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Le billet de la semaine
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Référendum sur la Justice
22/10/2008
      Anne – Lorraine était une lumineuse jeune fille, rayonnant partout où elle passait et appelée à un brillant avenir. Le 25 novembre 2007, elle était seule dans un wagon du RER avec un récidiviste qui a cherché à la violer sous la menace d’un couteau. Elle a courageusement lutté contre son agresseur qui l’a tuée atrocement mais que ses propres blessures ont permis d’identifier.

      A l’occasion de l’enquête lancée à cette occasion, son père s’est aperçu d’un certain nombre de graves dysfonctionnements de notre société dans les domaines judiciaire et pénitentiaire.

       Il a donc rejoint une association Loi de 1901, créée en 2007 sous le nom d’Institut pour la Justice, qui a lancé un « Référendum sur la Justice ».

       Il veut ainsi, dans un premier temps, sensibiliser les français, qui le connaissent très mal, au fonctionnement de notre système judiciaire. Dans un deuxième temps , il souhaite agir positivement en faisant des propositions pour que des choses changent, mais en dénonçant aussi les erreurs, les lâchetés, les contradictions et les compromissions du système qui ont pour conséquences la mort d'innocents.

       Ceux qu’il vise, ce sont d'abord et avant tout ces criminels sexuels qui ne trouvent la jouissance qu'en imposant un rapport forcé, violent et, souvent, tuent pour essayer d'effacer la trace de leurs crimes.

       Il s’indigne notamment de ce que la condamnation à perpétuité qui a remplacé la peine de mort ne soit en fait plus appliquée en France où d’ailleurs presque aucun condamné n’ accomplit totalement sa peine.
      Il pense que certains condamnés qui ont fait la preuve qu’ils étaient de dangereuses bêtes humaines n'ont plus leur place dans la société et doivent en être écartés définitivement.
       Il entend faire soumettre les libérables à une évaluation préalable de leur dangerosité potentielle.
       Il voudrait que, comme les autres professionnels, les magistrats assument leur responsabilité quand leurs décisions mettent en danger les personnes les plus vulnérables.
       Il remet en cause la confusion des peines souvent pratiquée, de même que le traitement différent du cas selon que la victime a 14 ans ou 18 ans. (...)


      France-Valeurs partage le douloureux souci de ce père de famille ami et soutient son juste combat pour que ce drame épouvantable serve au moins à éviter le renouvellement de tragiques erreurs et contribue à faire évoluer la législation dans un sens plus réaliste.

       Cela dit, très ancien visiteur de prison, je rappelle que le problème pénitentiaire est très complexe et que des dizaines de personnes de tous horizons essayent, depuis des lustres, de le résoudre sans y parvenir, oscillant, avec l'opinion publique, au fil des sales affaires, de l'attitude répressive, dangereuse car elle fabrique des "enragés", à l'attitude libérale, encore plus abusive car méconnaissant les réalités humaines.
      Le combat de l’Institut pour la Justice sera donc le nôtre mais j’insiste aussi sur la nécessité
1/ d'accompagner et de soigner les délinquants en détention et après, sur les plans physique, psychologique, psychiatrique et spirituel, car le défaut de vrais soins est l'une des carences du système actuel où le détenu sort de prison pire qu'à l'entrée... (L'aspect "guérison spirituelle" des criminels est notamment l'un de mes grands soucis.)
2/ et surtout de prévenir les délits et crimes sexuels dont j'observe la montée depuis 1954, malgré la sévérité croissante des jugements. A cet égard, il y a énormément à faire puisque, sans parler du climat général de permissivité, la production des video cassettes et films porno est quasi libre.
       En ce qui me concerne, je m'indigne notamment de la contradiction entre la sévérité des jugements et le laxisme de la législation sur ce qu'il faut bien appeler "l'incitation à la débauche".
Jean Delaunay
Institut pour la Justice 57 rue d’Amsterdam 75008 Paris Tel.01 40 16 57 63
www.institutpourlajustice.com


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