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Le billet de la semaine
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QUEL AVENIR POUR LA FAMILLE ?
21/01/2009

Le coût des avatars du mariage

      Banalisation du divorce, naissances hors mariage, union libre, remariage, sexualité dissociée de l’affectivité, de la procréation et de la parentalité : la conjugalité se vit, plus souvent qu’avant, sous des formes tout autres… que celle que bénit l’Eglise catholique.

       Or on dispose maintenant d’observations statistiques sur des durées suffisamment longues pour que les effets de cette évolution des mœurs fassent l’objet, non plus de commentaires moraux ou idéologiques, mais de constats. Les responsables des Associations Familiales Catholiques ont demandé à une équipe de l’Institut des Sciences de la Famille d’en faire une première synthèse. Celle-ci dégage les cinq points suivants.

      1.Elle met d’abord en avant la souffrance des personnes ; celle des enfants bien sûr, mais aussi celle des femmes seules, des pères seuls (« les divorcés des deux sexes se suicident entre trois et quatre fois plus que les gens mariés… »), des grands-parents oubliés.

      2.Le coût social et économique ensuite : difficultés scolaires, hausse de la délinquance, usage des stupéfiants, difficultés financières des parents isolés, difficultés psychologiques majeures augmentant le taux de chômage et de suicide, chez les hommes surtout…

      3.Il est établi aussi que le contexte ambiant de non-mariage fragilise le mariage lui-même, parce que c’est un facteur fort de précarité et d’inquiétude. Le divorce devient parfois héréditaire. (On connait des familles avec 4 générations de divorcés !)

      4.Autre séquelle : la complication de la vie. C’est un paradoxe : le leurre de la liberté, qui est à la source même du non-mariage, génère stress et écartèlement entre pôles familiaux, géographiques et affectifs, gestion difficile de problèmes concurrents: parentalité génétique, éducative, affective…

      5.De plus, les tensions affectives engendrées entre membres de la famille aboutissent très souvent à ce que seule la Justice soit à même d’organiser de nouveaux équilibres familiaux. (20% des enfants ont désormais leur vie réglée par un juge !)
Une juridisation lourde de la vie privée, là où l’on croyait trouver la liberté… c’est un comble !

      Des mœurs qui évoluent : pour point de départ, un modèle qui s’est révélé plus fragile que ne laissait croire l’assise institutionnelle et la reconnaissance sociale du mariage. Son image est certes facile à caricaturer - sans doute surtout du fait des défauts des acteurs et des échecs de l’institution humaine.

       En même temps progressaient des aspirations nouvelles : d’autant plus fortes qu’elles apparaissaient nobles et humanistes : désir de choisir sa vie, son conjoint, volonté d’autonomie, désir d’égalité au sein du couple…
      D’une part, le mariage ressort plus clair, apuré, renforcé, doté d’une densité nouvelle donnée à la conjugalité. Mais son cadre en effarouche plus d’un, et il devient malléable et vulnérable.

Le travail du sociologue s’arrête là.

Commence alors celui de l’homme politique. Il leur reste à déceler, dans ces courants nouveaux, quelles sont les aspirations porteuses de croissance pour l’humanité ? Quelle attitude développer, non de dialectique (révolution, réaction…), mais de synthèse harmonieuse, génératrice de bonheur pour les hommes et d’équilibre pour la société?
MV

afc-france.org/
Confédération des Associations Familiales Catholiques

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