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Le billet de la semaine
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Le krach des valeurs
10/12/2008

Ce n’est pas à la chute des valeurs cotées en bourse que je fais référence, mais à celle des valeurs de responsabilité sur lesquelles est fondée notre société.

Le Pacs et le divorce répudiation, aujourd’hui, le statut de beau-parent et celui de la gestation pour autrui, ainsi que l’homoparentalité, demain, peut-être, sont autant de subprimes qui torpillent la famille, comme celles finançant l’immobilier ont torpillé l’économie.

Dans les deux cas, le refus de tout discernement entre les situations, sous prétexte de discrimination, ne peut conduire, comme toujours, qu’aux pires déconvenues, avec pour premières victimes les plus démunis et les plus fragiles.

Que l’on s’en réjouisse ou qu’on le déplore, la famille constituée d’un père et d’une mère est la plus capable d’apporter aux enfants la stabilité et l’équilibre utiles à leur développement.

Cela est confirmé par les résultats scolaires des enfants de familles éclatées, dont une enquête de l’INSEE a montré qu’ils étaient en moyenne moins bons que ceux de leurs condisciples. Cela est vrai du comportement des enfants élevés par deux personnes de même sexe : des études très orientées en faveur de l’homoparentalité, n’apportent nullement la preuve, contrairement à ce que prétendent leurs auteurs, que cette situation n’est pas nocive.

Non seulement les familles stables sont nécessaires pour assurer le renouvellement des générations et, par la même occasion, le financement des retraites de demain, mais elles sont indispensables pour permettre l’accueil et l’intégration, à l’école et dans la société, de ceux qui n’ont pas eu la chance de naître dans l’une d’entre elles.

Il serait facile de donner de multiples témoignages de spécialistes de l’enfance allant dans le même sens. Le recours à des familles d’accueil, pendant les vacances, pour des enfants en difficultés illustre bien ce rôle des familles stables.

Le marquis de Sade écrivait que l’homme n’a «aucun désir de troubler un gouvernement qui lui assure complaisamment tous les moyens de sa concupiscence.» Les gouvernements qui se sont succédés dans notre pays depuis le retrait des affaires du Général De Gaulle, s’ils n’ont naturellement pas repris à leur compte cette belle maxime, ont été trop souvent inspirés par «l’esprit de mai 68», fortement et justement dénoncé par Nicolas Sarkozy pendant la campagne de l’élection présidentielle, selon lequel «il est interdit d’interdire».

Cependant, les parlementaires qui votent les lois sont sensibles à ce que pense la majorité de leurs concitoyens, et même, pour beaucoup d’entre eux, partagent leurs convictions.
Soumis, directement ou par l’intermédiaire des médias, à la pression de minorités activistes et égoïstes, ils sont insuffisamment informés de l’action, et même de l’existence d’associations comme la nôtre.

C’est pourquoi il est important que toutes celles qui reconnaissent «l’utilité» des familles fondées sur l’union durable d’un homme et d’une femme puissent, sans renoncer à leur indépendance et à leur spécificité, agir de concert pour le renouveau de la politique familiale de notre pays.

Je m’y engage pour ma part en tant que président de Famille et Liberté. Je prendrai prochainement l’initiative d’organiser une réunion d’associations attachées à cette politique familiale.
Christian Vanneste
Paru dans la Lettre de Famille et Liberté N° 54 Octobre 2008


FAMILLE et LIBERTÉ
"Famille et Liberté a pour objet de rendre publiques des informations sur la situation des familles et sur les conséquences qui en découlent pour la société. "

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