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Le billet de la semaine
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Euthanasie et travail du dimanche
03/12/2008

      Ces deux sujets d’actualité rentrent parfaitement, à des degrés différents, dans les préoccupations de France-Valeurs.

      Nous proclamons depuis longtemps notre accord complet avec ceux qui mettent le respect de la vie au sommet des Valeurs humaines. A ce titre, nous sommes de ceux qui refusent qu’on légalise l’euthanasie, baptisée selon ses promoteurs, « droit de mourir dans la dignité », appellation qui nous indigne.

      Nous pensons, nous, que la vie est sacrée, qu’elle ne nous appartient pas car c’est un cadeau et donc que nous n’avons pas le droit d’en disposer, s’il s’agit de la nôtre, ou de l’ôter à quelqu’un.

      Par ailleurs, on sait bien, depuis notamment l’adoption de la loi Veil sur l’interruption de grossesse, que la légalisation d’un acte foncièrement mauvais risque d’aboutir à tous les excès.

      Cette Loi avait été votée pour faire face à la situation dramatique de femmes très jeunes condamnées auparavant à avorter dans d’inacceptables conditions d’hygiène et en l’absence de tout soutien psychologique. Nous voyons aujourd’hui qu’elle a été détournée de son objet initial et couvre, en fait, le plus souvent, des erreurs de contraception. La plupart des IVG sont de pure convenance et traduisent un profond mépris de la vie humaine.

       Il est d’ailleurs étonnant que la même famille de pensée, qui accepte le fait que 200.000 bébés soient jetés à la poubelle chaque année en France, a obtenu qu’on abolisse la peine de mort pour des criminels et réclame qu’on puisse, à volonté, abréger la vie de personnes la plupart du temps privées de la totalité de leurs moyens.

       On nous dit qu’il s’agit d’un geste de compassion vis-à-vis de ceux qui souffrent. Mais les progrès faits par la médecine dans la lutte contre la douleur et la mise au point des soins palliatifs démentent en partie cet apparent souci d’humanité.

      Par ailleurs, à partir du moment où la loi serait votée on peut craindre toutes les dérives, depuis les enfants pressés d’hériter, jusqu’au mari désireux d’avoir une compagne plus jeune en se débarrassant de la vieille, en passant par le traitement radical, à l’hitlérienne, des bouches inutiles : paraplégiques, Alzheimer et autres handicapés… Si cette logique d’eugénisme était poussée à bout, on peut se demander qui serait jugé digne de vivre, à part les prix Nobel, les stars du sport et les prix de beauté… et encore ceux-là jusqu’à 35 ans car leur beauté risque, ensuite, de se faner et leurs performances de baisser…
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      C’est le même souci de la dignité humaine qui nous amène à souhaiter le respect du dimanche, sauf pour les travailleurs qui accomplissent des tâches vitales pour les autres.

      A l’ère des week-ends, des congés fréquents et des RTT, l’argument du canapé du dimanche ne tient pas sérieusement. Les candidats à son acquisition peuvent se le procurer aussi le samedi...

      Or, c’est une notion profondément humaine que celle d’un jour de la semaine réservé à Dieu pour ceux qui croient au Ciel … et à la famille, aux amis et à la détente pour ceux qui n’y croient pas. Les totalitarismes l’ont bien compris et, ce que nous considérons comme une avancée de la civilisation, le sanguinaire Mao et ses émules le traitent comme une « vieillerie ».

       De grâce, ne suivons pas cette pente. Rappelons-nous à quelle horrible tyrannie ont abouti les soi-disant mesures d’économie et de salubrité prises par Hitler et la lutte contre les quatre vieilleries de Mao ! Par-dessus tout, rappelons-nous le principe d’eunomie. La loi est faite pour essayer de tirer les hommes vers le haut. C’est ainsi que, depuis la Grèce Antique, elle a contribué à faire quelque peu progresser une partie de l’humanité. Oublier ce principe et aligner la loi sur les mœurs, comme certains sont actuellement tentés de le faire, c’est régresser en terme de Valeurs humaines. C’est pourquoi nous récusons cette vision des choses.
Jean Delaunay
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