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Le billet de la semaine
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A propos d’une gifle à l’école …
13/02/2008
       Hier dans ma rue, un jeune papa accompagnait à pied ses 3 enfants roulant sur le trottoir en vélo ou tricycle. Le feu étant au rouge, le groupe s’est arrêté mais le plus jeune a cherché à s’engager sur la chaussée. Son père l’a bloqué de justesse et, horreur ! , lui a administré une bonne tape sur les fesses. J’appelle cela de la saine éducation et je ne l’ai pas dénoncé...

       Dans le même temps, un professeur qui a giflé un élève de 6° qui l’a insulté était mis en examen après avoir passé plusieurs heures dans une cellule de garde à vue…

      Faute de connaître les circonstances exactes de cet incident, j’arrête là le commentaire de ce cas particulier mais je me permets d’exprimer un point de vue général en rapport avec l’article sur le Respect paru dans notre dernière lettre.

       A force de laxisme éducatif, à l’école et à la maison, certains enfants se croient tout permis. Ils répondent insolemment aux parents, injurient les professeurs, profèrent des menaces à leur égard et les agressent même physiquement.

      A cet égard, je veux rapporter le témoignage d’une jeune femme professeur de chinois dans une école que je connais bien. Elle m’a dit sa surprise de découvrir l’attitude inconvenante, selon elle, des élèves français par rapport à ce qu’elle a connu dans son pays. Ici, dit-elle, les enfants ne se lèvent pas quand j’arrive. Ils continuent à discuter entre eux. Ils font du bruit, bavardent ou se déplacent pendant le cours. Rien de tout cela, dit-elle, en Asie où la fonction professorale reste sacrée…

      Cette affaire récente de gifle à l’école est sans doute moins simple qu’il n’y paraît et le prof a peut être perdu son sang froid. Il n’empêche, qu’à partir de ce cas particulier, il n’est que temps de promouvoir un code de bonne conduite à l’école et dans la famille, basé sur le respect des professeurs et des parents.

      Se pose dès lors le problème de la sanction. Je ne crois pas qu’il faille tolérer les châtiments corporels en milieu scolaire et je ne suis pas un «bourreau d’enfant ». Je crois cependant, qu’à la maison, la fessée, légère et donnée à bon escient, reste, pour les jeunes enfants, un moyen de punir les désobéissances et autres incartades.

      En revanche, le problème est plus compliqué s’agissant de jeunes brutes ( garçons et maintenant filles ) qui n’ont que l’injure à la bouche et qui cognent volontiers, au besoin avec une batte, et parfois sur leur professeur. Sur ceux-là, les sanctions administratives n’ont que peu d’effet et il est impossible, dans le climat actuel, de les passer aux verges comme ils le mériteraient. Il me semble que c’est dans le domaine des travaux d’intérêt général que se trouve un élément de solution, à condition que ces travaux soient réellement accomplis et contrôlés avec l’encadrement correspondant. Mais, à l’adolescence, il est souvent trop tard. C’est à la maternelle que l’enfant doit apprendre le respect…

      J’espère que c’est sur cette évidence que débouchera le jugement de ce professeur, avec la nécessité d’une alliance resserrée entre parents, enseignants, juges et policiers sous le signe du respect.
Jean Delaunay

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