http://www.francevaleurs.org

Le billet de la semaine
Retour
Aller vers les autres : l’un des aspects simples du civisme
3/05/2006

      Je ne suis pas spécialement bavard et je sais me taire mais j’aime bien parler aux gens.
Je m’adresse à eux, non pas pour m’imposer à eux, mais, au contraire, pour les découvrir car je sais qu’ils m’apporteront toujours quelque chose.

      Dans le train, avant-hier, j’étais assis à côté d’un jeune pompier de Paris à qui j’ai ainsi fait raconter sa vie quotidienne et quelques uns des drames que ses camarades et lui ont pu éviter.
      Ce fût, pour moi qui ai eu une vie bien remplie mais qui ne suis plus guère « dans le coup », un voyage merveilleusement instructif.

      Dans le même ordre d’idées, j’ai, de même, le souvenir d’auto-stoppeurs français et étrangers que j’ai ramassés par hasard, ces dernières années, les jours de grèves de la SNCF et avec lesquels j’ai eu des échanges passionnants.

      Ce souci d’aller vers les autres, je suis content de l’avoir transmis à mes enfants et de le faire partager à certains de mes amis. L’un d’entre eux est même devenu un maître dans ce domaine. Il aborde avec la même simplicité les SDF au coin des rues, les industriels et les hommes publics… Il vient de me raconter son dernier coup.

      Pédalant hier sur son itinéraire d’entraînement favori, il a rattrapé un cycliste sportif inconnu. Il a engagé avec lui la conversation sur le plan technique (développement, rapports de vitesses …) et a rapidement posé la question « Qu’est ce que tu fais dans la vie ? »
      L’autre, un ingénieur, venait précisément de changer de situation car il considérait que son métier actuel ne lui permettait pas assez de s’occuper des autres. C’est précisément le dada aussi de mon ami cycliste. Et nos deux sportifs de confronter leurs idéaux et leurs expériences… Le soir même, ils se téléphonaient pour se revoir en vue de collaborer.
C’est ainsi qu’un fructueuse association peut naître d’une sortie en vélo !

      Si beaucoup de nos concitoyens agissaient de même, beaucoup de choses iraient mieux dans ce pays.

      A pied ou en vélo, n’ayons donc pas peur d’aller vers les autres ! (pour le bon motif …)
Jean Delaunay

haut de la page
Retour