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Le billet de la semaine
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Hommage à Colette Boxer
09/04/2008
      Arrivant d’horizons différents mais partant des mêmes constatations, elle fondait la FIVA 1 en 1984 alors que je créais France-Valeurs. Nous avons vite senti que nous poursuivions le même but et nous avons uni nos efforts pour identifier et promouvoir ce que nous appelions les Valeurs humaines fondamentales, ces piliers qui permettent aux hommes et aux sociétés de tenir debout.

       A travers son élégance, sa distinction, la gentillesse de son accueil j’ai reconnu immédiatement en elle une grande dame. J’ai apprécié d’emblée son dynamisme communicatif, son esprit brillant, la hauteur de ses sentiments et son opiniâtreté pour faire aboutir ses projets. J’ai trouvé en elle une chrétienne convaincue et une vraie amie.

      Pendant plus de 20 ans, j’ai travaillé, avec joie, au sein de l’équipe qu’elle avait rassemblée pour rédiger ses livres d’éducation civique 2, puis d’éducation tout court, pour monter des colloques, notamment sur la violence à l’école, pour organiser le prix FIVA destiné à récompenser d’heureuses initiatives éducatives.
      J’ai constaté qu’elle avait beaucoup d’entregent, qu’elle savait animer une réunion, respectant les participants et les ramenant à l’essentiel.
      J’ai partagé son souci de réagir publiquement dans le domaine des idées chaque fois que la dignité humaine était menacée, notamment dans les médias.

      J’admirais à la fois son énergie vitale, son imagination pour concevoir des projets et sa volonté pour les faire aboutir. En la voyant parler aux autres et agir pour eux, j’ai mesuré la femme de cœur qu’elle était.
      Je la voyais en même temps soutenir à bout de bras son mari gravement atteint. Elle a été pour beaucoup dans son étonnante guérison et nous nous sommes réjouis de les voir reprendre, pour un temps, une vie normale après des mois de cauchemar.

      Malheureusement, elle a tellement donné d’elle-même, à cette époque, tout en cherchant à garder pour elle ses soucis, qu’elle a fourni un terrain propice à sa propre maladie. Cette maladie, elle l’a combattue, pendant des années, avec la même énergie qu’elle déployait ailleurs.

      La mort de son époux a contribué à accélérer le processus mais, là encore, touchée en ce qu’elle avait de plus cher, elle a fait face avec un étonnante dignité.

       Ancien chef militaire, je crois savoir reconnaître chez un être les vertus qui distinguent les personnes qui font du bien au monde… et les autres.
       Colette était du 1° type. Avec discrétion, elle a fait partie des Françaises qui font grand honneur à notre pays. Elle l’a bien servi. C’est un honneur pour moi d’avoir travaillé avec cette grande dame dont la mort m’attriste beaucoup.

      Femme de caractère, femme de cœur, femme de foi, elle est de ceux, très rares, qui, au moment où ils quittent le monde, font penser à la parole de Saint Paul :
       « Je me suis bien battu. Je suis allé jusqu’au bout de ma course. J’ai été fidèle. »

      Nous garderons sa mémoire et son exemple.

***
Général Jean Delaunay (CR) , ancien vice président de la FIVA
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1 Fédération Internationale pour la défense des Valeurs Humaines Fondamentales
2 « Les parents de Julie ou l’éducation par le bon sens »
« Les grands parents de Julie ou la famille dans le bon sens »
Livres disponibles à France-Valeurs
« Citoyen en herbe », « Citoyen en graine », « Citoyen en marche »

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