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Le billet de la semaine
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Après le passage du Tour de France
05/08/2009
       Je viens d’assister, de mon balcon, au passage du Tour de France devant chez moi. C’était l’étape contre la montre autour du Lac d’Annecy, décor somptueux pour une grande fête populaire. Depuis ce matin, répartis sur les 40 km du parcours, des dizaines de milliers de spectateurs attendaient. Certains avaient installé leur caravane ou leur tente sur le bas-côté de la route, il y a 3 jours, et campaient depuis sous le soleil en un endroit choisi pour leur garantir des émotions fortes. Ils ont été rejoints progressivement par des centaines de piétons et de cyclistes venus de partout, si bien que les bas-côtés de notre petit CD 42 étaient, dès midi, noirs de monde.
      Ce fût d’abord la caravane publicitaire qui passa, haut-parleurs réglés à fond pour vanter telle marque ou proposer la vente de tel journal sportif, avec distribution à la volée de casquettes, de paquets de bonbons et de porte-clés...
      Puis les 178 coureurs défilèrent devant nous presque au point haut du parcours, au sommet d’une redoutable côte. Ils avaient pris le départ individuellement toutes les 2 minutes dans l’ordre inverse du classement général.
      Leur passage vient de se terminer et l’étape est gagnée par le maillot jaune. Les spectateurs se dispersent. C’est le moment, pour l’ancien sportif tout cassé que je suis, de noter mes impressions à chaud.
      • Ce genre de cyclisme professionnel à grand spectacle qui met en jeu un budget colossal et donne lieu, dit-on, à beaucoup de trafics suspects…
ce n’est vraiment pas mon truc !
      • Cela dit, bien que j’ai été bloqué chez moi toute la journée, je rends hommage à une organisation impeccable, qu’il s’agisse par exemple de la couverture télévisée de l’évènement ou de la sécurité assurée sur le terrain, grâce à l’engagement massif de la gendarmerie : j’ai vu un motard devant chaque coureur et un planton veillant au grain à chaque carrefour…
      • Même si les coureurs bénéficient d’un traitement médical et pharmaceutique particulier, je salue l’exploit physique que constitue la performance accomplie cet après-midi sous mes yeux, qui succédait à une quinzaine d’étapes au moins aussi éprouvantes. Je mesure aussi les qualités mentales que cela suppose, pendant toute cette longue épreuve et lors des années d’entraînement…
      • Malgré trop d’imprudences de spectateurs enthousiastes, il n’y a pas eu d’incident dans mon coin ; le spectacle était bon enfant et, en bavardant avec les inconnus qui occupaient, des heures durant, le talus qui borde mon jardin, j’ai constaté qu’ils étaient heureux d’être là…
      • Rien de nouveau donc sous le soleil. «Du pain et des jeux», voilà ce que les hommes continuent à réclamer à ceux qui les dirigent.
***

      En ce qui me concerne, j’ai connu autrefois, moi aussi, l’exaltation collective et le pincement au cœur confinant au trac avant le coup d’envoi d’un match de rugby et le départ d’un cross à pied ou à cheval ou d’un rallye motocycliste…
      Cependant, ce dont je garde le meilleur souvenir sportif, ce sont les marches sac au dos en montagne ou en forêt, en prenant le temps de communier avec la nature dans le silence propice à la méditation.
      C’est cette Valeur là que j’essaye, pendant leurs vacances savoyardes, de transmettre à mes descendants… pour leur équilibre et leur bonheur…
Jean Delaunay            
***

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L'étape Annecy 2009

19 juillet 1903 Arrivée du premier Tour de France cycliste

Présentation du Tour de France

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