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Manifestations anti-CPE : le témoignage d'une étudiante
22/03/2006

     Étudiante en master de Droit des affaires à Paris X-Nanterre, je suis révoltée par le blocus des Universités imposé par la force et la violence.

     Il faut rétablir la vérité :
1/ La majorité des étudiants est contre ce blocus, même si , sous les menaces et les intimidations, peu d'entre nous osent prendre la parole .
2/ Les manifestants emploient en toute impunité médiatique des moyens totalement anti-démocratiques pour parvenir à leurs fins.

     Les assemblées générales qui ont été diffusées à la télévision ne sont que mascarades : une première AG donnant le non au blocus majoritaire, une seconde AG était organisée le lendemain par une minorité de manifestants pour revoter, sans respecter la décision des étudiants.

     L'AG du 9 mars, réunissant le plus grand nombre d'étudiants, a constitué un véritable scandale : alors que nous étions majoritairement contre le blocus, on nous a imposé trois heures de faux débats (temps de parole inégal et injustement répartis). On nous a infligé une véritable propagande anti-gouvernementale bien loin du problème du CPE. Aberrations et inepties se sont succédé au micro : le CPE faciliterait le licenciement des femmes enceintes !... Le CPE permettrait de licencier quelqu'un pour une tenue vestimentaire non conforme en dehors des horaires de travail... Et la plupart des étudiants (non juristes) avalent cela !

     Faut-il évoquer la sécurité ? Des individus masqués par des foulards circulent sans cacher leur agressivité. Quand vient le vote, à main levée, des syndicalistes inconnus des bancs de la Fac mêlent leurs voix aux étudiants. Nous étions 2000 : 750 ont voté pour le blocus qui fut déclaré adopté !

     Mais le plus grave, ce sont les intimidations et la violence des militants anti-CPE, dont les médias ne parlent pas. Les 9 et 10 mars, lorsque des étudiants ont voulu entrer dans leurs Facultés, des bagarres ont éclaté à coups de barres de fer, une jeune fille a été poussée dans les escaliers par des représentants de l'Unef et a été sérieusement blessée. Pour renverser le rapport de force et empêcher les étudiants de vouloir travailler, les manifestants minoritaires ont fait appel à des lycéens de Nanterre, mobilisés en masse pour narguer les étudiants empêchés de travailler. Qui en parle ? Qui se scandalise ? Le droit de grève a tous les droits.

     Vous partagez cette indignation ?

     Faites circuler ce témoignage, pour soutenir les étudiants majoritaires qui veulent travailler ; ils sont pris en otage par des contestataires manipulés.
Sophie

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