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Le billet de la semaine
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L'aveugle et le paralytique,
04/02/2009
version scolaire 2008

      Julien est à l'école mais il est petit et malingre et , dès la rentrée, ses camarades l’ont considéré comme un peu demeuré. Il en souffre beaucoup. Le premier jour, il est allé s'asseoir d'office au fond de la classe. En récréation, il reste le plus souvent seul, à moins que ses camarades ne le prennent comme souffre-douleur dans leurs jeux…

      Mais un jour, l'un des pires d'entre eux, Denis, est victime d'un accident et se casse méchamment les deux avant-bras. Quelques jours après sa sortie de l'hôpital, ses parents décident de le remettre à l'école bien qu'il soit plâtré des deux côtés. Seuls ses doigts dépassent du plâtre et il est évidemment très gêné dans la vie scolaire et dans la vie tout court.
      C'est alors que Julien entre en scène et se révèle.

      Il change de place en classe et vient se placer à côté de Denis. Il prend des notes à sa place sur son cahier de textes, sort ses livres et les ouvre à la bonne page, range son cartable… A la cantine, il lui coupe sa viande... Bref, il l'aide au maximum.

      Julien se laisse faire et apprécie beaucoup cette assistance. Un jour, il lui demande :
« Pourquoi es-tu si gentil avec moi alors que, depuis le début de l'année, j'ai été particulièrement désagréable avec toi ? »

       Et Denis de répondre : « Tu ne peux pas t'imaginer le service que tu m'as rendu en étant blessé. Pour la première fois, j'ai l'impression de servir à quelque chose et ça me rend heureux. J'espère seulement que notre amitié va continuer, une fois que tu seras déplâtré.»

       (Histoire vraie, rapportée par Marie, leur professeur. Seuls, les prénoms et certains mots ont été changés.)
***

      On se plaît à rêver que les adultes sachent adopter une telle attitude, dans les familles d’abord, dans la politique intérieure ensuite, et dans les relations internationales enfin.
      C’est particulièrement vrai quand on regarde des situations navrantes comme celle qui règne au Moyen Orient où la haine a apparemment occulté tout espoir de coopération alors que l’histoire, la géographie et la simple raison devrait amener les parties en présence à unir leurs forces pour préparer l’avenir au lieu de s’infliger quotidiennement des destructions dont chacune est un motif supplémentaire de vengeance.
      Nous savons bien que nos enfants ne sont pas des petits saints … mais, tels qu’ils sont, ils nous donnent parfois, comme ici, des leçons…
      Sachons les retenir…
FV                        
***


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