http://www.francevaleurs.org

Le billet de la semaine
Retour
Simples propos sur la famille

04/06/2008
      Le pas de clerc gouvernemental au sujet de la carte « Familles nombreuses » vient de relancer un important débat de fond sur la famille.

       « Il n’y a pas de modèle familial, chacun invente le sien », affirmait le Président Mitterand.
      De fait, cette vision semble être celle d’une grande minorité des français pour qui la réalité quotidienne s’appelle divorce, union libre, famille monoparentale ou recomposée, parents souvent dépassés par les exigences des enfants, voire leur rébellion chronique …
      Et dans le même temps, on s’étonne qu’augmente le nombre des dépressions, des suicides de jeunes… coïncidant avec la montée de la violence, de l’échec scolaire, de l’usage des drogues, de la délinquance… Du coup, on est obligé de multiplier le nombre des places en crèche ou en foyers, de former des éducateurs de rues, des conseillers de tous types… et finalement des policiers…

      Il est évident qu’il y a un lien direct entre cette crise de société et l’amenuisement, voire l’effondrement, des valeurs familiales traditionnelles.

      Depuis la nuit des temps, celles-ci sont fondées sur la stabilité du couple parental, sur la tendresse des parents n’excluant pas l’exercice de leur autorité et sur la transmission aux enfants, par simple imitation et par osmose, d’un certain nombre de repères et de codes de vie en société.
       Cet ensemble contribue à responsabiliser progressivement les jeunes pour leur permettre de se gouverner eux-mêmes dès qu’ils sont arrivés à l’âge adulte.
      Quand elle fonctionne dans ces conditions, la famille peut jouer son rôle de pilier de la société et, dit la sociologue Evelyne Sullerot, « de principal amortisseur des difficultés sociales.»

      Si la cohésion de la société française de 2008 réussit à se maintenir sans trop de heurts, malgré les difficultés quotidiennes, c’est parce qu’une majorité de familles continue à fonctionner sur ce type.
      Le simple bon sens et le souci d’économiser les deniers de l’Etat devraient donc inspirer à nos gouvernants la volonté d’essayer de promouvoir ce modèle là en encourageant les couples à jouer leur rôle naturel de parents et d’éducateurs et en les aidant matériellement. C’est tout ce que demandent les Associations familiales.

      Malheureusement, l’idéologie dominante continue à empoisonner, sur ce plan là aussi, la législation et les décisions politiques. Sur le plan financier, tout se passe comme si « la politique familiale » visait d’abord à soutenir des « familles » en grande difficulté. Or cette aide là constitue trop souvent un gouffre sans fond… Sans la supprimer, il faudrait aussi aider à vivre les familles « normales », notamment celles de trois enfants et plus qui jouent un rôle essentiel dans le maintien de la démographie. Or, sans parler de l’amour et de l’énergie nécessaires, élever des enfants coûte cher et il est juste de compenser les dépenses d’éducation et le manque à gagner fréquent dû à l’absence d’un deuxième salaire par rapport au niveau de vie des ménages sans enfants.

       Au centre de ce débat figure, sous l’angle financier, la question du salaire maternel pour la femme au foyer (qui n’est qu’un légume, selon certains aimables propos des années 1981…)

      Mais, par-dessus tout, c’est de la vision générale de la famille qu’il s’agit, une vision qui dépend étroitement de la vision qu’on a de l’homme.
      Pour nous, à France-Valeurs, en tout cas, même si nous connaissons les aléas de toute existence humaine, la famille normale se constitue autour d’un couple uni par le mariage et acceptant d’avoir des enfants. C’est cette image là que nous continuerons à promouvoir.
Jean Delaunay
***
haut de la page
Retour