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Le billet de la semaine
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Latex et fleur bleue.
17/05/2006

      Feuilletant par hasard le manuel de biologie de ma petite-fille, adolescente, je viens d’y découvrir un paragraphe détaillant … la manière d'enfiler un préservatif.
      C’est un sujet que j’abordais autrefois avec mes soldats de métier, notamment quand nous partions outremer où le risque de MST (qu’on appelait alors maladies vénériennes) était important. Aux petites filles de ma génération, je crois qu’on conseillait plutôt la lecture des romans de Delly...
      Certes, les temps ont changé mais beaucoup de parents d’aujourd’hui restent, comme ceux d’hier, gênés pour aborder simplement, à temps et avec délicatesse, ces questions avec leurs enfants.
      Je le déplore d’autant plus que la permissivité sexuelle ambiante a entraîné la propagation du sida alors que beaucoup d'adolescentes continuent à se retrouver enceintes sans l'avoir voulu.

      Devant une certaine carence parentale, dans ce domaine, comme dans beaucoup d’autres, je ne suis donc pas surpris ni indigné que l’Education Nationale ait pris, sur demande du Gouvernement, le relais d’une information sexuelle que je considère pourtant comme une responsabilité éducative majeure, donc appartenant de droit aux pères et aux mères.

      Je regrette cependant que l’enseignement dispensé à l’école par certains professeurs de biologie revête, me dit-on, un caractère surtout technique et utilitaire.
      Je m’indigne aussi que certains groupes de pression aient saisi l’occasion pour faire la promotion de l’homosexualité.

      Devant le désordre actuel des idées et des mœurs qui génère tant de drames personnels, familiaux et sociaux, je crois qu’un enseignement de type exclusivement biologique, (j’allais dire vétérinaire…) est non seulement insuffisant mais encore dangereux pour l’équilibre de nos futurs adultes.

      Ce qui serait nécessaire pour eux, c’est une éducation globale expliquant la réalité et vantant la beauté de l’amour humain avec ses composantes psychologique, affective, charnelle et spirituelle.
      A défaut d’avoir compris cela, et alors que la porno est, chez nous, aussi banalisée que la drogue, je crains que trop de nos jeunes ne sachent pas trouver le chemin du bonheur.

      Qu’on les mette en garde contre les dangers réels, soit ! Mais, dans un domaine où « tout réagit sur tout », qu’on fasse bien attention à ne pas casser leur sensibilité et à en faire des infirmes affectifs pour la vie.

      Pour trouver le bonheur, la fleur bleue me paraît plus importante que le latex.

Mais quel magazine branché pour jeunes aura aujourd’hui l’audace d’inciter ses lecteurs à cultiver la fleur bleue ?
Jean Delaunay

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