour nous.
        •     D’ailleurs, les éduquer, ce n’est pas leur tricoter un gilet pare balles contre la pollution intellectuelle, morale et spirituelle, mais les aider à renforcer la colonne vertébrale de leur personnalité !
        •     Ensuite, sachons voir, autour de nous, bien des retournements de situation après crise.
Gardons confiance, surtout si nous sommes Chrétiens ! Rien n’est jamais perdu!
        •     Mais soyons pleins d’humilité !
      Notre mission, c’est celle de jardiniers : préparer le terrain, semer, biner et arroser… De même que le soleil et la pluie échappent au paysan, de même, il arrive que nos enfants adultes prennent des chemins différents des nôtres. C’est ainsi ! Sachons donc prendre du recul ! Il est vain et néfaste de nous culpabiliser. Laissons faire le temps qui arrange bien des choses... et faisons confiance à la vie … Mais, en ce qui nous concerne, tenons bon !
Si médiocres que nous nous sentions, nous sommes des phares pour nos descendants.
       Osons donc affirmer ce à quoi nous croyons
et, surtout, osons en vivre.
Jean Delaunay            
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PS Cas particulier des choix de vie jugés «déraisonnables» de nos jeunes adultes
(engagement avec une personne que nous considérons « à risques», par exemple)
  1. Dire fermement, calmement et avec tendresse ce que nous pensons.
  2. Nous garder surtout de couper les ponts.
  3. Quand le choix a été fait, quel qu’il soit, faisons tout pour que «ça marche»
    mais en gardant notre dignité.
  4. Soyons quand même prêts à «ramasser les morceaux» en cas d’échec.

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